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TUBE (ACCES GOUFFRE GEORGES)

· LE PORT · ARIEGE (09)

Fiche mise à jour depuis GrottoCenter (entrée 11720).

Description

Pas de description.

Caractéristiques

Altitude
0 m
Longueur
1997 m
Profondeur
809 m
Remontée
0 m
Massif
ETANG DE LHERZ
Bassin
Région
Pays
FR
Latitude
42.805144
Longitude
1.369475
Siphon
Non
Opérateur
MOUNEYRAT PASCAL
Maj
2026-08-28
GrottoCenter
11720

Description GrottoCenter

Source : GrottoCenter API · entrée 11720

Entrée : Georges - Entrée artificielle du Tube (Gouffre) Cavité : Georges (réseau du gouffre) Commune : Le Port Département : Ariège Pays : FR Distance : 13.4 m ============================== AUTEUR FICHE ============================== Frédéric Urien ============================== AUTEUR CAVITé ============================== Frédéric Urien ============================== LONGUEUR ============================== 3490 ============================== PROFONDEUR ============================== 724 ============================== DISTANCE GPS ============================== 13.4 m ============================== DESCRIPTION ============================== Description Présentation générale : Spéléométrie et entrées Le réseau du gouffre Georges (ou gouffre du Mont Béas) est le second gouffre d'Ariège par sa profondeur (- 720 m) pour une longueur de plus de 3 500 mètres. Il se situe a proximité de l'étang de Lers, sur la commune de Le Port, dans les Pyrénées centrales. Il comporte sept entrées : A0, A5, A3, gouffre Georges (entrée historique ex A1), A9, gouffre des Feuilles Mortes et Le Tube). En 2024, un bug empêche de rattacher informatiquement toutes ces entrées au présent réseau. Hydrogéologie Les eaux du réseau ressortent à la source des Neuf Fontaines située un kilomètre au nord-ouest d'Aulus-les-Bains à l'altitude de 720 mètres. Historique L'abbé André Glory trouve l'entrée A5 (altitude 1 624 m) en 1946 et explore jusqu'à -40 m. Le gouffre Georges ou A1 (qui deviendra l'entrée historique du réseau), à l'altitude 1 585 mètres, est redécouvert en 1967 par J.P Claria et G. Prince de la Cordée spéléologique du Languedoc. La profondeur de - 420 m est atteinte. Le 1er août 1968, la cote -726 m, ramenée depuis à -686 m, est atteinte sur un siphon. Le gouffre des Feuilles Mortes est reconnu pour la première fois en 1960 par la Cordée spéléologique du Languedoc jusqu'à -90 m. D’autres spéléologues poursuivent l’exploration qui sera terminée par un stage instructeur en 1983. Une imposante « salle de la famine » s'y trouve, ainsi appelée car les personnes qui l’ont découverte en 1968 y sont restées bloquées, par une crue, durant cinq jours. Un des accès qui permet facilement de visiter les galeries terminales a été ouvert en 1986 après des escalades, à partir du gouffre des Feuilles Mortes. Il se nomme "Le Tube" car les quatre premiers mètres de descente se font dans un tube d'un mètre de diamètre. L'appellation "gouffre Georges" a été choisie en l’honneur de Georges Gramont (1900-1986), président de la Société spéléologique du Plantaurel, qu'il a cofondé en 1947. Le gouffre est voisin du réseau souterrain, appelé "réseau de La Pique", également très profond (-621 m) et objet de plus de 130 explorations de 2002 à 2011. Ces deux réseaux sont probablement en relation hydrologique. Source et bibliographie : * Article "Gouffre Georges" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouffre_Georges * S.C.H.S, « Gouffre Georges Entrée du Tube, jusqu’au siphon terminal », Spéléoc, no 106,‎ 2005, p. 9-11 (lire en ligne [archive], consulté le 3 avril 2018). * Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », Spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155,‎ 2019, p. 5-13 Historique Brève citation (auteurs : cf. source en bas de cette rubrique). "Dans le gouffre des Feuilles Mortes, à –200 m au niveau du puits de 11 mètres, une galerie en forte pente et de grande section parcourue par un ruisselet en direction de la surface fut remontée. Une escalade un peu exposée à cause de la lherzolite permit d’atteindre un palier. Là, le petit actif fut aussi remonté. Il se séparait en deux. Il s’écoulait d’une galerie annexe sans suite et d’une lucarne qui perçait à 5 mètres de hauteur le plafond surplombant le palier. En 1984, au prix d’une séance d’acrobatie, les spéléologues du SCHS atteignirent la lucarne et découvrirent un conduit remontant de faibles dimensions, parcouru par un léger courant d’air. Il guida la progression jusqu’à une salle où il se poursuivait dans un passage bas obstrué. Sa destination finale ne faisait aucun doute car la présence de blocs, de racines et de papillons indiquait une sortie proche. Les spéléologues réalisèrent que depuis ce point, l’accès à la salle de la Famine ne poserait aucune difficulté. Une désobstruction fut alors entreprise mais il fallut attendre 1986 après plusieurs tentatives de désobstruction infructueuses et un report topographique précis en surface, pour attaquer depuis l’extérieur et réaliser la jonction. Un tube prolongé de tôles ondulées fut mis en place pour sécuriser le passage particulièrement instable. L’entrée du Tube venait de naître, permettant ainsi d’accéder au niveau de la salle de la Famine dans le gouffre Georges rapidement et sans difficulté. La pression exercée par le terrain au fil des ans écrasa les tôles, rendant de plus en plus difficile le passage des spéléologues. En 1992, les tôles furent remplacées par un deuxième tube en acier d’un mètre de diamètre et, depuis, les quatre mètres de descente se font aisément et permettent un accès facile et sécurisé aux parties profondes du réseau. L’entrée au ras du sol est protégée de toute intrusion involontaire par une trappe non verrouillée." ============================== STRATIGRAPHIE ============================== Q35758 ============================== BIBLIOGRAPHIE ============================== Bibliography Source : * Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », Spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155,‎ 2019, p. 5-13 ============================== HYDROGéOLOGIE ============================== Présentation générale : Spéléométrie et entrées Le réseau du gouffre Georges (ou gouffre du Mont Béas) est le second gouffre d'Ariège par sa profondeur (- 720 m) pour une longueur de plus de 3 500 mètres. Il se situe a proximité de l'étang de Lers, sur la commune de Le Port, dans les Pyrénées centrales. Il comporte sept entrées : A0, A5, A3, gouffre Georges (entrée historique ex A1), A9, gouffre des Feuilles Mortes et Le Tube). En 2024, un bug empêche de rattacher informatiquement toutes ces entrées au présent réseau. Hydrogéologie Les eaux du réseau ressortent à la source des Neuf Fontaines située un kilomètre au nord-ouest d'Aulus-les-Bains à l'altitude de 720 mètres. Historique L'abbé André Glory trouve l'entrée A5 (altitude 1 624 m) en 1946 et explore jusqu'à -40 m. Le gouffre Georges ou A1 (qui deviendra l'entrée historique du réseau), à l'altitude 1 585 mètres, est redécouvert en 1967 par J.P Claria et G. Prince de la Cordée spéléologique du Languedoc. La profondeur de - 420 m est atteinte. Le 1er août 1968, la cote -726 m, ramenée depuis à -686 m, est atteinte sur un siphon. Le gouffre des Feuilles Mortes est reconnu pour la première fois en 1960 par la Cordée spéléologique du Languedoc jusqu'à -90 m. D’autres spéléologues poursuivent l’exploration qui sera terminée par un stage instructeur en 1983. Une imposante « salle de la famine » s'y trouve, ainsi appelée car les personnes qui l’ont découverte en 1968 y sont restées bloquées, par une crue, durant cinq jours. Un des accès qui permet facilement de visiter les galeries terminales a été ouvert en 1986 après des escalades, à partir du gouffre des Feuilles Mortes. Il se nomme "Le Tube" car les quatre premiers mètres de descente se font dans un tube d'un mètre de diamètre. L'appellation "gouffre Georges" a été choisie en l’honneur de Georges Gramont (1900-1986), président de la Société spéléologique du Plantaurel, qu'il a cofondé en 1947. Le gouffre est voisin du réseau souterrain, appelé "réseau de La Pique", également très profond (-621 m) et objet de plus de 130 explorations de 2002 à 2011. Ces deux réseaux sont probablement en relation hydrologique. Source et bibliographie : * Article "Gouffre Georges" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouffre_Georges * S.C.H.S, « Gouffre Georges Entrée du Tube, jusqu’au siphon terminal », Spéléoc, no 106,‎ 2005, p. 9-11 (lire en ligne [archive], consulté le 3 avril 2018). * Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », Spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155,‎ 2019, p. 5-13 Brève citation (auteurs : cf. source en bas de cette rubrique). "Dans le gouffre des Feuilles Mortes, à –200 m au niveau du puits de 11 mètres, une galerie en forte pente et de grande section parcourue par un ruisselet en direction de la surface fut remontée. Une escalade un peu exposée à cause de la lherzolite permit d’atteindre un palier. Là, le petit actif fut aussi remonté. Il se séparait en deux. Il s’écoulait d’une galerie annexe sans suite et d’une lucarne qui perçait à 5 mètres de hauteur le plafond surplombant le palier. En 1984, au prix d’une séance d’acrobatie, les spéléologues du SCHS atteignirent la lucarne et découvrirent un conduit remontant de faibles dimensions, parcouru par un léger courant d’air. Il guida la progression jusqu’à une salle où il se poursuivait dans un passage bas obstrué. Sa destination finale ne faisait aucun doute car la présence de blocs, de racines et de papillons indiquait une sortie proche. Les spéléologues réalisèrent que depuis ce point, l’accès à la salle de la Famine ne poserait aucune difficulté. Une désobstruction fut alors entreprise mais il fallut attendre 1986 après plusieurs tentatives de désobstruction infructueuses et un report topographique précis en surface, pour attaquer depuis l’extérieur et réaliser la jonction. Un tube prolongé de tôles ondulées fut mis en place pour sécuriser le passage particulièrement instable. L’entrée du Tube venait de naître, permettant ainsi d’accéder au niveau de la salle de la Famine dans le gouffre Georges rapidement et sans difficulté. La pression exercée par le terrain au fil des ans écrasa les tôles, rendant de plus en plus difficile le passage des spéléologues. En 1992, les tôles furent remplacées par un deuxième tube en acier d’un mètre de diamètre et, depuis, les quatre mètres de descente se font aisément et permettent un accès facile et sécurisé aux parties profondes du réseau. L’entrée au ras du sol est protégée de toute intrusion involontaire par une trappe non verrouillée."