← Localiser

P40 (LE) [LE P40 DE LA DENT DE CROLLES]

· SAINT PIERRE DE CHARTREUSE · ISERE (38)

Fiche mise à jour depuis GrottoCenter (entrée 37213).

Description

Pas de description.

Caractéristiques

Altitude
195 m
Longueur
55000 m
Profondeur
673 m
Remontée
0 m
Massif
DENT DE CROLLES (RESEAU DE LA)
Bassin
Région
Pays
FR
Latitude
45.31256
Longitude
5.85357
Siphon
Non
Opérateur
MOUNEYRAT PASCAL
Maj
2026-08-27
GrottoCenter
37213

Description GrottoCenter

Source : GrottoCenter API · entrée 37213

Entrée : P40 de la Dent de Crolles (Gouffre) Cavité : Dent de Crolles (réseau de la) Commune : Saint-Pierre-de-Chartreuse Département : Isère Pays : FR Distance : 0.5 m ============================== AUTEUR FICHE ============================== Fred Mazoyer ============================== AUTEUR CAVITé ============================== Biboc ============================== LONGUEUR ============================== 55000 ============================== PROFONDEUR ============================== 681 ============================== DISTANCE GPS ============================== 0.5 m ============================== DESCRIPTION ============================== Acces / localisation Accès et situation Approche : Col du Coq - Col des Ayes - Pré qui Tue – Pas de l’Oeille – Plateau de la Dent. Du parking du Col du Coq (sous le col) prendre le sentier qui monte au Col des Ayes puis monter le Pré qui Tue. Laisser à gauche l’accès menant au Trou du Glaz et poursuivre en direction du Pas de l’Oeille. Arrivé sur le plateau, seul un GPS permet de trouver à coup sûr l’entrée lorsqu’on ne la connait pas. Les coordonnées du P40 sont les suivantes (altitude = 1930m) : * WGS84 : Latitude = 45°18’45,20’’N ; Longitude = 05°51’12,86’’E * Lambert 3 sud (km) : X = 875,740 ; Y = 3340,630 * UTM 31T (m) : X = 723678 ; Y = 5021634 Arrivé devant l’entrée, une plaque assez discrète fixée sur la roche identifie le P40. ATTENTION : Durant les périodes d’enneigement, l’accès au plateau de la Dent de Crolles est extrêmement dangereux. De plus, l’entrée du P40 se situant dans une zone de lapiaz, le risque de chute au travers de ponts de neige y est très important. L’accès au P40 est également fortement déconseillé en cas de mauvaise visibilIté (nuages sur le plateau, brouillard, ...). Source : * Spéléo SecourS Isère (SSSI), "Réseau de la Dent de Crolles - Descriptif détaillé de la Traversée P40 - Glaz" : https://www.sssi.fr/topos/P40-Glaz.pdf Description Réseau de la Dent de Crolles - site en anglais : Voir aussi le site Réseau de la Dent de Crolles (en anglais) de John Gardner : https://www.braemoor.co.uk/crolles/index.shtml Description Un réseau souterrain majeur et emblématique : Le réseau souterrain de la Dent de Crolles, au cœur de la Chartreuse, constitue l’un des systèmes spéléologiques les plus remarquables d’Europe. Avec près de 60 kilomètres de galeries et de multiples d’entrées réparties entre 1 300 et plus de 2 000 mètres d’altitude, il offre de nombreuses traversées variées mêlant puits, méandres étroits et vastes galeries fossiles. Considéré, de 1944 à 1953, comme la cavité naturelle la plus profonde du monde, il demeure aujourd’hui un site de référence pour les spéléologues. La dent de Crolles compte en 2023, dix-huit entrées distinctes : * l'exsurgence du Guiers Mort (1 334 m), * la grotte Bis, * le trou du Glaz (1 692 m), * la grotte Annette (1 718 m), * la grotte Chevalier (1 701 m), * la grotte des Montagnards (1 749 m), * la grotte des Excités (1 751 m), * l'entrée des Artistes (1 744 m), * le Balcon (1 750 m), * le nid de Choucas (1 890 m), * le gouffre Thérèse (1 933 m), * le gouffre P40 (1 939 m), * le gouffre des Quanta (1 937 m), * le gouffre des Cartusiens (1 783 m), * le gouffre Bob Vouay (2 015 m), * le gouffre Pulpite (1 900 m), * le gouffre du Cœur (1 905 m) * l'entrée baptisée Maxi Méga Marmotte proche de la grotte Chevalier (1 679 m), * la grotte Petzl (1 688 m) est isolée du reste du réseau par une trémie. Cet important réseau offre plusieurs possibilités de traversées et lui assurent une importante notoriété parmi les spéléologues du monde entier. - La traversée entre le trou du Glaz et la grotte Annette est la plus classique et la plus accessible pour les débutants, avec uniquement six passages en rappel de trente mètres maximum, pour une durée d'environ six heures. - La traversée entre le P40 et le trou du Glaz offre 249 mètres de dénivelé, quelques puits arrosés dans la partie basse et des méandres relativement étroits qui demandent une bonne technique ; elle peut être enchaînée en traversée jusqu'à l'exsurgence, avec un passage intermédiaire à hauteur du puits P36 un peu plus technique mais débouchant sur de vastes galeries fossiles soumises à des courants d'air. Chacun des deux tronçons de cette traversée nécessite six heures de progression. Source : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Dent de Crolles" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dent_de_Crolles Description Topos du Spéléo SecourS Isère (3SI) : En 2026, la 3SI a fait une mise à jour des topos de la plupart des traversées connues de la Dent de Crolles. D'excellente qualité, ils sont disponibles ici : https://www.sssi.fr/cat/topos/ Description Historique des principales explorations : L'exploration des profondeurs de la dent de Crolles débute avant 1806 et est reprise en 1899 à l'instigation d'Henri Ferrand, président de la Société des touristes du Dauphiné. Il fait alors appel à l'un des précurseurs de la spéléologie en France, Édouard-Alfred Martel, qui explore le trou du Glaz. La même année, Ferrand publie un ouvrage intitulé La Chartreuse. Dans les années 1930, les spéléologues parmi lesquels Fernand Petzl et Pierre Chevalier explorent le réseau souterrain de la montagne et parviennent à faire la jonction entre le trou du Glaz et l'exsurgence du Guiers Mort le huit août 1941. Dans le même temps, Besse, Flahu et Flick ouvrent une première voie d'escalade dans la paroi orientale, la voie du JB (ou Jibé), nom inspiré par le dessin naturel de la roche à cet endroit et donné plus tard à une grotte à proximité. Jusque dans la décennie 1940, Petzl et Chevalier, en compagnie d'Annette Bouchacourt, poussent l'exploration du réseau à un niveau tel qu'en août 1944 il devient le plus profond du monde avec 512 mètres. En leur hommage, leurs noms sont donnés à trois grottes dans la paroi orientale. Deux ans plus tard, la grotte Annette est reliée (Annette est décédée en 1944 d'un accident de ski) au trou du Glaz selon une traversée intégrale sud/nord. En mai 1947, le dénivelé négatif est porté à 603 mètres, entre le gouffre P40 et l'exsurgence du Guiers Mort, record mondial conservé jusqu'en 1953. Depuis, de nouvelles explorations ont triplé le développement du réseau souterrain, avec désormais près de soixante kilomètres, et une profondeur de 673 mètres en 2003. Le puits des Cartusiens rejoint le système en 2007. En 2009, le gouffre Bob Vouay situé presque au sommet est relié au réseau alors qu'une onzième entrée a encore été découverte en 2010. Sources : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Dent de Crolles" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dent_de_Crolles * La Dent de Crolles et son réseau souterrain, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, 1997 : https://cds38.org/wp/wp-content/uploads/2016/01/DentDeCrolles22.pdf * Réseau de la Dent de Crolles by John Gardner : https://www.braemoor.co.uk/crolles/index.shtml Description Traversée P40 - Trou du Glaz : Recommandations : Le parcours de cette traversée est très complexe. Certains passages, s’ils sont mal interprétés, conduisent à un égarement dans d’autres parties du réseau de la Dent de Crolles. Il est donc indispensable d’avoir sur soi la topo, le descriptif et une boussole. Risque de crues très important dans les Puits du Balcon et au Puits de la Douche (en cas d’orage ou en période de fonte des neiges). Étapes : P40 - Puits du Cabri - Galerie d’York - Puits des 3 Sœurs- Méandre de 50 mètres - Puits des Orbitolines- Méandre de 90 mètres - Puits des Pompiers - Méandre « dit de 23m » - Puits du Balcon (x4) - Puits de la Douche - Dalle stalagmitique - Carrefour Puits de la Lanterne - Grande Galerie du Glaz Itinéraire : P40↓(32m) - Puits du Cabri↓(4m) - Galerie d’York - P4↑ - Puits des 3 Sœurs↓(20m+12m) - Méandre de 50 mètres - Puits des Orbitolines↓(8m+4m) - R3↓ - Méandre de 90 mètres - Puits des Pompiers↓(10m) - Méandre « dit de 23m » - Puits du Balcon↓(22m+16m+18m+25m) - Puits de la Douche↓(25m) - Dalle stalagmitique - Carrefour Puits de la Lanterne - Grande Galerie du Glaz. Descriptif : Le puits d’entrée fait, en réalité, 32 mètres. Une main courante à demeure permet d’accéder aux amarrages (chaine + maillon rapide) de la tête de puits. Cette tête de puits est assez étroite mais positionne l’équipeur directement au-dessus du vide. La descente amorcée, le puits s’élargit immédiatement et se descend d’un seul jet. Arrivé au bas du puits d’entrée, on se retrouve les deux pieds sur un éboulis. Remonter cet éboulis et repérer, droit devant soi, une fissure verticale qui démarre au ras du sol. La suite est là. Cette fissure donne accès à un petit espace, puis à un petit ressaut que l’on descend. On arrive alors à la tête du Puits du Cabri (corde équipée en fixe), qui est en réalité une étroiture verticale d’environ 4 mètres de haut et qu’il faut descendre. Les gabarits moyens et forts la trouveront probablement pénible à franchir. Une fois descendu le Puits du Cabri et face au puits, la suite est, elle aussi, en face (pas d’autres choix possibles). On entre dans la Galerie d’York. Cette galerie commence par un laminoir au sol patiné et glissant. On y progresse allongé ou à 4 pattes. Puis, la galerie prend de l’ampleur. Elle alterne alors des passages avec blocs, des passages au ras du sol, des passages descendants. La Galerie d’York possède actuellement (date ?) un balisage. Il est un peu vétuste, mais demeure fiable. Ce balisage se compose de rubalises orange et de flèches noires tracées sur les parois. A chaque « carrefour clé », on suivra donc au choix la rubalise ou la flèche noire ou bien parfois les 2 à la fois, suivant ce qui se présente. Vers la fin de la Galerie d’York (et suite à un passage légèrement descendant), le spéléo aura envie de poursuivre dans un passage se présentant droit devant lui. Cependant, sur la paroi de droite, une croix noire indique que la suite n’est pas par là. La suite est, en fait, quasiment derrière soi, sur la droite. Cette suite est un nouveau passage descendant et balisé par une flèche noire. On arrive alors rapidement à un dernier passage au ras du sol, qui nous fait déboucher dans une salle de belles dimensions. Cette salle est caractéristique car, pour la première fois depuis l’entrée, on y entend l’eau couler. Arrivé dans cette salle, ne surtout pas s’engager en face de soi (c’est à dire dans la descente où l’on entend l’eau couler). La suite est en fait sur la droite, où un passage de plein pied suivi d’une courte grimpette, donne immédiatement accès à une corde installée en fixe. Nous sommes au pied du P4, qu’il faut remonter. Arrivé en haut du puits, on s’engage dans un court méandre confortable. A la sortie de ce méandre, on descend un puits de 4 mètres, arrosé. Puis, on atteint la tête du Puits des 3 Sœurs (l’équipement permettant de poser les rappels se trouvant alors sur la paroi de droite en sortant du méandre). Attention : la plupart des descriptifs indiquent de descendre ce puits sur 14 mètres et de ne surtout pas aller plus bas. Cette information est erronée. Il faut descendre ce puits des 3 sœurs jusqu’en bas. Il est difficile d’éviter les frottements de la corde sur la paroi et il faut être précautionneux dans son positionnement tout au long de la descente. La descente du Puits des 3 Sœurs nécessite les 2 cordes de 35 mètres. Du rappel chaîné en sommet de puits, il faut ignorer le premier puits où coule l’eau et descendre du côté sec du puits. Une fois engagé dans la partie verticale, en arrivant au niveau d’un gros bloc suspendu, une quinzaine de mètres plus bas, repérer sur la droite un relais rudimentaire. En utilisant ce dernier on évite le risque de coincer le rappel sur le bloc suspendu. Ensuite, de ce relais, descendre encore une dizaine de mètres jusqu’à la base du puits. A l’arrivée en bas du puits, étant dos à la paroi que l’on a descendue, on remarque un autre puits arrosé sur la droite et un départ de méandre sur la gauche. La suite est à gauche. Le méandre est équipé d’une main courante. La progression dans ce méandre commence par un virage à droite et se fait sur quelques mètres. On bute alors sur un relais. Il faut descendre environ de 3-4 m (ne pas descendre plus bas car cela mène vers le Réseau des Polonais) et s’engager dans un passage bas, face à soi menant à un méandre suspendu. Ce méandre d’une cinquantaine de mètres, légèrement descendant, se passe aisément en restant au plancher. Il faut faire attention à plusieurs départs de puits au sol, qui doivent être enjambés lors du cheminement. On aboutit en bout de méandre à 2 puits successifs de 8 et 4 mètres que l’on descend. C’est le Puits des Orbitolines. Arrivé en bas du second puits, dos à la paroi que l’on vient de descendre, la suite est à gauche (la droite menant au Réseau des Polonais). On trouve, à quelques mètres sur la gauche, la chaîne permettant de descendre un ressaut de 3 mètres qui nous amène dans la partie haute du méandre de 90 mètres. On continue en face du ressaut d’où l’on vient. On progresse en haut du méandre sur environ 50 mètres. La progression est assez instinctive à ce niveau. Ce n’est jamais bien large mais en dessous, ça l’est encore moins. La décision de descendre plus bas se fait en général peu après une suite de virages droite-gauche en Z, et là où l’on voit le méandre s’élargir en dessous et prendre des proportions plus adaptées pour une progression aisée. On descend alors progressivement jusqu’au plancher que l’on ne quittera plus jusqu’au Puits des Pompiers (terminus du méandre de 90 m) et que l’on descend. Ce puits d’une dizaine de mètres est un moment de répit entre le méandre que l’on vient de terminer et le suivant (qui fait bien plus que les 23 mètres indiqués dans la plupart des descriptifs !). Ce méandre part du bas du Puits des Pompiers, en face de là où l’on est descendu. Il se parcourt en grande partie au niveau du plancher, parfois un peu plus haut, mais pas beaucoup. Il y a un petit ressaut à descendre en cours de progression. Faire attention également aux départs de puits au plancher. Il faut ignorer les cordes remontantes que l’on rencontre et on finit par atteindre une main courante qui amène en haut du premier Puits du Balcon. On va alors descendre en tout 5 puits de 16 à 25 mètres (4 Puits du Balcon et le Puits de la Douche), et non 4 comme souvent dit dans les descriptifs. Ces puits s’enchaînent et sont très beaux. Attention cependant à cette enfilade de puits qui peuvent être très dangereux en cas de crue (orage, fonte, …). Le Puits de la Douche mène à la Salle de la Douche, points bas de cette traversée. La sortie de la Salle de la Douche se fait par un petit bout de méandre qui part un petit peu en contrebas de la salle. On arrive rapidement à un carrefour en T et on devine, sur la gauche, une galerie en hauteur. On escalade les 3 mètres pour se rétablir sur une dalle stalagmitique de belle épaisseur. On continue sur la gauche, dans la galerie légèrement descendante, pour aller vers le Trou du Glaz. On rencontre 2 carrefours significatifs que l’on prendra à gauche, avant de passer devant l’accès aux Puits de la Lanterne. On continue alors dans la galerie principale sur environ 350 mètres, jusqu’à la sortie au Trou du Glaz. Source : * Spéléo SecourS Isère (SSSI), "Réseau de la Dent de Crolles - Descriptif détaillé de la Traversée P40 - Glaz" : https://www.sssi.fr/topos/P40-Glaz.pdf Historique Voir le livre: La Dent de Crolles et son réseau souterrain [ http://cds38.org/wp/wp-content/uploads/2016/01/DentDeCrolles22.pdf ] ============================== STRATIGRAPHIE ============================== Q35758 ============================== BIBLIOGRAPHIE ============================== Plan schèmatique du Réseau souterrain de la Dent de Crolles La dent de crolles souterraine P 40 ============================== HYDROGéOLOGIE ============================== Un réseau souterrain majeur et emblématique : Le réseau souterrain de la Dent de Crolles, au cœur de la Chartreuse, constitue l’un des systèmes spéléologiques les plus remarquables d’Europe. Avec près de 60 kilomètres de galeries et de multiples d’entrées réparties entre 1 300 et plus de 2 000 mètres d’altitude, il offre de nombreuses traversées variées mêlant puits, méandres étroits et vastes galeries fossiles. Considéré, de 1944 à 1953, comme la cavité naturelle la plus profonde du monde, il demeure aujourd’hui un site de référence pour les spéléologues. La dent de Crolles compte en 2023, dix-huit entrées distinctes : * l'exsurgence du Guiers Mort (1 334 m), * la grotte Bis, * le trou du Glaz (1 692 m), * la grotte Annette (1 718 m), * la grotte Chevalier (1 701 m), * la grotte des Montagnards (1 749 m), * la grotte des Excités (1 751 m), * l'entrée des Artistes (1 744 m), * le Balcon (1 750 m), * le nid de Choucas (1 890 m), * le gouffre Thérèse (1 933 m), * le gouffre P40 (1 939 m), * le gouffre des Quanta (1 937 m), * le gouffre des Cartusiens (1 783 m), * le gouffre Bob Vouay (2 015 m), * le gouffre Pulpite (1 900 m), * le gouffre du Cœur (1 905 m) * l'entrée baptisée Maxi Méga Marmotte proche de la grotte Chevalier (1 679 m), * la grotte Petzl (1 688 m) est isolée du reste du réseau par une trémie. Cet important réseau offre plusieurs possibilités de traversées et lui assurent une importante notoriété parmi les spéléologues du monde entier. - La traversée entre le trou du Glaz et la grotte Annette est la plus classique et la plus accessible pour les débutants, avec uniquement six passages en rappel de trente mètres maximum, pour une durée d'environ six heures. - La traversée entre le P40 et le trou du Glaz offre 249 mètres de dénivelé, quelques puits arrosés dans la partie basse et des méandres relativement étroits qui demandent une bonne technique ; elle peut être enchaînée en traversée jusqu'à l'exsurgence, avec un passage intermédiaire à hauteur du puits P36 un peu plus technique mais débouchant sur de vastes galeries fossiles soumises à des courants d'air. Chacun des deux tronçons de cette traversée nécessite six heures de progression. Source : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Dent de Crolles" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dent_de_Crolles Historique des principales explorations : L'exploration des profondeurs de la dent de Crolles débute avant 1806 et est reprise en 1899 à l'instigation d'Henri Ferrand, président de la Société des touristes du Dauphiné. Il fait alors appel à l'un des précurseurs de la spéléologie en France, Édouard-Alfred Martel, qui explore le trou du Glaz. La même année, Ferrand publie un ouvrage intitulé La Chartreuse. Dans les années 1930, les spéléologues parmi lesquels Fernand Petzl et Pierre Chevalier explorent le réseau souterrain de la montagne et parviennent à faire la jonction entre le trou du Glaz et l'exsurgence du Guiers Mort le huit août 1941. Dans le même temps, Besse, Flahu et Flick ouvrent une première voie d'escalade dans la paroi orientale, la voie du JB (ou Jibé), nom inspiré par le dessin naturel de la roche à cet endroit et donné plus tard à une grotte à proximité. Jusque dans la décennie 1940, Petzl et Chevalier, en compagnie d'Annette Bouchacourt, poussent l'exploration du réseau à un niveau tel qu'en août 1944 il devient le plus profond du monde avec 512 mètres. En leur hommage, leurs noms sont donnés à trois grottes dans la paroi orientale. Deux ans plus tard, la grotte Annette est reliée (Annette est décédée en 1944 d'un accident de ski) au trou du Glaz selon une traversée intégrale sud/nord. En mai 1947, le dénivelé négatif est porté à 603 mètres, entre le gouffre P40 et l'exsurgence du Guiers Mort, record mondial conservé jusqu'en 1953. Depuis, de nouvelles explorations ont triplé le développement du réseau souterrain, avec désormais près de soixante kilomètres, et une profondeur de 673 mètres en 2003. Le puits des Cartusiens rejoint le système en 2007. En 2009, le gouffre Bob Vouay situé presque au sommet est relié au réseau alors qu'une onzième entrée a encore été découverte en 2010. Sources : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Dent de Crolles" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dent_de_Crolles * La Dent de Crolles et son réseau souterrain, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, 1997 : https://cds38.org/wp/wp-content/uploads/2016/01/DentDeCrolles22.pdf * Réseau de la Dent de Crolles by John Gardner : https://www.braemoor.co.uk/crolles/index.shtml Traversée P40 - Trou du Glaz : Recommandations : Le parcours de cette traversée est très complexe. Certains passages, s’ils sont mal interprétés, conduisent à un égarement dans d’autres parties du réseau de la Dent de Crolles. Il est donc indispensable d’avoir sur soi la topo, le descriptif et une boussole. Risque de crues très important dans les Puits du Balcon et au Puits de la Douche (en cas d’orage ou en période de fonte des neiges). Étapes : P40 - Puits du Cabri - Galerie d’York - Puits des 3 Sœurs- Méandre de 50 mètres - Puits des Orbitolines- Méandre de 90 mètres - Puits des Pompiers - Méandre « dit de 23m » - Puits du Balcon (x4) - Puits de la Douche - Dalle stalagmitique - Carrefour Puits de la Lanterne - Grande Galerie du Glaz Itinéraire : P40↓(32m) - Puits du Cabri↓(4m) - Galerie d’York - P4↑ - Puits des 3 Sœurs↓(20m+12m) - Méandre de 50 mètres - Puits des Orbitolines↓(8m+4m) - R3↓ - Méandre de 90 mètres - Puits des Pompiers↓(10m) - Méandre « dit de 23m » - Puits du Balcon↓(22m+16m+18m+25m) - Puits de la Douche↓(25m) - Dalle stalagmitique - Carrefour Puits de la Lanterne - Grande Galerie du Glaz. Descriptif : Le puits d’entrée fait, en réalité, 32 mètres. Une main courante à demeure permet d’accéder aux amarrages (chaine + maillon rapide) de la tête de puits. Cette tête de puits est assez étroite mais positionne l’équipeur directement au-dessus du vide. La descente amorcée, le puits s’élargit immédiatement et se descend d’un seul jet. Arrivé au bas du puits d’entrée, on se retrouve les deux pieds sur un éboulis. Remonter cet éboulis et repérer, droit devant soi, une fissure verticale qui démarre au ras du sol. La suite est là. Cette fissure donne accès à un petit espace, puis à un petit ressaut que l’on descend. On arrive alors à la tête du Puits du Cabri (corde équipée en fixe), qui est en réalité une étroiture verticale d’environ 4 mètres de haut et qu’il faut descendre. Les gabarits moyens et forts la trouveront probablement pénible à franchir. Une fois descendu le Puits du Cabri et face au puits, la suite est, elle aussi, en face (pas d’autres choix possibles). On entre dans la Galerie d’York. Cette galerie commence par un laminoir au sol patiné et glissant. On y progresse allongé ou à 4 pattes. Puis, la galerie prend de l’ampleur. Elle alterne alors des passages avec blocs, des passages au ras du sol, des passages descendants. La Galerie d’York possède actuellement (date ?) un balisage. Il est un peu vétuste, mais demeure fiable. Ce balisage se compose de rubalises orange et de flèches noires tracées sur les parois. A chaque « carrefour clé », on suivra donc au choix la rubalise ou la flèche noire ou bien parfois les 2 à la fois, suivant ce qui se présente. Vers la fin de la Galerie d’York (et suite à un passage légèrement descendant), le spéléo aura envie de poursuivre dans un passage se présentant droit devant lui. Cependant, sur la paroi de droite, une croix noire indique que la suite n’est pas par là. La suite est, en fait, quasiment derrière soi, sur la droite. Cette suite est un nouveau passage descendant et balisé par une flèche noire. On arrive alors rapidement à un dernier passage au ras du sol, qui nous fait déboucher dans une salle de belles dimensions. Cette salle est caractéristique car, pour la première fois depuis l’entrée, on y entend l’eau couler. Arrivé dans cette salle, ne surtout pas s’engager en face de soi (c’est à dire dans la descente où l’on entend l’eau couler). La suite est en fait sur la droite, où un passage de plein pied suivi d’une courte grimpette, donne immédiatement accès à une corde installée en fixe. Nous sommes au pied du P4, qu’il faut remonter. Arrivé en haut du puits, on s’engage dans un court méandre confortable. A la sortie de ce méandre, on descend un puits de 4 mètres, arrosé. Puis, on atteint la tête du Puits des 3 Sœurs (l’équipement permettant de poser les rappels se trouvant alors sur la paroi de droite en sortant du méandre). Attention : la plupart des descriptifs indiquent de descendre ce puits sur 14 mètres et de ne surtout pas aller plus bas. Cette information est erronée. Il faut descendre ce puits des 3 sœurs jusqu’en bas. Il est difficile d’éviter les frottements de la corde sur la paroi et il faut être précautionneux dans son positionnement tout au long de la descente. La descente du Puits des 3 Sœurs nécessite les 2 cordes de 35 mètres. Du rappel chaîné en sommet de puits, il faut ignorer le premier puits où coule l’eau et descendre du côté sec du puits. Une fois engagé dans la partie verticale, en arrivant au niveau d’un gros bloc suspendu, une quinzaine de mètres plus bas, repérer sur la droite un relais rudimentaire. En utilisant ce dernier on évite le risque de coincer le rappel sur le bloc suspendu. Ensuite, de ce relais, descendre encore une dizaine de mètres jusqu’à la base du puits. A l’arrivée en bas du puits, étant dos à la paroi que l’on a descendue, on remarque un autre puits arrosé sur la droite et un départ de méandre sur la gauche. La suite est à gauche. Le méandre est équipé d’une main courante. La progression dans ce méandre commence par un virage à droite et se fait sur quelques mètres. On bute alors sur un relais. Il faut descendre environ de 3-4 m (ne pas descendre plus bas car cela mène vers le Réseau des Polonais) et s’engager dans un passage bas, face à soi menant à un méandre suspendu. Ce méandre d’une cinquantaine de mètres, légèrement descendant, se passe aisément en restant au plancher. Il faut faire attention à plusieurs départs de puits au sol, qui doivent être enjambés lors du cheminement. On aboutit en bout de méandre à 2 puits successifs de 8 et 4 mètres que l’on descend. C’est le Puits des Orbitolines. Arrivé en bas du second puits, dos à la paroi que l’on vient de descendre, la suite est à gauche (la droite menant au Réseau des Polonais). On trouve, à quelques mètres sur la gauche, la chaîne permettant de descendre un ressaut de 3 mètres qui nous amène dans la partie haute du méandre de 90 mètres. On continue en face du ressaut d’où l’on vient. On progresse en haut du méandre sur environ 50 mètres. La progression est assez instinctive à ce niveau. Ce n’est jamais bien large mais en dessous, ça l’est encore moins. La décision de descendre plus bas se fait en général peu après une suite de virages droite-gauche en Z, et là où l’on voit le méandre s’élargir en dessous et prendre des proportions plus adaptées pour une progression aisée. On descend alors progressivement jusqu’au plancher que l’on ne quittera plus jusqu’au Puits des Pompiers (terminus du méandre de 90 m) et que l’on descend. Ce puits d’une dizaine de mètres est un moment de répit entre le méandre que l’on vient de terminer et le suivant (qui fait bien plus que les 23 mètres indiqués dans la plupart des descriptifs !). Ce méandre part du bas du Puits des Pompiers, en face de là où l’on est descendu. Il se parcourt en grande partie au niveau du plancher, parfois un peu plus haut, mais pas beaucoup. Il y a un petit ressaut à descendre en cours de progression. Faire attention également aux départs de puits au plancher. Il faut ignorer les cordes remontantes que l’on rencontre et on finit par atteindre une main courante qui amène en haut du premier Puits du Balcon. On va alors descendre en tout 5 puits de 16 à 25 mètres (4 Puits du Balcon et le Puits de la Douche), et non 4 comme souvent dit dans les descriptifs. Ces puits s’enchaînent et sont très beaux. Attention cependant à cette enfilade de puits qui peuvent être très dangereux en cas de crue (orage, fonte, …). Le Puits de la Douche mène à la Salle de la Douche, points bas de cette traversée. La sortie de la Salle de la Douche se fait par un petit bout de méandre qui part un petit peu en contrebas de la salle. On arrive rapidement à un carrefour en T et on devine, sur la gauche, une galerie en hauteur. On escalade les 3 mètres pour se rétablir sur une dalle stalagmitique de belle épaisseur. On continue sur la gauche, dans la galerie légèrement descendante, pour aller vers le Trou du Glaz. On rencontre 2 carrefours significatifs que l’on prendra à gauche, avant de passer devant l’accès aux Puits de la Lanterne. On continue alors dans la galerie principale sur environ 350 mètres, jusqu’à la sortie au Trou du Glaz. Source : * Spéléo SecourS Isère (SSSI), "Réseau de la Dent de Crolles - Descriptif détaillé de la Traversée P40 - Glaz" : https://www.sssi.fr/topos/P40-Glaz.pdf Accès et situation : Approche : Col du Coq - Col des Ayes - Pré qui Tue – Pas de l’Oeille – Plateau de la Dent. Du parking du Col du Coq (sous le col) prendre le sentier qui monte au Col des Ayes puis monter le Pré qui Tue. Laisser à gauche l’accès menant au Trou du Glaz et poursuivre en direction du Pas de l’Oeille. Arrivé sur le plateau, seul un GPS permet de trouver à coup sûr l’entrée lorsqu’on ne la connait pas. Les coordonnées du P40 sont les suivantes (altitude = 1930m) : * WGS84 : Latitude = 45°18’45,20’’N ; Longitude = 05°51’12,86’’E * Lambert 3 sud (km) : X = 875,740 ; Y = 3340,630 * UTM 31T (m) : X = 723678 ; Y = 5021634 Arrivé devant l’entrée, une plaque assez discrète fixée sur la roche identifie le P40. ATTENTION : Durant les périodes d’enneigement, l’accès au plateau de la Dent de Crolles est extrêmement dangereux. De plus, l’entrée du P40 se situant dans une zone de lapiaz, le risque de chute au travers de ponts de neige y est très important. L’accès au P40 est également fortement déconseillé en cas de mauvaise visibilIté (nuages sur le plateau, brouillard, ...). Source : * Spéléo SecourS Isère (SSSI), "Réseau de la Dent de Crolles - Descriptif détaillé de la Traversée P40 - Glaz" : https://www.sssi.fr/topos/P40-Glaz.pdf