CECILE (AVEN)
GOUFFRE · ARBAS · HAUTE GARONNE (31)
Description
Caractéristiques
- Altitude
- 124 m
- Longueur
- 0 m
- Profondeur
- 132 m
- Remontée
- 0 m
- Massif
- Bassin
- Région
- Pays
- FR
- Latitude
- 42.96687
- Longitude
- 0.87311
- Siphon
- Non
- Opérateur
- MOUNEYRAT PASCAL
- Maj
- 2026-08-26
- GrottoCenter
- 35104
Description GrottoCenter
Entrée : Cécile (Aven)
Cavité : Félix Trombe / Henne Morte (réseau)
Commune : Herran
Département : Haute-Garonne
Pays : FR
Distance : 0.4 m
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AUTEUR FICHE
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Cds 11
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AUTEUR CAVITé
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Xavier Robert
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LONGUEUR
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127644
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PROFONDEUR
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1001
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DISTANCE GPS
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0.4 m
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EQUIPEMENT
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Équipement en 2013
R 4 | corde ? | 2 Spits à -4
P 20 | corde 50m | 1 Spit + 1 dév. à -5 - 1 Spit 1 dév. à 3m du palier
P 20 | corde ? | 2 Spits 1 Spit 1 dév. à -10 ou nat.
E 5 | corde ? | 2 Spits
P 30 | corde 40 m | 2 nat. + 2 Spits lucarne 2 Spits à - 10
R 8 | corde ? | 2 Spits à -4 à gauche
P 20 | corde 40 m | 2 Spits derrière la lucarne 1 Spit à – 6
E 8 | corde corde en place | 2 spits
P 15 | corde 35 m | 4 Spits Départ de puits
P 10 | 2 Spits sous le palier
P 13 | corde 20 m | 2 Spits départ MC 2 Spits en plafond départ de puits | 1 Spit 1 dév. à mi-chemin : penduler.
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DESCRIPTION
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Acces / localisation
Accès et situation
Du village de Labaderque, emprunter la route qui monte le long du monument aux morts jusqu'à son terminus appelé Fontaine de l'Ours.
130 mètres avant le parking, un sentier descend à droite (azimut 240°), traverser un ruisseau et une clôture de barbelés que l'on longera après l'avoir franchie et refermée.
60 mètres après avoir quitté la clôture, dans la première clairière rencontrée, laisser la sente de droite qui mène au gouffre Pierre et suivre le sentier qui monte, sur une cinquantaine de mètres jusqu'à ce qu'il oblique vers la droite.
Rejoindre alors le ruisseau sur la gauche, le remonter sur une dizaine de mètres ; le Cécile s'ouvre sur la droite.
Description
Situation : Le réseau Félix Trombe - Henne Morte, ou Coume Ouarnède, se situe dans le massif d’Arbas.
À la limite des départements de la Haute-Garonne et de l’Ariège, ce massif constitue le premier relief important des Pyrénées centrales, à 100 km au sud de Toulouse.
Promontoire avancé il domine le piémont pyrénéen.
Une longue ligne de crête, vers 1400 m d’altitude, le caractérise.
Exposé au nord et aux influences atlantiques, il bénéfice toute l’année d’un climat montagnard frais.
Le massif résulte d’une structure complexe de calcaires et dolomies jurassico-crétacés, reposant sur un soubassement de marnes du Lias.
Au Sud, le massif est délimité par une longue ligne de crêtes, frontière entre l’Ariège et la Haute-Garonne.
D’un côté, la vallée de la Bouigane qui arrose les villages ariégeois de Saint-Lary, Orgibet… de l’autre côté c’est la vallée de l’Arbas.
Cette ligne commence au col de la Croix de Guéret (alt. 1217 m), longe les différents sommets de Cornudère, franchit le col des Hérétchés, ou col de la Coume (alti. 1432 m), passe par le Tuc de la Casse et aboutit au sommet du Pic de Paloumère à 1608 m.
A l’Ouest, la limite est marquée par les crêtes du Plan de Liet allant du col des Hérétchés au col de Hougas (alt. 1358 m).
Ce col partage la vallée du Rossignol et la vallée de planque, où sort les eaux de la Henne Morte.
Au Nord du massif, la vallée de Planque, orienté sud-est, aboutit au village d’Arbas (alt. 407 m).
A l’Est, le ruisseau du Surgeint, qui prend sa source sous le cols de la Croix de Guéret et coule en direction d’Arbas, marque la limite du massif.
Sources :
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/
* Sylvestre Clément, "Le réseau Félix Trombe - Henne Morte", in Spelunca n°166, 2022, pages 62-67 : https://spelunca.ffspeleo.fr/202207_Spelunca_166.pdf
Description
Nommage du réseau : Au fil du temps, plusieurs appellations ont été utilisées pour nommer ce réseau :
Massif d’Arbas :
Du nom de la forêt du village principal de la vallée, mais seulement 10% du réseau est sur la commune d’Arbas le reste étant sur la commune de Herran – La Baderque.
Coume Ouarnède (Coume Hiournède) :
C’est l’appellation la plus connue mais la moins précise car restrictive : une coume est un vallon, il y a en effet plusieurs vallons sur ce massif.
De grandes cavités ne s’ouvrent pas dans la Coume Ouarnède : grotte de Pène Blanque, gouffre du Pont de Gerbaut, gouffre de la Henne Morte, grotte du Gran Bourusse…
Réseau Félix Trombe / Henne-Morte (ou système) :
Dénomination considérée comme la plus exacte par le collectif qui travaille sur ce réseau.
Ce double nom est justifié car pendant longtemps il y a eu deux systèmes bien indépendants avec deux résurgences distinctes.
Sources :
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
Description
Faune et flore : La forêt d’Arbas recèle une faune et une flore denses et riches :
Oiseaux :
Grand corbeau, chocard à bec jaune, pic noir, buse, coq de bruyère, palombe, choucas, milan royal, vautour fauve…
Mammifères :
Isard, lièvre, cerf, biche,sanglier, chevreuil…
Amphibiens :
Salamandre…
Flore :
Myrtillier, framboisier, fraise sauvage, multitude de champignons, jonquille, grassette, gentiane jaune, carline à tige courte, muguet sauvage, cirse lancéolé, gentiane printanière, colchique…
Arbres :
Sapin, hêtre, frêne, bouleau, noisetier, If…
En été, les pâturages sont occupés par des moutons, vaches et chevaux.
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/
Description
Historique : Les premières explorations débutent en 1873.
Une équipe de naturalistes arpente le massif et réalisent une étude assez intéressante sur les cavités mais aussi sur la faune, la flore, la géologie et la paléontologie.
La deuxième visite du massif est due à EA Martel en 1908.
En une semaine il explorera une dizaine de cavités : grotte de Pène Blanque, grotte du Goueil di Her, gouffre du Pont de Gerbaut (Pount dech Erbaou), le poudac Gran, la Hount deras Hechos, ….
Jeannel et Racovitza, en 1912, visitent la grotte du Goueil di Her où ils réalisent des travaux sur les cavernicoles.
1924, Norbert Casteret et ses amis explorent le poudac Gran et découvrent de vastes prolongements.
De 1931 à 1947, c’est le début des grandes expéditions du Spéléo-Club de Paris au gouffre de la Henne Morte, qui en font le plus profond de France (-447 m) :
En 1931, Robert de Joly en campagne dans les Pyrénées, s’arrête quelques jours pour explorer quelques cavités en compagnie de Norbert Casteret : grotte du Goueil di Her et surtout le gouffre du Pont de Gerbaut où ils atteignent le fond.
Cette même année une équipe composée notamment de Félix Trombe, Pierre Chevalier s’intéresse à la partie supérieure du massif. Ils explorent la grotte de Coume Nère, le gouffre du Plantillet, le puits de la Râpe… Ils poursuivront leurs recherches les années suivantes.
Pendant cette période, Bertrand Caubère d’Arbas prospecte la partie inférieure du massif et dresse le premier inventaire des cavités de la forêt d’Arbas.
C’est à partir de 1940 que les explorations spéléologiques de grandes envergures commencent. Marcel Loubens et Josette Ségoufin s’attaquent au gouffre de la Henne Morte. Rapidement Norbert Casteret accompagnés de spéléos commingeois se joint à eux, c’est pendant la guerre que l’exploration de la Henne Morte se réalisera. Face aux difficultés de la cavités, Casteret fait appel au SC de Paris, dirigé par Trombe pour explorer cette cavité. En 1947 s’organise une des premières grandes expéditions spéléo française. Le fond est atteint (-447 m). Victoire. Le record de France battu.
Les Parisiens prennent goût au massif et reviennent en 1952 pour reprendre l’exploration de la grotte de Pène Blanque. Ils vont réaliser pendant 5 ans beaucoup de découverte, plusieurs kilomètres de galeries et surtout la découverte des puits Arrosés qui permettent de découvrir une importante rivière souterraine. Leur investigation prendra un coup d’arrêt en 1957 par la mort du Docteur Dufour dans le siphon du Goueil di Her.
Sur une proposition de Norbert Casteret, la 2ème d’Aix (scout) et le GS Provence débarquent à la Coume en 1956. Pendant 12 ans, cette équipe s’installera un mois en été. Elle découvrira et explorera pratiquement toutes les rivières du massif et dessinera l’ossature principale du réseau Felix Trombe. En effet ils vont explorer : le gouffre Pierre, le gouffre Raymonde, le trou du Vent, le gouffre Robert Vincent… Fin des années 60, l’EMP d’Aix viendra épauler cette équipe. C’est dans cette même période que les locaux commencent à s’intéresser sérieusement à la Coume. Jacques Jolfre, René Laffranque… vont eux aussi faire de superbes explorations : trou Mile, gouffre du Pont de Gerbaut, Buhade dech Gandil…
Jusqu’aux années 1970, Commingeois, Provençaux et Parisiens relient progressivement les principaux gouffres et le réseau de Pène Blanque, qui devient le plus grand de France.
A partir de 1970, changement d’époque, de matériel et de spéléo.
La 2ème Aix et l’EMP abandonnent la Coume et c’est le GSPy et le SCC qui s’installent petit à petit à la Coume.
Les explorations vont maintenant se faire tous les week-ends. Pendant 10 ans les jonctions se multiplient.
1978 restera une année importante car les deux grands réseaux que sont la Henne Morte et le Trombe sont reliés, 51 km. Record de France.
Plusieurs clubs interviennent dans cette période faste en découverte : GSPy, SCC, GSP, GSA…
Les années 80 font suite, avec là aussi de grandes découvertes surtout dans la grotte de Pène Blanque et dans la grotte du Gran Bourusse.
De 1990 à nos jours, les explorations se poursuivent avec régulièrement de nouvelle jonction. Le GSPy ne participe plus aux explorations.
Le SCC est toujours présent.
Quelques clubs font leur apparition à la Coume pendant quelques années puis changement de massif.
Les dernières explorations sont toujours réalisées par le SCC : gouffre du Serendipity, gouffre de l’Apocalypse, gouffre du Caractère, gouffre du Bambi et le SCC95 (2022).
La poursuite des explorations jusqu’à nos jours a permis de topographier plus de 112 km, pour une profondeur de 1020 m, avec plus de 50 entrées.
Le réseau est constitué de conduits généralement spacieux, avec puits, étages fossiles (Pont de Gerbaut, Larrégola, Pène Blanque, Gran Bourusse) et rivières souterraines.
Sources :
* Edouard-Alfred Martel, "Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908", page 15 (page 18 dans le fichier du scan) :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/11/rapport-Martel-1908.pdf
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Historique" : https://coume-ouarnede.fr/historique/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
Description
Description globale du réseau : A l'origine, il s'agit d'un réseau unique.
Il est actuellement drainé par deux systèmes hydrologiques principaux, avec deux exutoires distincts.
1 - Le système de la "Henne Morte" correspond à la partie occidentale du massif.
Son bassin d’alimentation est d’environ 1 km2, avec des débits extrêmes compris entre 30 litres / seconde et 1 mètre cube / seconde.
La rivière draine principalement les eaux du gouffre de la Henne Morte et du Sarrat dech Méné.
Cet ensemble de 600 mètres de dénivellation est drainé par la hount deras Hechos (alt. 758 m).
Cette source s’ouvre dans les brèches dolomitiques kimméridgiennes de la vallée de lanque.
En crue, les eaux jaillissent par le trop-plein de la grotte de la Hount.
2 - Le système "Félix Trombe", le plus développé, draine la partie orientale du massif vers le goueil di Her.
Le bassin versant est d’environ 6 km2? Plus vaste que celui de la Henne Morte, il fournit des débits extrêmes compris entre 30 litres par seconde et 3 à 4 mètres cubes par seconde.
Plusieurs griffons (les Yeux, Bernantas) jaillissent en rive gauche du ruisseau de l’Escalette vers 450 mètres d’altitude, dans les brèches kimméridgiennes.
Plus en amont, le goueil di Her fonctionne en trop-plein lors des crues.
Tout l’aval du réseau est alors noyé.
Sources :
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
Description
Références bibliographiques : * Maurice DUCHÊNE, Paul-André DRILLAT, Préface de Gérard PROPOS
Annexe archéologique de Georges JAUZION, Annexe scientifique de Claude BOU,
Bibliogrephie de Claude CHABERT, édité par le Groupe Spéléologique des Pyrénées (GSP), Toulouse, 1982, "LA COUMO D'HYOUERNEDO - Réseau Félix Trombe - Henne Morte - Massif d'Arbas ", Tome I ; in Mémoires du Spéléo-Club de Paris, n°14 :
http://sc-epia.com/telechargements/1982%20-%20Coume%20Hyouernedo-Tome%20I%20-%20complet.pdf
* Marc GALY, Stéphane BOYER, Maurice DUCHÊNE ; Journées Félix Trombe - Tome II ; "LA COUMO D'HYOUERNEDO - Réseau Félix Trombe - Henne Morte - Massif d'Arbas (Haute-Garonne)" ; Tome II ; 1988 ; in Mémoires du Spéléo-Club de Paris, n°14 :
http://sc-epia.com/telechargements/1988%20-%20C%20H%20-%20Tome%20II%20-%20complet.pdf
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" : https://coume-ouarnede.fr/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
Description
Le réseau en 2025 : Il y a deux systèmes principaux :
1 - Système Henne Morte : gouffre du Sarrat dech Méné, gouffre de l’Amazonie, gouffre Odon, gouffre de l’Apocalypse, grotte des Commingeois… avec pour résurgence principale la Hount deras Hechos.
2 - Système Félix Trombe : gouffre des Hérétiques, gouffre Raymonde, gouffre Pierre, gouffre Jean-Denis, gouffre du Caratère, qui se situent dans la Coume Ouarnède proprement dit, à cela il faut ajouter le gouffre du Pont de Gerbaut, le grotte de Pène Blanque, la grotte Louis, la grotte Gran Bouruss… Le Goueil di Her et ses griffons en constituent la sortie des eaux.
Ces deux systèmes sont reliés par une seule galerie fossile, le réseau Larrégola.
Beaucoup de cavités restent à rejoindre le réseau :
puits du Balcon, gouffre du Schisme, la Buhade dech Gandil, puits des Fuxéens, le puits de la Clochette…
La Faille Géniale est la cavité la plus importante non reliée, elle pourrait se raccorder sur l’ensemble Pène Blanque / Bourusse/Goueil.
Données au 1 mai 2025 :
réseau Félix Trombe – Henne Morte ; profondeur -1001 m, développement 126 343 m et 61 entrées.
Développement total réseau Trombe + cavités non raccordées : 148 351 m.
Source :
* La Coume Ouarnède - réseau Félix Trombe / Henne Morte : https://coume-ouarnede.fr/le-reseau/
Description
Description générale : Après un ressaut de 4 mètres élargi sur toute la hauteur, on prend pied sur une margelle horizontale donnant sur une faille inclinée, profonde d’une vingtaine de mètres, pas trop large, où se jette un actif.
On arrive sur un balcon dominant le P 20 ; les dimensions changent alors, le fractionnement qui suit amène au bas du puits d’où part un méandre d’une dizaine de mètres.
De là, une escalade de 5 mètres permet, au détour d’une faille, de trouver une lucarne agrandie ; un autre P 30 fractionné et toujours arrosé fait suite.
En bas de celui-ci, laisser à droite un puits borgne d’où part un méandre étroit et très humide ; prendre à gauche un conduit en plan incliné assez ébouleux jusqu’à une grande lucarne.
Ensuite un P 10 fractionné en deux amène à une main courante de 4 mètres, suivie d’un P 10.
Au pied de celui-ci, une escalade de 8 mètres donne accès sur un fossile où une conduite forcée descendante débouche sur la main courante d’un balcon.
Il faut alors descendre un magnifique P 25 fractionné par un beau palier à -15.
Au bas du puits, deux possibilités :
* sur la gauche, une galerie basse, étroite et jonchée de blocs mène à une grande terrasse d’où l’on peut voir l’immense vide de la Salle du trou du Vent.
* En continuant la galerie légèrement en pente, coupée de deux ressauts, on arrive dans la Salle du Trou du Vent par un P 13, on se trouve alors à une quinzaine de mètres de l’arrivée du Mile et à vingt mètres du passage du Perthuis.
Historique
Découverte de la cavité :
Au mois d’août 1997, le club participe à un camp international organisé par Bernard Tourte (dit Buldo) sur la Coume Ouarnède. Entre deux classiques, des sorties de prospections sont menées et c’est par une belle et chaude journée, que Cécile Sorbier, prospectant avec François, Sylvie, Yohan et Florent Montoya, remarque un fort courant d’air glacial qui provient d’une faille (6 cm sur 1.5m) en bord du ruisseau.
N’ayant pas le matériel de désobstruction nécessaire sur place, l’agrandissement de l’étroiture est reportée à plus tard.
Campagne d'exploration :
Le week-end du 11 au 14 juillet 1998, l'équipe de choc est réunie : François et toute sa famille, Cathy Salettes, Pierre Pages, Sylvie Hernandez, et Philippe Thomas plus connu sous le nom de Pink.
Il ne manque que l'inventeur, Cécile, bloquée à Sigean par son travail.
François retrouve rapidement la faille, elle n’est par très loin du chemin mais le portage du groupe électrogène n’est pas chose facile, surtout cette année où la pluie et le brouillard sont pratiquement quotidiens.
Malgré le mauvais temps, le moral est bon et le boulot avance rapidement : déjà quatre heures de travail le samedi après-midi.
Le dimanche nous permet de souffler un peu et de prospecter les immenses dolines du secteur, sondant chaque petit trou, Sylvie rentre sur Narbonne en soirée et nous attendons avec impatience d’assister à la finale de la coupe du monde de foot ; Pink a proposé sa Pink-mobile pour rallier Arbas, mais le temps passe et il n’est toujours pas prêt : une chose, une autre, il tourne en rond et le match débute dans dix minutes !
Ca y est, la descente infernale vers le bistrot peut commencer : la Fiesta hurle, le pneus crissent dans la nuit et notre angoisse croît, tandis que Pink enchaîne virage sur virage, nous assurant d’arriver à l’heure !
Nous débouchons dans le café, juste après les hymnes, la France joue le Brésil, nous remontons vers notre bivouac, champions du monde et aphones !
Toute la journée du lundi est consacré à la désobstruction, le bas de la faille inclinée apparaît enfin, tandis que le courant d’air glacial qui augmente en permanence, oblige tout le monde à se couvrir comme en plein hiver (même quand le temps est exceptionnellement beau), c’est le signe probant qu’un grand réseau se trouve sous nos pieds.
Mardi matin, la pluie s’est installée : abandon du chantier et retour dans l’Aude.
Le week-end du 18 et 19 juillet, François et Pierre continuent avec acharnement la désobstruction, ils sont à présent descendus de 4 mètres ; après avoir fait basculer deux grosses lames rocheuses, ils sont enfin au départ d’une diaclase.
Heureux mais fatigués, ils décident de remettre au lendemain la « Grande Première », d’autant que Cathy a rejoint le groupe.
Le dimanche matin, tout est fin prêt : kits, mousquetons, cordes, sangles, etc… la première est au rendez-vous.
D’abord ils purgent le départ de la faille, puis Pierre commence à spiter et descend d’une trentaine de mètres ; François prend le relais, l’exploration continue : un puits, une escalade, ils suivent le courant d’air à travers une lucarne et descendent un autre puits d’une trentaine de mètres.
Ils sont à nouveau au sommet d’un puits, mais il est déjà tard, l’axe du tamponnoir est cassé et Pierre a son train à prendre vers Strasbourg, bref il est temps de remonter.
Arrêt sur rien, vers -70m, ça attendra la semaine prochaine !
Le week-end du 25 et 26 juillet, Cécile vient rejoindre l’équipe et l’aventure continue : puits, escalade, main-courante.
Le Pink, comme à son habitude, ne peut s’empêcher de marquer le territoire et fait ses petits besoins au bas d’un puits.
Le 26, dans l’après-midi, à la base d’un dernier puits, ils arrivent sur une grande terrasse surplombant un méga-vide : cela ne peut être que la salle du trou du Vent, d’autant plus que des spits avaient été repérés dans le plafond d’une galerie aval..
Historique
Ils avaient beau s’y attendre, ils sont quand même un peu déçus.
Le week-end s’achève et tout le monde doit rentrer, ils remontent donc le matériel lourd.
Seuls Jean-Pierre et Cathy peuvent rester, le lendemain ils pourront redescendre et repérer exactement l’endroit de la jonction avec la salle du Trou du Vent : à dix mètres de l’arrivée du Mile et une vingtaine de mètres du passage du Perthuis.
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STRATIGRAPHIE
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Q35758
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BIBLIOGRAPHIE
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Aven Cécile, Coume Ouarnède
Topographie Gouffre Cécile
Photo entrée Gouffre Cécile
Archive Cécile
Fiche descriptive du gouffre Cécile
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HYDROGéOLOGIE
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Situation : Le réseau Félix Trombe - Henne Morte, ou Coume Ouarnède, se situe dans le massif d’Arbas.
À la limite des départements de la Haute-Garonne et de l’Ariège, ce massif constitue le premier relief important des Pyrénées centrales, à 100 km au sud de Toulouse.
Promontoire avancé il domine le piémont pyrénéen.
Une longue ligne de crête, vers 1400 m d’altitude, le caractérise.
Exposé au nord et aux influences atlantiques, il bénéfice toute l’année d’un climat montagnard frais.
Le massif résulte d’une structure complexe de calcaires et dolomies jurassico-crétacés, reposant sur un soubassement de marnes du Lias.
Au Sud, le massif est délimité par une longue ligne de crêtes, frontière entre l’Ariège et la Haute-Garonne.
D’un côté, la vallée de la Bouigane qui arrose les villages ariégeois de Saint-Lary, Orgibet… de l’autre côté c’est la vallée de l’Arbas.
Cette ligne commence au col de la Croix de Guéret (alt. 1217 m), longe les différents sommets de Cornudère, franchit le col des Hérétchés, ou col de la Coume (alti. 1432 m), passe par le Tuc de la Casse et aboutit au sommet du Pic de Paloumère à 1608 m.
A l’Ouest, la limite est marquée par les crêtes du Plan de Liet allant du col des Hérétchés au col de Hougas (alt. 1358 m).
Ce col partage la vallée du Rossignol et la vallée de planque, où sort les eaux de la Henne Morte.
Au Nord du massif, la vallée de Planque, orienté sud-est, aboutit au village d’Arbas (alt. 407 m).
A l’Est, le ruisseau du Surgeint, qui prend sa source sous le cols de la Croix de Guéret et coule en direction d’Arbas, marque la limite du massif.
Sources :
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/
* Sylvestre Clément, "Le réseau Félix Trombe - Henne Morte", in Spelunca n°166, 2022, pages 62-67 : https://spelunca.ffspeleo.fr/202207_Spelunca_166.pdf
Nommage du réseau : Au fil du temps, plusieurs appellations ont été utilisées pour nommer ce réseau :
Massif d’Arbas :
Du nom de la forêt du village principal de la vallée, mais seulement 10% du réseau est sur la commune d’Arbas le reste étant sur la commune de Herran – La Baderque.
Coume Ouarnède (Coume Hiournède) :
C’est l’appellation la plus connue mais la moins précise car restrictive : une coume est un vallon, il y a en effet plusieurs vallons sur ce massif.
De grandes cavités ne s’ouvrent pas dans la Coume Ouarnède : grotte de Pène Blanque, gouffre du Pont de Gerbaut, gouffre de la Henne Morte, grotte du Gran Bourusse…
Réseau Félix Trombe / Henne-Morte (ou système) :
Dénomination considérée comme la plus exacte par le collectif qui travaille sur ce réseau.
Ce double nom est justifié car pendant longtemps il y a eu deux systèmes bien indépendants avec deux résurgences distinctes.
Sources :
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
Historique : Les premières explorations débutent en 1873.
Une équipe de naturalistes arpente le massif et réalisent une étude assez intéressante sur les cavités mais aussi sur la faune, la flore, la géologie et la paléontologie.
La deuxième visite du massif est due à EA Martel en 1908.
En une semaine il explorera une dizaine de cavités : grotte de Pène Blanque, grotte du Goueil di Her, gouffre du Pont de Gerbaut (Pount dech Erbaou), le poudac Gran, la Hount deras Hechos, ….
Jeannel et Racovitza, en 1912, visitent la grotte du Goueil di Her où ils réalisent des travaux sur les cavernicoles.
1924, Norbert Casteret et ses amis explorent le poudac Gran et découvrent de vastes prolongements.
De 1931 à 1947, c’est le début des grandes expéditions du Spéléo-Club de Paris au gouffre de la Henne Morte, qui en font le plus profond de France (-447 m) :
En 1931, Robert de Joly en campagne dans les Pyrénées, s’arrête quelques jours pour explorer quelques cavités en compagnie de Norbert Casteret : grotte du Goueil di Her et surtout le gouffre du Pont de Gerbaut où ils atteignent le fond.
Cette même année une équipe composée notamment de Félix Trombe, Pierre Chevalier s’intéresse à la partie supérieure du massif. Ils explorent la grotte de Coume Nère, le gouffre du Plantillet, le puits de la Râpe… Ils poursuivront leurs recherches les années suivantes.
Pendant cette période, Bertrand Caubère d’Arbas prospecte la partie inférieure du massif et dresse le premier inventaire des cavités de la forêt d’Arbas.
C’est à partir de 1940 que les explorations spéléologiques de grandes envergures commencent. Marcel Loubens et Josette Ségoufin s’attaquent au gouffre de la Henne Morte. Rapidement Norbert Casteret accompagnés de spéléos commingeois se joint à eux, c’est pendant la guerre que l’exploration de la Henne Morte se réalisera. Face aux difficultés de la cavités, Casteret fait appel au SC de Paris, dirigé par Trombe pour explorer cette cavité. En 1947 s’organise une des premières grandes expéditions spéléo française. Le fond est atteint (-447 m). Victoire. Le record de France battu.
Les Parisiens prennent goût au massif et reviennent en 1952 pour reprendre l’exploration de la grotte de Pène Blanque. Ils vont réaliser pendant 5 ans beaucoup de découverte, plusieurs kilomètres de galeries et surtout la découverte des puits Arrosés qui permettent de découvrir une importante rivière souterraine. Leur investigation prendra un coup d’arrêt en 1957 par la mort du Docteur Dufour dans le siphon du Goueil di Her.
Sur une proposition de Norbert Casteret, la 2ème d’Aix (scout) et le GS Provence débarquent à la Coume en 1956. Pendant 12 ans, cette équipe s’installera un mois en été. Elle découvrira et explorera pratiquement toutes les rivières du massif et dessinera l’ossature principale du réseau Felix Trombe. En effet ils vont explorer : le gouffre Pierre, le gouffre Raymonde, le trou du Vent, le gouffre Robert Vincent… Fin des années 60, l’EMP d’Aix viendra épauler cette équipe. C’est dans cette même période que les locaux commencent à s’intéresser sérieusement à la Coume. Jacques Jolfre, René Laffranque… vont eux aussi faire de superbes explorations : trou Mile, gouffre du Pont de Gerbaut, Buhade dech Gandil…
Jusqu’aux années 1970, Commingeois, Provençaux et Parisiens relient progressivement les principaux gouffres et le réseau de Pène Blanque, qui devient le plus grand de France.
A partir de 1970, changement d’époque, de matériel et de spéléo.
La 2ème Aix et l’EMP abandonnent la Coume et c’est le GSPy et le SCC qui s’installent petit à petit à la Coume.
Les explorations vont maintenant se faire tous les week-ends. Pendant 10 ans les jonctions se multiplient.
1978 restera une année importante car les deux grands réseaux que sont la Henne Morte et le Trombe sont reliés, 51 km. Record de France.
Plusieurs clubs interviennent dans cette période faste en découverte : GSPy, SCC, GSP, GSA…
Les années 80 font suite, avec là aussi de grandes découvertes surtout dans la grotte de Pène Blanque et dans la grotte du Gran Bourusse.
De 1990 à nos jours, les explorations se poursuivent avec régulièrement de nouvelle jonction. Le GSPy ne participe plus aux explorations.
Le SCC est toujours présent.
Quelques clubs font leur apparition à la Coume pendant quelques années puis changement de massif.
Les dernières explorations sont toujours réalisées par le SCC : gouffre du Serendipity, gouffre de l’Apocalypse, gouffre du Caractère, gouffre du Bambi et le SCC95 (2022).
La poursuite des explorations jusqu’à nos jours a permis de topographier plus de 112 km, pour une profondeur de 1020 m, avec plus de 50 entrées.
Le réseau est constitué de conduits généralement spacieux, avec puits, étages fossiles (Pont de Gerbaut, Larrégola, Pène Blanque, Gran Bourusse) et rivières souterraines.
Sources :
* Edouard-Alfred Martel, "Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908", page 15 (page 18 dans le fichier du scan) :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/11/rapport-Martel-1908.pdf
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Historique" : https://coume-ouarnede.fr/historique/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
Description globale du réseau : A l'origine, il s'agit d'un réseau unique.
Il est actuellement drainé par deux systèmes hydrologiques principaux, avec deux exutoires distincts.
1 - Le système de la "Henne Morte" correspond à la partie occidentale du massif.
Son bassin d’alimentation est d’environ 1 km2, avec des débits extrêmes compris entre 30 litres / seconde et 1 mètre cube / seconde.
La rivière draine principalement les eaux du gouffre de la Henne Morte et du Sarrat dech Méné.
Cet ensemble de 600 mètres de dénivellation est drainé par la hount deras Hechos (alt. 758 m).
Cette source s’ouvre dans les brèches dolomitiques kimméridgiennes de la vallée de lanque.
En crue, les eaux jaillissent par le trop-plein de la grotte de la Hount.
2 - Le système "Félix Trombe", le plus développé, draine la partie orientale du massif vers le goueil di Her.
Le bassin versant est d’environ 6 km2? Plus vaste que celui de la Henne Morte, il fournit des débits extrêmes compris entre 30 litres par seconde et 3 à 4 mètres cubes par seconde.
Plusieurs griffons (les Yeux, Bernantas) jaillissent en rive gauche du ruisseau de l’Escalette vers 450 mètres d’altitude, dans les brèches kimméridgiennes.
Plus en amont, le goueil di Her fonctionne en trop-plein lors des crues.
Tout l’aval du réseau est alors noyé.
Sources :
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf
Le réseau en 2025 : Il y a deux systèmes principaux :
1 - Système Henne Morte : gouffre du Sarrat dech Méné, gouffre de l’Amazonie, gouffre Odon, gouffre de l’Apocalypse, grotte des Commingeois… avec pour résurgence principale la Hount deras Hechos.
2 - Système Félix Trombe : gouffre des Hérétiques, gouffre Raymonde, gouffre Pierre, gouffre Jean-Denis, gouffre du Caratère, qui se situent dans la Coume Ouarnède proprement dit, à cela il faut ajouter le gouffre du Pont de Gerbaut, le grotte de Pène Blanque, la grotte Louis, la grotte Gran Bouruss… Le Goueil di Her et ses griffons en constituent la sortie des eaux.
Ces deux systèmes sont reliés par une seule galerie fossile, le réseau Larrégola.
Beaucoup de cavités restent à rejoindre le réseau :
puits du Balcon, gouffre du Schisme, la Buhade dech Gandil, puits des Fuxéens, le puits de la Clochette…
La Faille Géniale est la cavité la plus importante non reliée, elle pourrait se raccorder sur l’ensemble Pène Blanque / Bourusse/Goueil.
Données au 1 mai 2025 :
réseau Félix Trombe – Henne Morte ; profondeur -1001 m, développement 126 343 m et 61 entrées.
Développement total réseau Trombe + cavités non raccordées : 148 351 m.
Source :
* La Coume Ouarnède - réseau Félix Trombe / Henne Morte : https://coume-ouarnede.fr/le-reseau/
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BIOSPéLéO
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Faune et flore : La forêt d’Arbas recèle une faune et une flore denses et riches :
Oiseaux :
Grand corbeau, chocard à bec jaune, pic noir, buse, coq de bruyère, palombe, choucas, milan royal, vautour fauve…
Mammifères :
Isard, lièvre, cerf, biche,sanglier, chevreuil…
Amphibiens :
Salamandre…
Flore :
Myrtillier, framboisier, fraise sauvage, multitude de champignons, jonquille, grassette, gentiane jaune, carline à tige courte, muguet sauvage, cirse lancéolé, gentiane printanière, colchique…
Arbres :
Sapin, hêtre, frêne, bouleau, noisetier, If…
En été, les pâturages sont occupés par des moutons, vaches et chevaux.
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/
Historique : Les premières explorations débutent en 1873.
Une équipe de naturalistes arpente le massif et réalisent une étude assez intéressante sur les cavités mais aussi sur la faune, la flore, la géologie et la paléontologie.
La deuxième visite du massif est due à EA Martel en 1908.
En une semaine il explorera une dizaine de cavités : grotte de Pène Blanque, grotte du Goueil di Her, gouffre du Pont de Gerbaut (Pount dech Erbaou), le poudac Gran, la Hount deras Hechos, ….
Jeannel et Racovitza, en 1912, visitent la grotte du Goueil di Her où ils réalisent des travaux sur les cavernicoles.
1924, Norbert Casteret et ses amis explorent le poudac Gran et découvrent de vastes prolongements.
De 1931 à 1947, c’est le début des grandes expéditions du Spéléo-Club de Paris au gouffre de la Henne Morte, qui en font le plus profond de France (-447 m) :
En 1931, Robert de Joly en campagne dans les Pyrénées, s’arrête quelques jours pour explorer quelques cavités en compagnie de Norbert Casteret : grotte du Goueil di Her et surtout le gouffre du Pont de Gerbaut où ils atteignent le fond.
Cette même année une équipe composée notamment de Félix Trombe, Pierre Chevalier s’intéresse à la partie supérieure du massif. Ils explorent la grotte de Coume Nère, le gouffre du Plantillet, le puits de la Râpe… Ils poursuivront leurs recherches les années suivantes.
Pendant cette période, Bertrand Caubère d’Arbas prospecte la partie inférieure du massif et dresse le premier inventaire des cavités de la forêt d’Arbas.
C’est à partir de 1940 que les explorations spéléologiques de grandes envergures commencent. Marcel Loubens et Josette Ségoufin s’attaquent au gouffre de la Henne Morte. Rapidement Norbert Casteret accompagnés de spéléos commingeois se joint à eux, c’est pendant la guerre que l’exploration de la Henne Morte se réalisera. Face aux difficultés de la cavités, Casteret fait appel au SC de Paris, dirigé par Trombe pour explorer cette cavité. En 1947 s’organise une des premières grandes expéditions spéléo française. Le fond est atteint (-447 m). Victoire. Le record de France battu.
Les Parisiens prennent goût au massif et reviennent en 1952 pour reprendre l’exploration de la grotte de Pène Blanque. Ils vont réaliser pendant 5 ans beaucoup de découverte, plusieurs kilomètres de galeries et surtout la découverte des puits Arrosés qui permettent de découvrir une importante rivière souterraine. Leur investigation prendra un coup d’arrêt en 1957 par la mort du Docteur Dufour dans le siphon du Goueil di Her.
Sur une proposition de Norbert Casteret, la 2ème d’Aix (scout) et le GS Provence débarquent à la Coume en 1956. Pendant 12 ans, cette équipe s’installera un mois en été. Elle découvrira et explorera pratiquement toutes les rivières du massif et dessinera l’ossature principale du réseau Felix Trombe. En effet ils vont explorer : le gouffre Pierre, le gouffre Raymonde, le trou du Vent, le gouffre Robert Vincent… Fin des années 60, l’EMP d’Aix viendra épauler cette équipe. C’est dans cette même période que les locaux commencent à s’intéresser sérieusement à la Coume. Jacques Jolfre, René Laffranque… vont eux aussi faire de superbes explorations : trou Mile, gouffre du Pont de Gerbaut, Buhade dech Gandil…
Jusqu’aux années 1970, Commingeois, Provençaux et Parisiens relient progressivement les principaux gouffres et le réseau de Pène Blanque, qui devient le plus grand de France.
A partir de 1970, changement d’époque, de matériel et de spéléo.
La 2ème Aix et l’EMP abandonnent la Coume et c’est le GSPy et le SCC qui s’installent petit à petit à la Coume.
Les explorations vont maintenant se faire tous les week-ends. Pendant 10 ans les jonctions se multiplient.
1978 restera une année importante car les deux grands réseaux que sont la Henne Morte et le Trombe sont reliés, 51 km. Record de France.
Plusieurs clubs interviennent dans cette période faste en découverte : GSPy, SCC, GSP, GSA…
Les années 80 font suite, avec là aussi de grandes découvertes surtout dans la grotte de Pène Blanque et dans la grotte du Gran Bourusse.
De 1990 à nos jours, les explorations se poursuivent avec régulièrement de nouvelle jonction. Le GSPy ne participe plus aux explorations.
Le SCC est toujours présent.
Quelques clubs font leur apparition à la Coume pendant quelques années puis changement de massif.
Les dernières explorations sont toujours réalisées par le SCC : gouffre du Serendipity, gouffre de l’Apocalypse, gouffre du Caractère, gouffre du Bambi et le SCC95 (2022).
La poursuite des explorations jusqu’à nos jours a permis de topographier plus de 112 km, pour une profondeur de 1020 m, avec plus de 50 entrées.
Le réseau est constitué de conduits généralement spacieux, avec puits, étages fossiles (Pont de Gerbaut, Larrégola, Pène Blanque, Gran Bourusse) et rivières souterraines.
Sources :
* Edouard-Alfred Martel, "Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908", page 15 (page 18 dans le fichier du scan) :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/11/rapport-Martel-1908.pdf
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/
* Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Historique" : https://coume-ouarnede.fr/historique/
* Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 :
https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf