A 09 (GOUFFRE)
· LE PORT · ARIEGE (09)
Description
Caractéristiques
- Altitude
- 0 m
- Longueur
- 0 m
- Profondeur
- 0 m
- Remontée
- 0 m
- Massif
- ETANG DE LHERZ
- Bassin
- Région
- Pays
- FR
- Latitude
- 42.803605
- Longitude
- 1.364661
- Siphon
- Non
- Opérateur
- MOUNEYRAT PASCAL
- Maj
- 2026-08-17
- GrottoCenter
- 7529
Description GrottoCenter
Entrée : Georges - Entrée historique (Gouffre) [A01] [A1]
Cavité : Georges (réseau du gouffre)
Commune : Le Port
Département : Ariège
Pays : FR
Distance : 31.7 m
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AUTEUR FICHE
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Nathan
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AUTEUR CAVITé
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Frédéric Urien
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LONGUEUR
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3490
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PROFONDEUR
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724
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DISTANCE GPS
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31.7 m
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DESCRIPTION
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Acces / localisation
Cette entrée est à affecter au réseau du gouffre Georges (https://grottocenter.org/ui/caves/75379)
Mais un bug empêche actuellement (juillet 2024) ce rattachement.
Description
Présentation générale : Spéléométrie et entrées
Le réseau du gouffre Georges (ou gouffre du Mont Béas) est le second gouffre d'Ariège par sa profondeur (- 720 m) pour une longueur de plus de 3 500 mètres.
Il se situe a proximité de l'étang de Lers, sur la commune de Le Port, dans les Pyrénées centrales.
Il comporte sept entrées : A0, A5, A3, gouffre Georges (entrée historique ex A1), A9, gouffre des Feuilles Mortes et Le Tube). En 2024, un bug empêche de rattacher informatiquement toutes ces entrées au présent réseau.
Hydrogéologie
Les eaux du réseau ressortent à la source des Neuf Fontaines située un kilomètre au nord-ouest d'Aulus-les-Bains à l'altitude de 720 mètres.
Historique
L'abbé André Glory trouve l'entrée A5 (altitude 1 624 m) en 1946 et explore jusqu'à -40 m.
Le gouffre Georges ou A1 (qui deviendra l'entrée historique du réseau), à l'altitude 1 585 mètres, est redécouvert en 1967 par J.P Claria et G. Prince de la Cordée spéléologique du Languedoc. La profondeur de - 420 m est atteinte.
Le 1er août 1968, la cote -726 m, ramenée depuis à -686 m, est atteinte sur un siphon.
Le gouffre des Feuilles Mortes est reconnu pour la première fois en 1960 par la Cordée spéléologique du Languedoc jusqu'à -90 m.
D’autres spéléologues poursuivent l’exploration qui sera terminée par un stage instructeur en 1983.
Une imposante « salle de la famine » s'y trouve, ainsi appelée car les personnes qui l’ont découverte en 1968 y sont restées bloquées, par une crue, durant cinq jours.
Un des accès qui permet facilement de visiter les galeries terminales a été ouvert en 1986 après des escalades, à partir du gouffre des Feuilles Mortes. Il se nomme "Le Tube" car les quatre premiers mètres de descente se font dans un tube d'un mètre de diamètre.
L'appellation "gouffre Georges" a été choisie en l’honneur de Georges Gramont (1900-1986), président de la Société spéléologique du Plantaurel, qu'il a cofondé en 1947.
Le gouffre est voisin du réseau souterrain, appelé "réseau de La Pique", également très profond (-621 m) et objet de plus de 130 explorations de 2002 à 2011. Ces deux réseaux sont probablement en relation hydrologique.
Source et bibliographie :
* Article "Gouffre Georges" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouffre_Georges
* S.C.H.S, « Gouffre Georges Entrée du Tube, jusqu’au siphon terminal », Spéléoc, no 106, 2005, p. 9-11 (lire en ligne [archive], consulté le 3 avril 2018).
* Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », Spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155, 2019, p. 5-13
Historique
Court extrait (auteurs : voir source indiquée en bas de cette rubrique).
"Cette entrée historique du futur réseau du gouffre Gorges a été découvert en 1967 par Jean-Pierre Claria et Guy Prince pendant le camp
d’été de la Cordée spéléologique du Languedoc (CSDL) .
Au départ, c’est un trou souffleur, repéré "A1", situé sur le flanc est du mont Béas à 310 mètres au-dessus du niveau de l’étang mais
la profondeur de -430 m atteinte pendant le camp de 1967 laisse à l’équipe l’espoir d’atteindre le réseau actif recoupant les pertes de l’étang, objectif poursuivi depuis plusieurs années par la CSDL.
Le trou souffleur est rapidement baptisé "gouffre Georges", en l’honneur de Georges Gramont, âgé de 64 ans, doyen de l’équipe et président de la Société spéléologique du Plantaurel (SSP).
La pointe qui va aller jusqu’à –726 m et qui fait un temps du Georges le quatrième gouffre de France et le sixième du monde est constituée de dix spéléologues sous la responsabilité de Christian Rey (1940-2001).
Un trio de topographes et de géologues fait partie du groupe et laisse à la fin de l’expédition une topographie précise du gouffre et une somme d’informations géologiques sur la morphologie du gouffre et la localisation des contacts lherzolite et calcaire.
Le reste des spéléologuesa ssure l’intendance en surface, le transport des kit-bags (32 rien que pour le matériel) et le soutien aux
relais.
Le siphon terminal est atteint le vendredi 2 août 1968 vers une heure du matin : « cris de joie, grandes tapes dans le dos, photographies souvenirs, cigarettes, léger cassecroûte et… chapelet de sucettes »" mis au fond du kit par l’intendance, se souvient Michel Soula.
Mais la fête sera de courte durée car, 700 mètres plus haut, la pluie tombe sans interruption depuis quelques heures et l’équipe va croiser une belle crue.
À trois heures, Christian Rey et Jacques Chavanon ont déjà remonté le P25 ; Jean-Maurice Roche discute tranquillement avec Michel Soula et Michel Moulis en attendant de monter quand « soudain un grondement sourd, comme si nous étions dans un tunnel alors qu’un train nous arriverait dessus à plus de cent kilomètres heures… la crue ! »
D’euphorique, l’ambiance sans la moindre transition devient dramatique mais l’équipe s’en sortira et atteindra le bivouac 2 pour se mettre à l’abri.
« En tout, nous sommes restés 132 heures (cinq jours et demi) sous terre lors de cette première » réalise encore Michel Soula en 2018."
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STRATIGRAPHIE
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Q35758
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BIBLIOGRAPHIE
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Source :
* Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », Spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155, 2019, p. 5-13
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HYDROGéOLOGIE
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Présentation générale : Spéléométrie et entrées
Le réseau du gouffre Georges (ou gouffre du Mont Béas) est le second gouffre d'Ariège par sa profondeur (- 720 m) pour une longueur de plus de 3 500 mètres.
Il se situe a proximité de l'étang de Lers, sur la commune de Le Port, dans les Pyrénées centrales.
Il comporte sept entrées : A0, A5, A3, gouffre Georges (entrée historique ex A1), A9, gouffre des Feuilles Mortes et Le Tube). En 2024, un bug empêche de rattacher informatiquement toutes ces entrées au présent réseau.
Hydrogéologie
Les eaux du réseau ressortent à la source des Neuf Fontaines située un kilomètre au nord-ouest d'Aulus-les-Bains à l'altitude de 720 mètres.
Historique
L'abbé André Glory trouve l'entrée A5 (altitude 1 624 m) en 1946 et explore jusqu'à -40 m.
Le gouffre Georges ou A1 (qui deviendra l'entrée historique du réseau), à l'altitude 1 585 mètres, est redécouvert en 1967 par J.P Claria et G. Prince de la Cordée spéléologique du Languedoc. La profondeur de - 420 m est atteinte.
Le 1er août 1968, la cote -726 m, ramenée depuis à -686 m, est atteinte sur un siphon.
Le gouffre des Feuilles Mortes est reconnu pour la première fois en 1960 par la Cordée spéléologique du Languedoc jusqu'à -90 m.
D’autres spéléologues poursuivent l’exploration qui sera terminée par un stage instructeur en 1983.
Une imposante « salle de la famine » s'y trouve, ainsi appelée car les personnes qui l’ont découverte en 1968 y sont restées bloquées, par une crue, durant cinq jours.
Un des accès qui permet facilement de visiter les galeries terminales a été ouvert en 1986 après des escalades, à partir du gouffre des Feuilles Mortes. Il se nomme "Le Tube" car les quatre premiers mètres de descente se font dans un tube d'un mètre de diamètre.
L'appellation "gouffre Georges" a été choisie en l’honneur de Georges Gramont (1900-1986), président de la Société spéléologique du Plantaurel, qu'il a cofondé en 1947.
Le gouffre est voisin du réseau souterrain, appelé "réseau de La Pique", également très profond (-621 m) et objet de plus de 130 explorations de 2002 à 2011. Ces deux réseaux sont probablement en relation hydrologique.
Source et bibliographie :
* Article "Gouffre Georges" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouffre_Georges
* S.C.H.S, « Gouffre Georges Entrée du Tube, jusqu’au siphon terminal », Spéléoc, no 106, 2005, p. 9-11 (lire en ligne [archive], consulté le 3 avril 2018).
* Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », Spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155, 2019, p. 5-13
Court extrait (auteurs : voir source indiquée en bas de cette rubrique).
"Cette entrée historique du futur réseau du gouffre Gorges a été découvert en 1967 par Jean-Pierre Claria et Guy Prince pendant le camp
d’été de la Cordée spéléologique du Languedoc (CSDL) .
Au départ, c’est un trou souffleur, repéré "A1", situé sur le flanc est du mont Béas à 310 mètres au-dessus du niveau de l’étang mais
la profondeur de -430 m atteinte pendant le camp de 1967 laisse à l’équipe l’espoir d’atteindre le réseau actif recoupant les pertes de l’étang, objectif poursuivi depuis plusieurs années par la CSDL.
Le trou souffleur est rapidement baptisé "gouffre Georges", en l’honneur de Georges Gramont, âgé de 64 ans, doyen de l’équipe et président de la Société spéléologique du Plantaurel (SSP).
La pointe qui va aller jusqu’à –726 m et qui fait un temps du Georges le quatrième gouffre de France et le sixième du monde est constituée de dix spéléologues sous la responsabilité de Christian Rey (1940-2001).
Un trio de topographes et de géologues fait partie du groupe et laisse à la fin de l’expédition une topographie précise du gouffre et une somme d’informations géologiques sur la morphologie du gouffre et la localisation des contacts lherzolite et calcaire.
Le reste des spéléologuesa ssure l’intendance en surface, le transport des kit-bags (32 rien que pour le matériel) et le soutien aux
relais.
Le siphon terminal est atteint le vendredi 2 août 1968 vers une heure du matin : « cris de joie, grandes tapes dans le dos, photographies souvenirs, cigarettes, léger cassecroûte et… chapelet de sucettes »" mis au fond du kit par l’intendance, se souvient Michel Soula.
Mais la fête sera de courte durée car, 700 mètres plus haut, la pluie tombe sans interruption depuis quelques heures et l’équipe va croiser une belle crue.
À trois heures, Christian Rey et Jacques Chavanon ont déjà remonté le P25 ; Jean-Maurice Roche discute tranquillement avec Michel Soula et Michel Moulis en attendant de monter quand « soudain un grondement sourd, comme si nous étions dans un tunnel alors qu’un train nous arriverait dessus à plus de cent kilomètres heures… la crue ! »
D’euphorique, l’ambiance sans la moindre transition devient dramatique mais l’équipe s’en sortira et atteindra le bivouac 2 pour se mettre à l’abri.
« En tout, nous sommes restés 132 heures (cinq jours et demi) sous terre lors de cette première » réalise encore Michel Soula en 2018."