CONQUETTES (RESURGENCE DES)
RESURGENCE · SAINT-MARTIN-DE-LONDRES · HERAULT (34)
Description
Résurgence de CONQUETES
ou Grotte-Exsurgence de conquètes-Tombe du Soldat.
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Commune de Saint-Martin de Londres Carte IGN 1/25000 2742 OUEST "Saint Martin de Londres" |
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Localisation |
Coupe Plan |
Récit |
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Situation
La cavité est située à 1500m au S.SE du pont de Bertrand et 500m au N.NE du moulin de Figuières, à 45m de la rive gauche du fleuve et 7m à droite du sentier.
A Saint Martin de Londres, prendre la D.122 en direction du Causse de la Selle et la suivre jusqu'au moulin de Bertrand. Il faut suivre ensuite la piste qui débute avant le pont et qui longe l'Hérault vers l'aval en rive gauche. La cavité s'ouvre 1500m plus loin en contrebas de la piste.
Un autre accès est possible par le plateau en passant par la ferme de "la Conque".
Historique
Découvert et exploré sur 200m par le S.C.M en 1963.
En 1973, le C.L.P.A. entreprend deux dynamitages (dont un dans le siphon) pour explorer plusieurs siphons jusqu'au terminus actuel.
Description
Le porche d'entrée (2,5x1m) se poursuit par un passage étroit puis un laminoir (4x0,8m) se dirigeant plein Nord sur 15m, puis N.O sur 10m.
Après avoir franchi une laisse d'eau, le laminoir se poursuit sur 12m (3x1m) N.NE. La voûte se redresse ensuite puis le laminoir (3x1,3m) continue sur 18m et bute sur le siphon après un R.2.
Le S.1 (20m; -2) est étroit et argileux, suivent ensuite 100m de conduite forcée exondée (3x3m) menant à l'escalade de 8m derrière laquelle s'enchaînent les 4 autres siphons. Arrêt sur diaclase impénétrable après 150m de conduits noyés au total.
Karstologie
La cavité se développe dans les calcaires dolomitiques du Bathonien et fonctionne comme exsurgence temporaire.
Exploration (2020)
Septembre 2020
La topo a été faite depuis le terminus de l’explo jusqu’au point topo au niveau de la vasque du S2. Soit 307,5m au total dont 188m de première.
Je vous propose la description suivante :
S2 (48m;-3) ; 57m de galerie descendante ; S3 (25m;-3) dans lequel se situait le terminus de 1973.
36m d’intersiphon ; S.4 (24m;-3) ; 8m ; S.5 (45m;-3) ; 59m d’exondé jusqu’à l’escalade qui matérialise le terminus de l’exploration d’aujourd’hui.
Arrêt sur escalade facile, avec un élastique de cham- bre à air sur un caillou et une inscription CLPA 2020 dans l’argile. ça continue, je me suis arrêté car j’étais en limite de temps et je voulais prendre le temps de lever la topo correctement au retour.
Suite Nord-est, 470m de réseau....l’aven 1 de conquette est au nord-est et à 500 à vol d’oiseau, et souffle du CO2 comme la galerie exondée de la grotte de la tombe du soldat . Intéressant.
Petit point après calculs :
- Descriptif Explokarts N°1 expédition de 1973 : 50 de développement (dont 130 m de siphon)
- Expédition de 2020 mise à jour du topo de 1973 (topo JPR + FRANK moins les 188 de première) :
282.5 de développement (dont 159 m de siphon)
- Expédition de 2020 total développement avec première : 282.5 + 188 = 470.5 de développement arrêt sur escalade «facile» et manque de temps
15 avril 2021 Aujourd’hui, il y avait une chauve-souris dans la galerie d’entrée. Les gours étaient pleins et le pre- mier siphon se trouvait au pied de l’étroiture ver- ticale. C’était un peu in- time pour s’équiper mais c’était possible. Nous avons eu la place pour deux plongeurs en nouéquipant l’un après l’autre et en se faisant passer le matériel par Guilhem et Jean-Marie, positionnés au-dessus de l’étroiture.
Le premier siphon (à sec l’été dernier) mesurait moins de 30 m de long, avec une cloche au milieu. Au siphon 2, le niveau est un petit peu plus haut qu’en septembre, tout le sable est sous l’eau, affleure parfois.
Entre S2 et S.3, un mince filet d’eau, issu d’une gale- rie latérale impénétrable, s’écoule vers le S3.
L’eau des siphons est claire, sauf dans le der- nier, où des strates d’eau chargée se présen- tent à l’approche de la surface côté amont.
Les pluies du week-end en sont certaine- ment la cause. En sortant du S5, je traverse le lac, me déleste des bouteilles et rejoins ra- pidement le terminus de septembre dernier. La verticale, la belle arche rocheuse qui traverse la galerie dans sa largeur, l’inscription « CLPA 2020 » et l’anneau de chambre à air sur un rocher l’attes- tent.
J’attaque l’escalade en visant, environ 8m au-dessus de moi, une jolie stalactite. Première surprise, 3m au-dessus du sol, un petit replat marque l’amorce d’une galerie basse, hérissée de lames rocheuses. A mon âge, on est moins souple et comme je ne suis pas du genre à courber l’échine, je favorise la poursuite de l’ascension, en remettant à la descente l’exploration de ce départ si la suite n’a rien donné. Deuxième surprise, en arrivant au niveau de la concrétion visible depuis le bas de l’escalade (en- viron 7m de haut), une autre galerie, un laminoir argileux, s’engage aussi vers le nord-est. Comme à mon âge on devient précieux, je rechigne à m’al- longer dans l’argile et favorise la poursuite de
l’ascension, en remettant à la descente l’exploration de ce départ si la suite n’a rien donné.
La présence de CO2 est perceptible mais peu in- commodante. Il faut juste tempérer son ardeur ex- ploratoire et prendre le temps de souffler si on s’est emballé. A l’arrêt, on respire correctement.
Un ultime passage vertical m’amène enfin à un conduit horizontal. Je suis remonté de 10m depuis la base. Je progresse à quatre pattes dans une ga- lerie hérissée d’aspérités rocheuses, et flanquée, en rive droite, d’un shunt amorcé par une belle fractu- re ascendante concrétionnée. Rapidement, au bout de 20m, je débouche en tête d’un ressaut argileux passé lequel une suite prometteuse se présente. Si la descente est envisageable, une remontée est am- bitieuse, voire illusoire.
J’ai laissé le bout de corde à mi-hauteur de l’escala- de, je vais redescendre le chercher et je reviens avec. Retour en levant la topographie jusqu’à l’amorce de la galerie médiane, celle qui débute par le laminoir argileux.
En reconsidérant la chose, j’opte pour aller voir ce laminoir dont le niveau semble correspondre à la suite aperçue depuis le haut du ressaut. Si on pou- vait shunter la fin de l’escalade et le ressaut terminal, ce serait une aubaine. Surtout s’il y avait d’autres siphons en amont, imposant le transport de bou- teilles de plongée.
Un bref ramping argileux rejoint une galerie plus ample, dont les dimensions s’amplifient au fur et à mesure de la progression. Par endroits, il y a presque deux mètres de haut pour trois de large. Rapidement, je rejoins la base du ressaut termi- nal de la galerie supérieure. Une jonction bienve- nue. Pour franchir un passage cintré en largeur, je prends appui sur une paroi et décroche un bloc de
50cm x 30 cm. Du coup, je dégage une autre aspé- rité qui restreignait le passage façon Van Damme. Il n’est pas trop dur de se sentir fort dans la dolomie.
Un petit lac, un dernier ressaut ascendant, un tronçon de galerie spacieux débouche en tête d’un puits d’environ 6m, au contact d’une fracture majeure.
Après 85m de galerie depuis le laminoir argileux. Serait-ce la faille marquée sur les cartes et vers laquelle se dirige résolument la cavité ? On
dirait bien. Le conduit vient buter contre la cassure, mais se prolonge en contrebas, et vers le nord-est, au-delà d’un pincement ponctuel.
Dans la portée des phares, du noir… Peut-être un plan d’eau à une quinzaine de mètres. Il faudra re- venir avec cordes, amarrages et agrès, car il est im- possible de descendre l’obstacle à mains nues. Et encore moins de remonter.
Retour en topographiant. En aval du lac, un méan- dre très étroit, abrasif s’engage au sol.
Celui-là, dans un élan de mansuétude, je le laisse aux générations futures.
Revenu à l’escalade, je poursuis la descente graduel- le. Dernier palier avant le sol, le départ le plus étroit demeure à investir. Confortable sur le timing, je re- monte une petite quarantaine de mètres dans l’actif jusqu’à une salle de 3m de haut, au pied de laquelle un filet d’eau sourd d’une fissure horizontale rigou- reusement impénétrable. Le report topographique positionne ce terminus à proximité de l’amorce de méandre étroit dans la galerie médiane. Pas trop de potentiel pour les générations futures de ce côté-là.
Il faudra qu’elles cherchent ailleurs.
Dernière séance topo et retour vers la surface où je retrouve Patrick à la sortie du siphon, puis le reste de l’équipe. Le coup de main salvateur pour remonter le matériel est bénéfique, après un décrassage bienvenu dans l’Hérault.
Bilan : 141m de première topographiés en trois galeries superposées. La galerie inférieure est un actif qui devient impénétrable, la galerie médiane bute sur un puits à équiper sur un miroir de faille pro- metteur (images à venir) et la supérieure rejoint la galerie médiane à mi parcours.
L’actif est modeste (équivalent de deux doigts) mais il est là. Il y avait du CO2 dans la partie terminale, mais pas plus qu’en septembre. Toujours beaucoup de vie dans les siphons (niphargus, crevettes).
Le développement de la cavité est de 612m… et ça continue.
Nous avons accroché le fluocapteur au bout de la corde qui équipe le ressaut. Grand merci à toutes et tous pour votre aide précieuse au transport du matériel.
CLPA : Jean-Marie et Pauline Catuogno, Guillaume Leguen, Severine Duprat.SCM : Olivier Aucourt
Plongeurs : Patrick Labadie, Frank Vasseur
Frank Vasseur
Caractéristiques
- Altitude
- 97 m
- Longueur
- 350 m
- Profondeur
- 0 m
- Remontée
- 0 m
- Massif
- Bassin
- Région
- OCCITANIE
- Pays
- FR
- Latitude
- 43.79156
- Longitude
- 3.66854
- Siphon
- Oui
- Opérateur
- MOUNEYRAT PASCAL
- Maj
- 2026-08-28
- GrottoCenter
- 1453