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COQUILLE (GOUFFRE DE LA) [H32]

GOUFFRE · HERRAN · HAUTE GARONNE (31)

Fiche mise à jour depuis GrottoCenter (entrée 6630).

Description

Pas de description.

Caractéristiques

Altitude
0 m
Longueur
105767 m
Profondeur
1004 m
Remontée
0 m
Massif
FELIX TROMBE (RESEAU)
Bassin
Région
Pays
FR
Latitude
42.96503
Longitude
0.85967
Siphon
Oui
Opérateur
MOUNEYRAT PASCAL
Maj
2026-08-26
GrottoCenter
6630

Description GrottoCenter

Source : GrottoCenter API · entrée 6630

Entrée : Coquille (Gouffre de la) [H32] Cavité : Félix Trombe / Henne Morte (réseau) Commune : Herran Département : Haute-Garonne Pays : FR Distance : 0.5 m ============================== AUTEUR FICHE ============================== Nathan ============================== AUTEUR CAVITé ============================== Xavier Robert ============================== LONGUEUR ============================== 127644 ============================== PROFONDEUR ============================== 1001 ============================== DISTANCE GPS ============================== 0.5 m ============================== DESCRIPTION ============================== Description Situation : Le réseau Félix Trombe - Henne Morte, ou Coume Ouarnède, se situe dans le massif d’Arbas. À la limite des départements de la Haute-Garonne et de l’Ariège, ce massif constitue le premier relief important des Pyrénées centrales, à 100 km au sud de Toulouse. Promontoire avancé il domine le piémont pyrénéen. Une longue ligne de crête, vers 1400 m d’altitude, le caractérise. Exposé au nord et aux influences atlantiques, il bénéfice toute l’année d’un climat montagnard frais. Le massif résulte d’une structure complexe de calcaires et dolomies jurassico-crétacés, reposant sur un soubassement de marnes du Lias. Au Sud, le massif est délimité par une longue ligne de crêtes, frontière entre l’Ariège et la Haute-Garonne. D’un côté, la vallée de la Bouigane qui arrose les villages ariégeois de Saint-Lary, Orgibet… de l’autre côté c’est la vallée de l’Arbas. Cette ligne commence au col de la Croix de Guéret (alt. 1217 m), longe les différents sommets de Cornudère, franchit le col des Hérétchés, ou col de la Coume (alti. 1432 m), passe par le Tuc de la Casse et aboutit au sommet du Pic de Paloumère à 1608 m. A l’Ouest, la limite est marquée par les crêtes du Plan de Liet allant du col des Hérétchés au col de Hougas (alt. 1358 m). Ce col partage la vallée du Rossignol et la vallée de planque, où sort les eaux de la Henne Morte. Au Nord du massif, la vallée de Planque, orienté sud-est, aboutit au village d’Arbas (alt. 407 m). A l’Est, le ruisseau du Surgeint, qui prend sa source sous le cols de la Croix de Guéret et coule en direction d’Arbas, marque la limite du massif. Sources : * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/ * Sylvestre Clément, "Le réseau Félix Trombe - Henne Morte", in Spelunca n°166, 2022, pages 62-67 : https://spelunca.ffspeleo.fr/202207_Spelunca_166.pdf Description Nommage du réseau : Au fil du temps, plusieurs appellations ont été utilisées pour nommer ce réseau : Massif d’Arbas : Du nom de la forêt du village principal de la vallée, mais seulement 10% du réseau est sur la commune d’Arbas le reste étant sur la commune de Herran – La Baderque. Coume Ouarnède (Coume Hiournède) : C’est l’appellation la plus connue mais la moins précise car restrictive : une coume est un vallon, il y a en effet plusieurs vallons sur ce massif. De grandes cavités ne s’ouvrent pas dans la Coume Ouarnède : grotte de Pène Blanque, gouffre du Pont de Gerbaut, gouffre de la Henne Morte, grotte du Gran Bourusse… Réseau Félix Trombe / Henne-Morte (ou système) : Dénomination considérée comme la plus exacte par le collectif qui travaille sur ce réseau. Ce double nom est justifié car pendant longtemps il y a eu deux systèmes bien indépendants avec deux résurgences distinctes. Sources : * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf Description Faune et flore : La forêt d’Arbas recèle une faune et une flore denses et riches : Oiseaux : Grand corbeau, chocard à bec jaune, pic noir, buse, coq de bruyère, palombe, choucas, milan royal, vautour fauve… Mammifères : Isard, lièvre, cerf, biche,sanglier, chevreuil… Amphibiens : Salamandre… Flore : Myrtillier, framboisier, fraise sauvage, multitude de champignons, jonquille, grassette, gentiane jaune, carline à tige courte, muguet sauvage, cirse lancéolé, gentiane printanière, colchique… Arbres : Sapin, hêtre, frêne, bouleau, noisetier, If… En été, les pâturages sont occupés par des moutons, vaches et chevaux. * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/ Description Historique : Les premières explorations débutent en 1873. Une équipe de naturalistes arpente le massif et réalisent une étude assez intéressante sur les cavités mais aussi sur la faune, la flore, la géologie et la paléontologie. La deuxième visite du massif est due à EA Martel en 1908. En une semaine il explorera une dizaine de cavités : grotte de Pène Blanque, grotte du Goueil di Her, gouffre du Pont de Gerbaut (Pount dech Erbaou), le poudac Gran, la Hount deras Hechos, …. Jeannel et Racovitza, en 1912, visitent la grotte du Goueil di Her où ils réalisent des travaux sur les cavernicoles. 1924, Norbert Casteret et ses amis explorent le poudac Gran et découvrent de vastes prolongements. De 1931 à 1947, c’est le début des grandes expéditions du Spéléo-Club de Paris au gouffre de la Henne Morte, qui en font le plus profond de France (-447 m) : En 1931, Robert de Joly en campagne dans les Pyrénées, s’arrête quelques jours pour explorer quelques cavités en compagnie de Norbert Casteret : grotte du Goueil di Her et surtout le gouffre du Pont de Gerbaut où ils atteignent le fond. Cette même année une équipe composée notamment de Félix Trombe, Pierre Chevalier s’intéresse à la partie supérieure du massif. Ils explorent la grotte de Coume Nère, le gouffre du Plantillet, le puits de la Râpe… Ils poursuivront leurs recherches les années suivantes. Pendant cette période, Bertrand Caubère d’Arbas prospecte la partie inférieure du massif et dresse le premier inventaire des cavités de la forêt d’Arbas. C’est à partir de 1940 que les explorations spéléologiques de grandes envergures commencent. Marcel Loubens et Josette Ségoufin s’attaquent au gouffre de la Henne Morte. Rapidement Norbert Casteret accompagnés de spéléos commingeois se joint à eux, c’est pendant la guerre que l’exploration de la Henne Morte se réalisera. Face aux difficultés de la cavités, Casteret fait appel au SC de Paris, dirigé par Trombe pour explorer cette cavité. En 1947 s’organise une des premières grandes expéditions spéléo française. Le fond est atteint (-447 m). Victoire. Le record de France battu. Les Parisiens prennent goût au massif et reviennent en 1952 pour reprendre l’exploration de la grotte de Pène Blanque. Ils vont réaliser pendant 5 ans beaucoup de découverte, plusieurs kilomètres de galeries et surtout la découverte des puits Arrosés qui permettent de découvrir une importante rivière souterraine. Leur investigation prendra un coup d’arrêt en 1957 par la mort du Docteur Dufour dans le siphon du Goueil di Her. Sur une proposition de Norbert Casteret, la 2ème d’Aix (scout) et le GS Provence débarquent à la Coume en 1956. Pendant 12 ans, cette équipe s’installera un mois en été. Elle découvrira et explorera pratiquement toutes les rivières du massif et dessinera l’ossature principale du réseau Felix Trombe. En effet ils vont explorer : le gouffre Pierre, le gouffre Raymonde, le trou du Vent, le gouffre Robert Vincent… Fin des années 60, l’EMP d’Aix viendra épauler cette équipe. C’est dans cette même période que les locaux commencent à s’intéresser sérieusement à la Coume. Jacques Jolfre, René Laffranque… vont eux aussi faire de superbes explorations : trou Mile, gouffre du Pont de Gerbaut, Buhade dech Gandil… Jusqu’aux années 1970, Commingeois, Provençaux et Parisiens relient progressivement les principaux gouffres et le réseau de Pène Blanque, qui devient le plus grand de France. A partir de 1970, changement d’époque, de matériel et de spéléo. La 2ème Aix et l’EMP abandonnent la Coume et c’est le GSPy et le SCC qui s’installent petit à petit à la Coume. Les explorations vont maintenant se faire tous les week-ends. Pendant 10 ans les jonctions se multiplient. 1978 restera une année importante car les deux grands réseaux que sont la Henne Morte et le Trombe sont reliés, 51 km. Record de France. Plusieurs clubs interviennent dans cette période faste en découverte : GSPy, SCC, GSP, GSA… Les années 80 font suite, avec là aussi de grandes découvertes surtout dans la grotte de Pène Blanque et dans la grotte du Gran Bourusse. De 1990 à nos jours, les explorations se poursuivent avec régulièrement de nouvelle jonction. Le GSPy ne participe plus aux explorations. Le SCC est toujours présent. Quelques clubs font leur apparition à la Coume pendant quelques années puis changement de massif. Les dernières explorations sont toujours réalisées par le SCC : gouffre du Serendipity, gouffre de l’Apocalypse, gouffre du Caractère, gouffre du Bambi et le SCC95 (2022). La poursuite des explorations jusqu’à nos jours a permis de topographier plus de 112 km, pour une profondeur de 1020 m, avec plus de 50 entrées. Le réseau est constitué de conduits généralement spacieux, avec puits, étages fossiles (Pont de Gerbaut, Larrégola, Pène Blanque, Gran Bourusse) et rivières souterraines. Sources : * Edouard-Alfred Martel, "Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908", page 15 (page 18 dans le fichier du scan) : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/11/rapport-Martel-1908.pdf * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/ * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Historique" : https://coume-ouarnede.fr/historique/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf Description Description globale du réseau : A l'origine, il s'agit d'un réseau unique. Il est actuellement drainé par deux systèmes hydrologiques principaux, avec deux exutoires distincts. 1 - Le système de la "Henne Morte" correspond à la partie occidentale du massif. Son bassin d’alimentation est d’environ 1 km2, avec des débits extrêmes compris entre 30 litres / seconde et 1 mètre cube / seconde. La rivière draine principalement les eaux du gouffre de la Henne Morte et du Sarrat dech Méné. Cet ensemble de 600 mètres de dénivellation est drainé par la hount deras Hechos (alt. 758 m). Cette source s’ouvre dans les brèches dolomitiques kimméridgiennes de la vallée de lanque. En crue, les eaux jaillissent par le trop-plein de la grotte de la Hount. 2 - Le système "Félix Trombe", le plus développé, draine la partie orientale du massif vers le goueil di Her. Le bassin versant est d’environ 6 km2? Plus vaste que celui de la Henne Morte, il fournit des débits extrêmes compris entre 30 litres par seconde et 3 à 4 mètres cubes par seconde. Plusieurs griffons (les Yeux, Bernantas) jaillissent en rive gauche du ruisseau de l’Escalette vers 450 mètres d’altitude, dans les brèches kimméridgiennes. Plus en amont, le goueil di Her fonctionne en trop-plein lors des crues. Tout l’aval du réseau est alors noyé. Sources : * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf Description Références bibliographiques : * Maurice DUCHÊNE, Paul-André DRILLAT, Préface de Gérard PROPOS Annexe archéologique de Georges JAUZION, Annexe scientifique de Claude BOU, Bibliogrephie de Claude CHABERT, édité par le Groupe Spéléologique des Pyrénées (GSP), Toulouse, 1982, "LA COUMO D'HYOUERNEDO - Réseau Félix Trombe - Henne Morte - Massif d'Arbas ", Tome I ; in Mémoires du Spéléo-Club de Paris, n°14 : http://sc-epia.com/telechargements/1982%20-%20Coume%20Hyouernedo-Tome%20I%20-%20complet.pdf * Marc GALY, Stéphane BOYER, Maurice DUCHÊNE ; Journées Félix Trombe - Tome II ; "LA COUMO D'HYOUERNEDO - Réseau Félix Trombe - Henne Morte - Massif d'Arbas (Haute-Garonne)" ; Tome II ; 1988 ; in Mémoires du Spéléo-Club de Paris, n°14 : http://sc-epia.com/telechargements/1988%20-%20C%20H%20-%20Tome%20II%20-%20complet.pdf * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" : https://coume-ouarnede.fr/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf Description Le réseau en 2025 : Il y a deux systèmes principaux : 1 - Système Henne Morte : gouffre du Sarrat dech Méné, gouffre de l’Amazonie, gouffre Odon, gouffre de l’Apocalypse, grotte des Commingeois… avec pour résurgence principale la Hount deras Hechos. 2 - Système Félix Trombe : gouffre des Hérétiques, gouffre Raymonde, gouffre Pierre, gouffre Jean-Denis, gouffre du Caratère, qui se situent dans la Coume Ouarnède proprement dit, à cela il faut ajouter le gouffre du Pont de Gerbaut, le grotte de Pène Blanque, la grotte Louis, la grotte Gran Bouruss… Le Goueil di Her et ses griffons en constituent la sortie des eaux. Ces deux systèmes sont reliés par une seule galerie fossile, le réseau Larrégola. Beaucoup de cavités restent à rejoindre le réseau : puits du Balcon, gouffre du Schisme, la Buhade dech Gandil, puits des Fuxéens, le puits de la Clochette… La Faille Géniale est la cavité la plus importante non reliée, elle pourrait se raccorder sur l’ensemble Pène Blanque / Bourusse/Goueil. Données au 1 mai 2025 : réseau Félix Trombe – Henne Morte ; profondeur -1001 m, développement 126 343 m et 61 entrées. Développement total réseau Trombe + cavités non raccordées : 148 351 m. Source : * La Coume Ouarnède - réseau Félix Trombe / Henne Morte : https://coume-ouarnede.fr/le-reseau/ ============================== STRATIGRAPHIE ============================== Q82480 ============================== BIBLIOGRAPHIE ============================== Bibliographie de la fiche entrée Grottocenter relative au gouffre de la Coquille, dans le réseau Félix Trombe - Henne Morte Topographie gouffre de la Coquille Fiche descriptive gouffre de la coquille Photo de l'entrée du gouffre de la Coquille ============================== HYDROGéOLOGIE ============================== Situation : Le réseau Félix Trombe - Henne Morte, ou Coume Ouarnède, se situe dans le massif d’Arbas. À la limite des départements de la Haute-Garonne et de l’Ariège, ce massif constitue le premier relief important des Pyrénées centrales, à 100 km au sud de Toulouse. Promontoire avancé il domine le piémont pyrénéen. Une longue ligne de crête, vers 1400 m d’altitude, le caractérise. Exposé au nord et aux influences atlantiques, il bénéfice toute l’année d’un climat montagnard frais. Le massif résulte d’une structure complexe de calcaires et dolomies jurassico-crétacés, reposant sur un soubassement de marnes du Lias. Au Sud, le massif est délimité par une longue ligne de crêtes, frontière entre l’Ariège et la Haute-Garonne. D’un côté, la vallée de la Bouigane qui arrose les villages ariégeois de Saint-Lary, Orgibet… de l’autre côté c’est la vallée de l’Arbas. Cette ligne commence au col de la Croix de Guéret (alt. 1217 m), longe les différents sommets de Cornudère, franchit le col des Hérétchés, ou col de la Coume (alti. 1432 m), passe par le Tuc de la Casse et aboutit au sommet du Pic de Paloumère à 1608 m. A l’Ouest, la limite est marquée par les crêtes du Plan de Liet allant du col des Hérétchés au col de Hougas (alt. 1358 m). Ce col partage la vallée du Rossignol et la vallée de planque, où sort les eaux de la Henne Morte. Au Nord du massif, la vallée de Planque, orienté sud-est, aboutit au village d’Arbas (alt. 407 m). A l’Est, le ruisseau du Surgeint, qui prend sa source sous le cols de la Croix de Guéret et coule en direction d’Arbas, marque la limite du massif. Sources : * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/ * Sylvestre Clément, "Le réseau Félix Trombe - Henne Morte", in Spelunca n°166, 2022, pages 62-67 : https://spelunca.ffspeleo.fr/202207_Spelunca_166.pdf Nommage du réseau : Au fil du temps, plusieurs appellations ont été utilisées pour nommer ce réseau : Massif d’Arbas : Du nom de la forêt du village principal de la vallée, mais seulement 10% du réseau est sur la commune d’Arbas le reste étant sur la commune de Herran – La Baderque. Coume Ouarnède (Coume Hiournède) : C’est l’appellation la plus connue mais la moins précise car restrictive : une coume est un vallon, il y a en effet plusieurs vallons sur ce massif. De grandes cavités ne s’ouvrent pas dans la Coume Ouarnède : grotte de Pène Blanque, gouffre du Pont de Gerbaut, gouffre de la Henne Morte, grotte du Gran Bourusse… Réseau Félix Trombe / Henne-Morte (ou système) : Dénomination considérée comme la plus exacte par le collectif qui travaille sur ce réseau. Ce double nom est justifié car pendant longtemps il y a eu deux systèmes bien indépendants avec deux résurgences distinctes. Sources : * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf Historique : Les premières explorations débutent en 1873. Une équipe de naturalistes arpente le massif et réalisent une étude assez intéressante sur les cavités mais aussi sur la faune, la flore, la géologie et la paléontologie. La deuxième visite du massif est due à EA Martel en 1908. En une semaine il explorera une dizaine de cavités : grotte de Pène Blanque, grotte du Goueil di Her, gouffre du Pont de Gerbaut (Pount dech Erbaou), le poudac Gran, la Hount deras Hechos, …. Jeannel et Racovitza, en 1912, visitent la grotte du Goueil di Her où ils réalisent des travaux sur les cavernicoles. 1924, Norbert Casteret et ses amis explorent le poudac Gran et découvrent de vastes prolongements. De 1931 à 1947, c’est le début des grandes expéditions du Spéléo-Club de Paris au gouffre de la Henne Morte, qui en font le plus profond de France (-447 m) : En 1931, Robert de Joly en campagne dans les Pyrénées, s’arrête quelques jours pour explorer quelques cavités en compagnie de Norbert Casteret : grotte du Goueil di Her et surtout le gouffre du Pont de Gerbaut où ils atteignent le fond. Cette même année une équipe composée notamment de Félix Trombe, Pierre Chevalier s’intéresse à la partie supérieure du massif. Ils explorent la grotte de Coume Nère, le gouffre du Plantillet, le puits de la Râpe… Ils poursuivront leurs recherches les années suivantes. Pendant cette période, Bertrand Caubère d’Arbas prospecte la partie inférieure du massif et dresse le premier inventaire des cavités de la forêt d’Arbas. C’est à partir de 1940 que les explorations spéléologiques de grandes envergures commencent. Marcel Loubens et Josette Ségoufin s’attaquent au gouffre de la Henne Morte. Rapidement Norbert Casteret accompagnés de spéléos commingeois se joint à eux, c’est pendant la guerre que l’exploration de la Henne Morte se réalisera. Face aux difficultés de la cavités, Casteret fait appel au SC de Paris, dirigé par Trombe pour explorer cette cavité. En 1947 s’organise une des premières grandes expéditions spéléo française. Le fond est atteint (-447 m). Victoire. Le record de France battu. Les Parisiens prennent goût au massif et reviennent en 1952 pour reprendre l’exploration de la grotte de Pène Blanque. Ils vont réaliser pendant 5 ans beaucoup de découverte, plusieurs kilomètres de galeries et surtout la découverte des puits Arrosés qui permettent de découvrir une importante rivière souterraine. Leur investigation prendra un coup d’arrêt en 1957 par la mort du Docteur Dufour dans le siphon du Goueil di Her. Sur une proposition de Norbert Casteret, la 2ème d’Aix (scout) et le GS Provence débarquent à la Coume en 1956. Pendant 12 ans, cette équipe s’installera un mois en été. Elle découvrira et explorera pratiquement toutes les rivières du massif et dessinera l’ossature principale du réseau Felix Trombe. En effet ils vont explorer : le gouffre Pierre, le gouffre Raymonde, le trou du Vent, le gouffre Robert Vincent… Fin des années 60, l’EMP d’Aix viendra épauler cette équipe. C’est dans cette même période que les locaux commencent à s’intéresser sérieusement à la Coume. Jacques Jolfre, René Laffranque… vont eux aussi faire de superbes explorations : trou Mile, gouffre du Pont de Gerbaut, Buhade dech Gandil… Jusqu’aux années 1970, Commingeois, Provençaux et Parisiens relient progressivement les principaux gouffres et le réseau de Pène Blanque, qui devient le plus grand de France. A partir de 1970, changement d’époque, de matériel et de spéléo. La 2ème Aix et l’EMP abandonnent la Coume et c’est le GSPy et le SCC qui s’installent petit à petit à la Coume. Les explorations vont maintenant se faire tous les week-ends. Pendant 10 ans les jonctions se multiplient. 1978 restera une année importante car les deux grands réseaux que sont la Henne Morte et le Trombe sont reliés, 51 km. Record de France. Plusieurs clubs interviennent dans cette période faste en découverte : GSPy, SCC, GSP, GSA… Les années 80 font suite, avec là aussi de grandes découvertes surtout dans la grotte de Pène Blanque et dans la grotte du Gran Bourusse. De 1990 à nos jours, les explorations se poursuivent avec régulièrement de nouvelle jonction. Le GSPy ne participe plus aux explorations. Le SCC est toujours présent. Quelques clubs font leur apparition à la Coume pendant quelques années puis changement de massif. Les dernières explorations sont toujours réalisées par le SCC : gouffre du Serendipity, gouffre de l’Apocalypse, gouffre du Caractère, gouffre du Bambi et le SCC95 (2022). La poursuite des explorations jusqu’à nos jours a permis de topographier plus de 112 km, pour une profondeur de 1020 m, avec plus de 50 entrées. Le réseau est constitué de conduits généralement spacieux, avec puits, étages fossiles (Pont de Gerbaut, Larrégola, Pène Blanque, Gran Bourusse) et rivières souterraines. Sources : * Edouard-Alfred Martel, "Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908", page 15 (page 18 dans le fichier du scan) : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/11/rapport-Martel-1908.pdf * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/ * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Historique" : https://coume-ouarnede.fr/historique/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf Description globale du réseau : A l'origine, il s'agit d'un réseau unique. Il est actuellement drainé par deux systèmes hydrologiques principaux, avec deux exutoires distincts. 1 - Le système de la "Henne Morte" correspond à la partie occidentale du massif. Son bassin d’alimentation est d’environ 1 km2, avec des débits extrêmes compris entre 30 litres / seconde et 1 mètre cube / seconde. La rivière draine principalement les eaux du gouffre de la Henne Morte et du Sarrat dech Méné. Cet ensemble de 600 mètres de dénivellation est drainé par la hount deras Hechos (alt. 758 m). Cette source s’ouvre dans les brèches dolomitiques kimméridgiennes de la vallée de lanque. En crue, les eaux jaillissent par le trop-plein de la grotte de la Hount. 2 - Le système "Félix Trombe", le plus développé, draine la partie orientale du massif vers le goueil di Her. Le bassin versant est d’environ 6 km2? Plus vaste que celui de la Henne Morte, il fournit des débits extrêmes compris entre 30 litres par seconde et 3 à 4 mètres cubes par seconde. Plusieurs griffons (les Yeux, Bernantas) jaillissent en rive gauche du ruisseau de l’Escalette vers 450 mètres d’altitude, dans les brèches kimméridgiennes. Plus en amont, le goueil di Her fonctionne en trop-plein lors des crues. Tout l’aval du réseau est alors noyé. Sources : * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf Le réseau en 2025 : Il y a deux systèmes principaux : 1 - Système Henne Morte : gouffre du Sarrat dech Méné, gouffre de l’Amazonie, gouffre Odon, gouffre de l’Apocalypse, grotte des Commingeois… avec pour résurgence principale la Hount deras Hechos. 2 - Système Félix Trombe : gouffre des Hérétiques, gouffre Raymonde, gouffre Pierre, gouffre Jean-Denis, gouffre du Caratère, qui se situent dans la Coume Ouarnède proprement dit, à cela il faut ajouter le gouffre du Pont de Gerbaut, le grotte de Pène Blanque, la grotte Louis, la grotte Gran Bouruss… Le Goueil di Her et ses griffons en constituent la sortie des eaux. Ces deux systèmes sont reliés par une seule galerie fossile, le réseau Larrégola. Beaucoup de cavités restent à rejoindre le réseau : puits du Balcon, gouffre du Schisme, la Buhade dech Gandil, puits des Fuxéens, le puits de la Clochette… La Faille Géniale est la cavité la plus importante non reliée, elle pourrait se raccorder sur l’ensemble Pène Blanque / Bourusse/Goueil. Données au 1 mai 2025 : réseau Félix Trombe – Henne Morte ; profondeur -1001 m, développement 126 343 m et 61 entrées. Développement total réseau Trombe + cavités non raccordées : 148 351 m. Source : * La Coume Ouarnède - réseau Félix Trombe / Henne Morte : https://coume-ouarnede.fr/le-reseau/ ============================== BIOSPéLéO ============================== Faune et flore : La forêt d’Arbas recèle une faune et une flore denses et riches : Oiseaux : Grand corbeau, chocard à bec jaune, pic noir, buse, coq de bruyère, palombe, choucas, milan royal, vautour fauve… Mammifères : Isard, lièvre, cerf, biche,sanglier, chevreuil… Amphibiens : Salamandre… Flore : Myrtillier, framboisier, fraise sauvage, multitude de champignons, jonquille, grassette, gentiane jaune, carline à tige courte, muguet sauvage, cirse lancéolé, gentiane printanière, colchique… Arbres : Sapin, hêtre, frêne, bouleau, noisetier, If… En été, les pâturages sont occupés par des moutons, vaches et chevaux. * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Présentation générale" : https://coume-ouarnede.fr/presentation-generale/ Historique : Les premières explorations débutent en 1873. Une équipe de naturalistes arpente le massif et réalisent une étude assez intéressante sur les cavités mais aussi sur la faune, la flore, la géologie et la paléontologie. La deuxième visite du massif est due à EA Martel en 1908. En une semaine il explorera une dizaine de cavités : grotte de Pène Blanque, grotte du Goueil di Her, gouffre du Pont de Gerbaut (Pount dech Erbaou), le poudac Gran, la Hount deras Hechos, …. Jeannel et Racovitza, en 1912, visitent la grotte du Goueil di Her où ils réalisent des travaux sur les cavernicoles. 1924, Norbert Casteret et ses amis explorent le poudac Gran et découvrent de vastes prolongements. De 1931 à 1947, c’est le début des grandes expéditions du Spéléo-Club de Paris au gouffre de la Henne Morte, qui en font le plus profond de France (-447 m) : En 1931, Robert de Joly en campagne dans les Pyrénées, s’arrête quelques jours pour explorer quelques cavités en compagnie de Norbert Casteret : grotte du Goueil di Her et surtout le gouffre du Pont de Gerbaut où ils atteignent le fond. Cette même année une équipe composée notamment de Félix Trombe, Pierre Chevalier s’intéresse à la partie supérieure du massif. Ils explorent la grotte de Coume Nère, le gouffre du Plantillet, le puits de la Râpe… Ils poursuivront leurs recherches les années suivantes. Pendant cette période, Bertrand Caubère d’Arbas prospecte la partie inférieure du massif et dresse le premier inventaire des cavités de la forêt d’Arbas. C’est à partir de 1940 que les explorations spéléologiques de grandes envergures commencent. Marcel Loubens et Josette Ségoufin s’attaquent au gouffre de la Henne Morte. Rapidement Norbert Casteret accompagnés de spéléos commingeois se joint à eux, c’est pendant la guerre que l’exploration de la Henne Morte se réalisera. Face aux difficultés de la cavités, Casteret fait appel au SC de Paris, dirigé par Trombe pour explorer cette cavité. En 1947 s’organise une des premières grandes expéditions spéléo française. Le fond est atteint (-447 m). Victoire. Le record de France battu. Les Parisiens prennent goût au massif et reviennent en 1952 pour reprendre l’exploration de la grotte de Pène Blanque. Ils vont réaliser pendant 5 ans beaucoup de découverte, plusieurs kilomètres de galeries et surtout la découverte des puits Arrosés qui permettent de découvrir une importante rivière souterraine. Leur investigation prendra un coup d’arrêt en 1957 par la mort du Docteur Dufour dans le siphon du Goueil di Her. Sur une proposition de Norbert Casteret, la 2ème d’Aix (scout) et le GS Provence débarquent à la Coume en 1956. Pendant 12 ans, cette équipe s’installera un mois en été. Elle découvrira et explorera pratiquement toutes les rivières du massif et dessinera l’ossature principale du réseau Felix Trombe. En effet ils vont explorer : le gouffre Pierre, le gouffre Raymonde, le trou du Vent, le gouffre Robert Vincent… Fin des années 60, l’EMP d’Aix viendra épauler cette équipe. C’est dans cette même période que les locaux commencent à s’intéresser sérieusement à la Coume. Jacques Jolfre, René Laffranque… vont eux aussi faire de superbes explorations : trou Mile, gouffre du Pont de Gerbaut, Buhade dech Gandil… Jusqu’aux années 1970, Commingeois, Provençaux et Parisiens relient progressivement les principaux gouffres et le réseau de Pène Blanque, qui devient le plus grand de France. A partir de 1970, changement d’époque, de matériel et de spéléo. La 2ème Aix et l’EMP abandonnent la Coume et c’est le GSPy et le SCC qui s’installent petit à petit à la Coume. Les explorations vont maintenant se faire tous les week-ends. Pendant 10 ans les jonctions se multiplient. 1978 restera une année importante car les deux grands réseaux que sont la Henne Morte et le Trombe sont reliés, 51 km. Record de France. Plusieurs clubs interviennent dans cette période faste en découverte : GSPy, SCC, GSP, GSA… Les années 80 font suite, avec là aussi de grandes découvertes surtout dans la grotte de Pène Blanque et dans la grotte du Gran Bourusse. De 1990 à nos jours, les explorations se poursuivent avec régulièrement de nouvelle jonction. Le GSPy ne participe plus aux explorations. Le SCC est toujours présent. Quelques clubs font leur apparition à la Coume pendant quelques années puis changement de massif. Les dernières explorations sont toujours réalisées par le SCC : gouffre du Serendipity, gouffre de l’Apocalypse, gouffre du Caractère, gouffre du Bambi et le SCC95 (2022). La poursuite des explorations jusqu’à nos jours a permis de topographier plus de 112 km, pour une profondeur de 1020 m, avec plus de 50 entrées. Le réseau est constitué de conduits généralement spacieux, avec puits, étages fossiles (Pont de Gerbaut, Larrégola, Pène Blanque, Gran Bourusse) et rivières souterraines. Sources : * Edouard-Alfred Martel, "Rapport sur l'exploration souterraine hydrologique des Pyrénées en 1908", page 15 (page 18 dans le fichier du scan) : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/11/rapport-Martel-1908.pdf * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "Documentation" > "A lire" : https://coume-ouarnede.fr/a-lire/ * Collectif de la Coume, site internet "La Coume Ouarnède : réseau Félix Trombe - Henne Morte" > "La Coume" > "Historique" : https://coume-ouarnede.fr/historique/ * Sylvestre Clément, "La Coume Ouarnède, le plus grand réseau souterrain de France", in Karstologia Mémoires n°19, 2010, pages 278-279 : https://coume-ouarnede.fr/wp-content/uploads/2023/10/Karstologia-memoires-19.pdf