FEUILLES MORTES (GOUFFRE DES) A28
· LE PORT · ARIEGE (09)
Description
Caractéristiques
- Altitude
- 0 m
- Longueur
- 1997 m
- Profondeur
- 809 m
- Remontée
- 0 m
- Massif
- ETANG DE LHERZ
- Bassin
- Région
- Pays
- FR
- Latitude
- 42.804562
- Longitude
- 1.368439
- Siphon
- Non
- Opérateur
- MOUNEYRAT PASCAL
- Maj
- 2026-08-27
- GrottoCenter
- 251
Description GrottoCenter
Entrée : Feuilles Mortes (Gouffre des)
Cavité : Georges (réseau du gouffre)
Commune : Le Port
Département : Ariège
Pays : FR
Distance : 6.9 m
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AUTEUR FICHE
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Nathan
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AUTEUR CAVITé
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Frédéric Urien
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LONGUEUR
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3490
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PROFONDEUR
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724
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DISTANCE GPS
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6.9 m
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DESCRIPTION
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Acces / localisation
Accès depuis l'étang de l'Hers
Accéder à l’étang de l’Hers par Massat ou par Vicdessos et le Port de l’Hers.
De l’étang, prendre la route en direction d’Aulus-les-bains.
Exactement 1,5 kilomètre après la buvette de l’étang de l’Hers, se garer à gauche de la route (sur la droite de la route on repère à cet endroit une petite falaise de quelques mètres en lherzolite et, au-dessus, des veilles traces de bulldozer).
Une petite sente à droite remonte d’une cinquantaine de mètres jusqu'à une crête.
De suite après l’avoir franchie, prendre le long de la crête en montant suivant la ligne de plus grande pente sur la droite d’une petite clairière.
Au bout d’une cinquantaine de mètres, continuer à monter un raidillon d’une vingtaine de mètres légèrement sur la droite.
En haut de celui-ci part sur la droite la sente qui conduit au Tube (l'autre entrée de la cavité).
Ne pas la suivre mais continuer à monter sur cinquante mètres de dénivelé au creux du talweg dans le bois.
L’entrée est une petite grotte qui souffle bien, située en montant à une dizaine de mètres à gauche de l’axe du talweg.
Voir aussi :
* Ph. Benc, Réseau Georges : Gouffre des Feuilles Mortes jusqu'à la jonction avec Le Tube :
https://www.cds09.com/wp-content/uploads/2018/03/Topo-Georges.pdf
Description
Présentation générale : Spéléométrie et entrées
Le réseau du gouffre Georges (ou gouffre du Mont Béas) est le second gouffre d'Ariège par sa profondeur (- 720 m) pour une longueur de plus de 3 500 mètres.
Il se situe a proximité de l'étang de Lers, sur la commune de Le Port, dans les Pyrénées centrales.
Il comporte sept entrées : A0, A5, A3, gouffre Georges (entrée historique ex A1), A9, gouffre des Feuilles Mortes et Le Tube). En 2024, un bug empêche de rattacher informatiquement toutes ces entrées au présent réseau.
Hydrogéologie
Les eaux du réseau ressortent à la source des Neuf Fontaines située un kilomètre au nord-ouest d'Aulus-les-Bains à l'altitude de 720 mètres.
Historique
L'abbé André Glory trouve l'entrée A5 (altitude 1 624 m) en 1946 et explore jusqu'à -40 m.
Le gouffre Georges ou A1 (qui deviendra l'entrée historique du réseau), à l'altitude 1 585 mètres, est redécouvert en 1967 par J.P Claria et G. Prince de la Cordée spéléologique du Languedoc. La profondeur de - 420 m est atteinte.
Le 1er août 1968, la cote -726 m, ramenée depuis à -686 m, est atteinte sur un siphon.
Le gouffre des Feuilles Mortes est reconnu pour la première fois en 1960 par la Cordée spéléologique du Languedoc jusqu'à -90 m.
D’autres spéléologues poursuivent l’exploration qui sera terminée par un stage instructeur en 1983.
Une imposante « salle de la famine » s'y trouve, ainsi appelée car les personnes qui l’ont découverte en 1968 y sont restées bloquées, par une crue, durant cinq jours.
Un des accès qui permet facilement de visiter les galeries terminales a été ouvert en 1986 après des escalades, à partir du gouffre des Feuilles Mortes. Il se nomme "Le Tube" car les quatre premiers mètres de descente se font dans un tube d'un mètre de diamètre.
L'appellation "gouffre Georges" a été choisie en l’honneur de Georges Gramont (1900-1986), président de la Société spéléologique du Plantaurel, qu'il a cofondé en 1947.
Le gouffre est voisin du réseau souterrain, appelé "réseau de La Pique", également très profond (-621 m) et objet de plus de 130 explorations de 2002 à 2011. Ces deux réseaux sont probablement en relation hydrologique.
Source et bibliographie :
* Article "Gouffre Georges" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouffre_Georges
* S.C.H.S, « Gouffre Georges Entrée du Tube, jusqu’au siphon terminal », Spéléoc, no 106, 2005, p. 9-11 (lire en ligne [archive], consulté le 3 avril 2018).
* Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », Spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155, 2019, p. 5-13
Description
Description générale : Au bout de quelques mètres dans la grotte, on aboutit à un petit puits qui débouche en lucarne dans le P22 plus grand.
En bas de ce dernier, une pente d’éboulis mêlés à de l’humus conduit au toboggan de 32 m.
Pour équiper, ne pas descendre directement mais chercher la tête de puits derrière un gros blocs posé au milieu de la pente.
Au bout d’un trentaine de mètres dans le toboggan on prend pied sur une petite plate-forme sous laquelle le toboggan continue. Mais à cet endroit il vaut mieux prendre un puits de 7 mètres qui conduit à un court méandre et rattrape la base du toboggan pour éviter les pierres de l’éboulis de la base du P22.
Une grande main-courante permet d’accéder à la tête d’un puits de 12 mètres dans lequel il faut penduler à 6 mètres du fond sur une margelle bien visible.
Un court passage bas conduit à un P11 au pied duquel une corde en fixe dangereuse pend du plafond.
Prendre légèrement à gauche le passage bas terreux en suivant le courant d’air.
Il conduit à une grande salle dans laquelle il faut de suite monter à gauche un grand toboggan de 27 mètres équipé d’une vielle corde en fixe qu’il faut doubler.
L’escalade de ce toboggan n’est pas trop délicate mais vu sa hauteur on peut emmener une corde dynamique pour s’assurer.
En haut du toboggan on continue à monter quelques mètres et on redescend dans un petit méandre à droite où l’équipement des premiers mètres est facultatif.
On arrive alors à la tête du puits de 24 mètres à la base duquel un ressaut de 4 mètres peut se shunter par la désescalade facile d’un petit méandre à droite.
Suit le P33 à la base duquel un court méandre conduit à un petit puits de 4 mètres.
Le méandre se poursuit et l’on suit alors une petite rivière jusqu'à un ressaut et une vasque qui s’équipent en tyrolienne pour éviter de se mouiller.
Un autre petit ressaut directement derrière s’équipe, puis en quelques mètres on atteint le plafond de la galerie du Tube.
Pour rejoindre le haut de la cascade de 11 mètres, il faut encore équiper par la droite en suivant le contact avec le calcaire un grand toboggan de lherzolite où l’on fera attention aux chutes de pierres car la lherzolite est très délitée.
On peut alors remonter par le Tube si l’on a prééquipé les quelques obstacles qui permettent la sortie ou poursuivre jusqu'à la salle de la famine (voir fiche d’équipement du Tube).
Voir aussi :
* Ph. Benc, Réseau Georges : Gouffre des Feuilles Mortes jusqu'à la jonction avec Le Tube :
https://www.cds09.com/wp-content/uploads/2018/03/Topo-Georges.pdf
Historique
Première reconnaissance en 1960 par la Cordée Spéléo du Languedoc jusqu'à -90.
Des spéléos inconnus poursuivent l’exploration qui est finie par un stage instructeur en 1983.
Voir aussi :
* Ph. Benc, Réseau Georges : Gouffre des Feuilles Mortes jusqu'à la jonction avec Le Tube :
https://www.cds09.com/wp-content/uploads/2018/03/Topo-Georges.pdf
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STRATIGRAPHIE
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Q82480
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HYDROGéOLOGIE
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Présentation générale : Spéléométrie et entrées
Le réseau du gouffre Georges (ou gouffre du Mont Béas) est le second gouffre d'Ariège par sa profondeur (- 720 m) pour une longueur de plus de 3 500 mètres.
Il se situe a proximité de l'étang de Lers, sur la commune de Le Port, dans les Pyrénées centrales.
Il comporte sept entrées : A0, A5, A3, gouffre Georges (entrée historique ex A1), A9, gouffre des Feuilles Mortes et Le Tube). En 2024, un bug empêche de rattacher informatiquement toutes ces entrées au présent réseau.
Hydrogéologie
Les eaux du réseau ressortent à la source des Neuf Fontaines située un kilomètre au nord-ouest d'Aulus-les-Bains à l'altitude de 720 mètres.
Historique
L'abbé André Glory trouve l'entrée A5 (altitude 1 624 m) en 1946 et explore jusqu'à -40 m.
Le gouffre Georges ou A1 (qui deviendra l'entrée historique du réseau), à l'altitude 1 585 mètres, est redécouvert en 1967 par J.P Claria et G. Prince de la Cordée spéléologique du Languedoc. La profondeur de - 420 m est atteinte.
Le 1er août 1968, la cote -726 m, ramenée depuis à -686 m, est atteinte sur un siphon.
Le gouffre des Feuilles Mortes est reconnu pour la première fois en 1960 par la Cordée spéléologique du Languedoc jusqu'à -90 m.
D’autres spéléologues poursuivent l’exploration qui sera terminée par un stage instructeur en 1983.
Une imposante « salle de la famine » s'y trouve, ainsi appelée car les personnes qui l’ont découverte en 1968 y sont restées bloquées, par une crue, durant cinq jours.
Un des accès qui permet facilement de visiter les galeries terminales a été ouvert en 1986 après des escalades, à partir du gouffre des Feuilles Mortes. Il se nomme "Le Tube" car les quatre premiers mètres de descente se font dans un tube d'un mètre de diamètre.
L'appellation "gouffre Georges" a été choisie en l’honneur de Georges Gramont (1900-1986), président de la Société spéléologique du Plantaurel, qu'il a cofondé en 1947.
Le gouffre est voisin du réseau souterrain, appelé "réseau de La Pique", également très profond (-621 m) et objet de plus de 130 explorations de 2002 à 2011. Ces deux réseaux sont probablement en relation hydrologique.
Source et bibliographie :
* Article "Gouffre Georges" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouffre_Georges
* S.C.H.S, « Gouffre Georges Entrée du Tube, jusqu’au siphon terminal », Spéléoc, no 106, 2005, p. 9-11 (lire en ligne [archive], consulté le 3 avril 2018).
* Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », Spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155, 2019, p. 5-13