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TROU QUI SOUFFLE (LE) [TQS]

TROU · Autrans-Méaudre en Vercors · ISERE (38)

Fiche mise à jour depuis GrottoCenter (entrée 20).

Description

Présentation générale : Le réseau du Trou qui souffle est un ensemble de cavités souterraines karstiques du massif du Vercors qui se trouve sur la commune française d'Autrans-Méaudre en Vercors, dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. En 2016, sept entrées sont dénombrées ; ce sont : * le Trou Qui Souffle, * l'Ortovox, * les Saints de Glace, * la Lucarne des Araignées, * leToboggan des Naïades, * l'Orbito * le scialet Gérard Il s'agit, avec son développement de 50 kilomètres, du second réseau le plus long du massif. Depuis l'entrée haute (Toboggan des Naïades) jusqu'au fond (Siphon sud), le dénivelé total du complexe souterrain est de 670 mètres. Source : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Réseau du Trou qui souffle" : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Trou_qui_souffle Hydrogéologie et formation : Le réseau du Trou qui souffle se développe dans les calcaires sénoniens et urgoniens. Le réseau atteint le niveau imperméable de la base du synclinal d'Autrans-Méaudre en Vercors, au niveau du siphon de la Cuspide et du Siphon sud. Les écoulements pérennes dans les réseaux sénoniens] et urgoniens sortent à l'exsurgence de la Goule-Noire, selon les résultats d'une coloration effectuée en 1954. De nombreuses galeries du Sénonien qui reçoivent actuellement des écoulements forment la partie supérieure du complexe (Cigale, réseau Bourgin, Saints de glace,…). Néanmoins les calcaires Urgoniens sont atteints au niveau de l'important collecteur allant du siphon de la Cuspide au fond du scialet de l'Orbito en passant par la Conciergerie, la salle Hydrokarst et la galerie François nord. Un second collecteur dans l'Urgonien, probablement plus ancien, existe ; il s'agit des galeries de Pâques (Pâques sud et Pâques nord). Source : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Réseau du Trou qui souffle" : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Trou_qui_souffle Historique d'exploration : L'entrée dite « Trou qui Souffle » (TQS) est découverte lors de travaux de construction de la route allant du village de Méaudre au pas de Pertuson. André Bourgin, membre du Spéléo-club alpin de Paris (SCAP), l'explore pour la première fois en 1937. Depuis son aménagement en 1990, les Saints de Glace sont l'entrée la plus utilisée du réseau. Il s'agit d'un long méandre débouchant au sommet de la salle Hydrokarst à −226 mètres. 1937-1940 : réseau Bourgin (-200) par André Bourgin 1953 : Condensation, Cigale et Toussaint par les scouts lyonnais du Clan de la Verna 1962 : réseau des Cyclopes par le groupe des Cyclopes, club parisien 1990 : découverte de la seconde entrée par les Spéléologues grenoblois du club alpin français (SGCAF) 2008-2011 : découverte des réseaux de la Truite par le groupe Spéléo-montagne de Fontaine 2012 : jonction TQS - Orbito depuis le scialet de l'Orbito, par le SGCAF La traversée TQS - Saints de Glace est une classique du Vercors très fréquentée par les spéléologues.

Caractéristiques

Altitude
1070 m
Longueur
49300 m
Profondeur
670 m
Remontée
0 m
Massif
Vercors (massif du)
Bassin
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Pays
FR
Latitude
45.150199
Longitude
5.517461
Siphon
Oui
Opérateur
GrottoCenter
Maj
2026-08-27
GrottoCenter
20

Équipement

Aller-retour jusqu'au puits Cigale (SC Tullins - 2020) | maj 09/08/2026 | auteur [object Object] 1. P7 | corde C14 | 1B 1 échelle → 1B 1échelle 2. R3 | 1S | obs. Très facultatif 3. Vire | corde C25 | MC en fixe → 1ILL +1B → 1B → 1B → 1B → 1B 4. P30 | corde C35 | ? ↓(4m) dev/S ou ↓(5m) 2S en Y ↓ 5. P5 | corde C8 | MC en fixe → 2S en Y → 2S en Y ↓ 6. R5 | corde C15 | 2B → 2B ↓ | obs. Facultatif 7. P6 | corde C18 | 2B ↓ 8. Vire de l'homme saoul | corde C22 | 2S en Y → 1S → 1B 9. Salle de la vire +P5 | corde C22 | MC en fixe → 2B→ 1B → 1B→ 1ILL→ 1ILL → 1B ↓ 10. Toboggan de glaise | corde CP | 1S ↓ 11. P12 | corde C52 | MC en fixe → 2B ↓ 12. P11 | corde CP | CP → 2B ↓ → 2B ↓ 13. Galerie de la Condensation 14. Puits Cigale (P38) | corde C50 | 2S→ 2S→ 2S en Y ↓ 15. P4 | corde C10 | 2AN Traversée Trou Qui Souffle → Saints de Glace classique en rappelable - 2xC40 (2026) | maj 09/08/2026 | auteur [object Object] 1. P7 | corde 2xC40 | Barrière | obs. NB : La remontée depuis Hydrokarst doit être équipée en fixe (voir https://grottocenter.org/ui/entrances/21#rigging-25) 2. P30 | Chaîne de rappel 3. P5 | Chaîne de rappel 4. P6 | Chaîne de rappel 5. Salle de la Vire | Chaîne de rappel | obs. Pas besoin d'aller poser la MC au bout de la salle, prendre directement le rappel 6. P12 | Chaîne de rappel 7. P11 | Chaîne de rappel | obs. S'arrêter au second ressaut ! 8. Galerie de la Condensation 9. P7 | Chaîne de rappel 10. P8 | Chaîne de rappel 11. R4 et pente | obs. En fixe 12. P6 | Chaîne de rappel | obs. Passage dans l'Urgonien 13. Multiples puits et ressauts | Chaîne de rappel 14. P11 | Chaîne de rappel 15. Salle de la Conciergerie 16. Pas du Loup | obs. En fixe 17. P5 | obs. En fixe, à remonter 18. Salle Hydrokarst 19. P11 | obs. A remonter 20. P3 + P5 | obs. A remonter 21. P6 | obs. A remonter 22. P4 | obs. A remonter 23. P9 | obs. A remonter 24. P11 | obs. A remonter

Description GrottoCenter

Source : GrottoCenter API · entrée 20

Entrée : Trou Qui Souffle (Scialet du) [TQS] Cavité : Trou Qui Souffle (réseau du) Commune : Autrans-Méaudre en Vercors Département : Isère Pays : FR Distance : 0 m ============================== AUTEUR FICHE ============================== Thomas Cabotiau ============================== AUTEUR CAVITé ============================== Thomas Cabotiau ============================== LONGUEUR ============================== 49300 ============================== PROFONDEUR ============================== 670 ============================== DISTANCE GPS ============================== 0 m ============================== EQUIPEMENT ============================== Aller-retour jusqu'au puits Cigale (SC Tullins - 2020) P7 | corde C14 | 1B 1 échelle → 1B 1échelle R3 | 1S | Très facultatif Vire | corde C25 | MC en fixe → 1ILL +1B → 1B → 1B → 1B → 1B P30 | corde C35 | ? ↓(4m) dev/S ou ↓(5m) 2S en Y ↓ P5 | corde C8 | MC en fixe → 2S en Y → 2S en Y ↓ R5 | corde C15 | 2B → 2B ↓ | Facultatif P6 | corde C18 | 2B ↓ Vire de l'homme saoul | corde C22 | 2S en Y → 1S → 1B Salle de la vire +P5 | corde C22 | MC en fixe → 2B→ 1B → 1B→ 1ILL→ 1ILL → 1B ↓ Toboggan de glaise | corde CP | 1S ↓ P12 | corde C52 | MC en fixe → 2B ↓ P11 | corde CP | CP → 2B ↓ → 2B ↓ Galerie de la Condensation Puits Cigale (P38) | corde C50 | 2S→ 2S→ 2S en Y ↓ P4 | corde C10 | 2AN Traversée Trou Qui Souffle → Saints de Glace classique en rappelable - 2xC40 (2026) P7 | corde 2xC40 | Barrière | NB : La remontée depuis Hydrokarst doit être équipée en fixe (voir https://grottocenter.org/ui/entrances/21#rigging-25) P30 | Chaîne de rappel P5 | Chaîne de rappel P6 | Chaîne de rappel Salle de la Vire | Chaîne de rappel | Pas besoin d'aller poser la MC au bout de la salle, prendre directement le rappel P12 | Chaîne de rappel P11 | Chaîne de rappel | S'arrêter au second ressaut ! Galerie de la Condensation P7 | Chaîne de rappel P8 | Chaîne de rappel R4 et pente | En fixe P6 | Chaîne de rappel | Passage dans l'Urgonien Multiples puits et ressauts | Chaîne de rappel P11 | Chaîne de rappel Salle de la Conciergerie Pas du Loup | En fixe P5 | En fixe, à remonter Salle Hydrokarst P11 | A remonter P3 + P5 | A remonter P6 | A remonter P4 | A remonter P9 | A remonter P11 | A remonter ============================== DESCRIPTION ============================== Acces / localisation Accès L'entrée s'ouvre au bord de la route des Narces, sur la gauche en montant derrière une barrière bleue. Stationner les véhicules 100 mètres plus loin dans le grand virage suivant. En hiver, la route n'est pas déneigée et il faut se garer plus bas. Description Présentation générale : Le réseau du Trou qui souffle est un ensemble de cavités souterraines karstiques du massif du Vercors qui se trouve sur la commune française d'Autrans-Méaudre en Vercors, dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. En 2016, sept entrées sont dénombrées ; ce sont : * le Trou Qui Souffle, * l'Ortovox, * les Saints de Glace, * la Lucarne des Araignées, * leToboggan des Naïades, * l'Orbito * le scialet Gérard Il s'agit, avec son développement de 50 kilomètres, du second réseau le plus long du massif. Depuis l'entrée haute (Toboggan des Naïades) jusqu'au fond (Siphon sud), le dénivelé total du complexe souterrain est de 670 mètres. Source : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Réseau du Trou qui souffle" : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Trou_qui_souffle Description Hydrogéologie et formation : Le réseau du Trou qui souffle se développe dans les calcaires sénoniens et urgoniens. Le réseau atteint le niveau imperméable de la base du synclinal d'Autrans-Méaudre en Vercors, au niveau du siphon de la Cuspide et du Siphon sud. Les écoulements pérennes dans les réseaux sénoniens] et urgoniens sortent à l'exsurgence de la Goule-Noire, selon les résultats d'une coloration effectuée en 1954. De nombreuses galeries du Sénonien qui reçoivent actuellement des écoulements forment la partie supérieure du complexe (Cigale, réseau Bourgin, Saints de glace,…). Néanmoins les calcaires Urgoniens sont atteints au niveau de l'important collecteur allant du siphon de la Cuspide au fond du scialet de l'Orbito en passant par la Conciergerie, la salle Hydrokarst et la galerie François nord. Un second collecteur dans l'Urgonien, probablement plus ancien, existe ; il s'agit des galeries de Pâques (Pâques sud et Pâques nord). Source : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Réseau du Trou qui souffle" : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Trou_qui_souffle Description Historique d'exploration : L'entrée dite « Trou qui Souffle » (TQS) est découverte lors de travaux de construction de la route allant du village de Méaudre au pas de Pertuson. André Bourgin, membre du Spéléo-club alpin de Paris (SCAP), l'explore pour la première fois en 1937. Depuis son aménagement en 1990, les Saints de Glace sont l'entrée la plus utilisée du réseau. Il s'agit d'un long méandre débouchant au sommet de la salle Hydrokarst à −226 mètres. 1937-1940 : réseau Bourgin (-200) par André Bourgin 1953 : Condensation, Cigale et Toussaint par les scouts lyonnais du Clan de la Verna 1962 : réseau des Cyclopes par le groupe des Cyclopes, club parisien 1990 : découverte de la seconde entrée par les Spéléologues grenoblois du club alpin français (SGCAF) 2008-2011 : découverte des réseaux de la Truite par le groupe Spéléo-montagne de Fontaine 2012 : jonction TQS - Orbito depuis le scialet de l'Orbito, par le SGCAF La traversée TQS - Saints de Glace est une classique du Vercors très fréquentée par les spéléologues. Description Traversée Trou Qui Souffle → Saints de Glace classique (par la Galerie François) : ATTENTION : sauf exception, les cordes de remontée dans les Saints de Glace NE sont PAS en place ! Renseignez-vous au préalable, équipez en fixe les Saints de Glace la veille (voir https://grottocenter.org/ui/entrances/21#rigging-25) ou envisagez de faire deux équipes croisées en équipant le Trou Qui Souffle en fixe également. De l’entrée du Trou Qui Souffle jusqu’à la salle Hydrokarst, toutes les mains courantes nécessaires pour la traversée sont en fixe (en 2026) et l’itinéraire est entièrement équipé de chaînes de rappel. Dans le doute, il faut suivre le courant d’air ! Derrière la barrière de l’entrée, descendre un puits de 7 mètres (P7) qui mène à une échelle (c’est le seul qui n’a pas de chaîne de rappel). Suivre ensuite un méandre descendant. Une longue main-courante mène au P30, suivi de 3 autres petits puits ou ressauts (P5, R5, P6). Traverser la Salle de la Vire (-100) jusqu’à la chaîne de rappel, qui permet d’éviter de devoir équiper la main courante et propose de descendre directement de 15m. Continuer ensuite vers le bas de la salle jusqu’au méandre suivant. S’enchaînent ensuite un P12 et un P11. A la base de se dernier (-155m), ne faut surtout pas continuer à descendre à descendre dans l’actif, mais plutôt suivre le courant d’air sur la droite : c’est le début de la Galerie de la Condensation. A partir de ce moment, la traversée est bien marquée avec des flèches sur support réfléchissant. La Galerie de la Condensation continue jusqu’au Puits Cigale, mais il ne faut pas aller jusque là. A la place, on contourne ce puits par un méandre remontant à gauche, qui se transforme rapidement en boyau humide, glissant et glaiseux permettant d’atteindre l’extrémité du réseau du Pont d’Arc. Continuer en suivant les marquages, ce passage est relativement long. Les boyaux ont des planchers des calcite leur donnant l’allure d’un laminoir et facilitant la progression (effet « glisse sur la banquise » garanti !). En revanche, le passage d’une ou deux bassines où l’on doit ramper dans 10cm d’eau est très peu plaisant. Une fois ce long boyaux argileux passé, on tombe sur une main courante permettant de contourner un P6 en vire, et l’on arrive au-dessus de la galerie de l’Anastomose que l’on parcourt sur 50 mètres. Au raz du sol, on peut sentir le courant d’air au travers d’un petit soupirail qu’il faut emprunter (ne pas prendre le boyau 10 mètres avant) pour accéder à un méandre plus profond : le méandre François. De nombreux puits et ressauts coupent se méandre qui débouche dans une galerie et plus grande et pentue (R4 puis corde à nœuds en fixe en 2026), dont on sort par un P6 qui permet de passer dans l’Urgonien. Un actif se jette en douche dans la galerie : il s’agit de la cascade Tonton. Continuer à descendre le méandre, entrecoupé d’une demi-douzaine de puits et de ressauts, ainsi que de main-courantes. Le méandre débouche sur un magnifique P11 en fil d’araignée qui permet de descendre dans la Conciergerie, à -225m. Monter au sommet de la salle (suivre les catadioptres), puis à droite, un petit ramping sur de grandes strates effondrées mène à la Galerie François. Une désescalade en fixe permet de descendre le Pas du Loup et d’atteindre la galerie spacieuse et chaotique. Eviter la Galerie des Marmites en prenant une galerie à gauche (flèche). On atteint alors un vaste effondrement à contourner par la droite pour trouver une belle galerie percée de marmites (qui n’est pas la Galerie des Marmites !) jusqu’à un P5 remontant (équipé). Au sommet, poursuivre sur quelques dizaines de mètres et prendre une galerie qui démarre à droite, à 1 mètre de haut (cairn). 50 mètres plus loin, le franchissement d’une trémie débouche dans la Salle du Soupirail, qui elle-même conduit à la grande Salle Hydrokarst. C’est au fond à droite de la Salle Hydrokarst qu’on trouve la corde remontant aux Saints de Glace (P11). Au sommet, suivre une conduite forcée, puis un toboggan glissant remontant vers la gauche : l’Ascenseur. En haut, remonter le ruisseau qui conduit vers la sortie (environ 400 mètres, P3, P6, P4, P4, P9, P11). Historique L'entrée dite « Trou qui souffle » (TQS) est découverte lors de travaux de construction de la route allant du village de Méaudre au pas de Pertuson. Article Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Trou_qui_souffle ============================== STRATIGRAPHIE ============================== Q35758 ============================== BIBLIOGRAPHIE ============================== Trou Qui Souffle - Réseau François Une marmite remarquable du Trou qui souffle (Vercors, Isère) Trou qui Souffle Traversée TQS-SdG Le Trou Qui Souffle ============================== HYDROGéOLOGIE ============================== Présentation générale : Le réseau du Trou qui souffle est un ensemble de cavités souterraines karstiques du massif du Vercors qui se trouve sur la commune française d'Autrans-Méaudre en Vercors, dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. En 2016, sept entrées sont dénombrées ; ce sont : * le Trou Qui Souffle, * l'Ortovox, * les Saints de Glace, * la Lucarne des Araignées, * leToboggan des Naïades, * l'Orbito * le scialet Gérard Il s'agit, avec son développement de 50 kilomètres, du second réseau le plus long du massif. Depuis l'entrée haute (Toboggan des Naïades) jusqu'au fond (Siphon sud), le dénivelé total du complexe souterrain est de 670 mètres. Source : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Réseau du Trou qui souffle" : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Trou_qui_souffle Hydrogéologie et formation : Le réseau du Trou qui souffle se développe dans les calcaires sénoniens et urgoniens. Le réseau atteint le niveau imperméable de la base du synclinal d'Autrans-Méaudre en Vercors, au niveau du siphon de la Cuspide et du Siphon sud. Les écoulements pérennes dans les réseaux sénoniens] et urgoniens sortent à l'exsurgence de la Goule-Noire, selon les résultats d'une coloration effectuée en 1954. De nombreuses galeries du Sénonien qui reçoivent actuellement des écoulements forment la partie supérieure du complexe (Cigale, réseau Bourgin, Saints de glace,…). Néanmoins les calcaires Urgoniens sont atteints au niveau de l'important collecteur allant du siphon de la Cuspide au fond du scialet de l'Orbito en passant par la Conciergerie, la salle Hydrokarst et la galerie François nord. Un second collecteur dans l'Urgonien, probablement plus ancien, existe ; il s'agit des galeries de Pâques (Pâques sud et Pâques nord). Source : * Encyclopédie collaborative Wikipédia, en français > article "Réseau du Trou qui souffle" : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Trou_qui_souffle Historique d'exploration : L'entrée dite « Trou qui Souffle » (TQS) est découverte lors de travaux de construction de la route allant du village de Méaudre au pas de Pertuson. André Bourgin, membre du Spéléo-club alpin de Paris (SCAP), l'explore pour la première fois en 1937. Depuis son aménagement en 1990, les Saints de Glace sont l'entrée la plus utilisée du réseau. Il s'agit d'un long méandre débouchant au sommet de la salle Hydrokarst à −226 mètres. 1937-1940 : réseau Bourgin (-200) par André Bourgin 1953 : Condensation, Cigale et Toussaint par les scouts lyonnais du Clan de la Verna 1962 : réseau des Cyclopes par le groupe des Cyclopes, club parisien 1990 : découverte de la seconde entrée par les Spéléologues grenoblois du club alpin français (SGCAF) 2008-2011 : découverte des réseaux de la Truite par le groupe Spéléo-montagne de Fontaine 2012 : jonction TQS - Orbito depuis le scialet de l'Orbito, par le SGCAF La traversée TQS - Saints de Glace est une classique du Vercors très fréquentée par les spéléologues. Traversée Trou Qui Souffle → Saints de Glace classique (par la Galerie François) : ATTENTION : sauf exception, les cordes de remontée dans les Saints de Glace NE sont PAS en place ! Renseignez-vous au préalable, équipez en fixe les Saints de Glace la veille (voir https://grottocenter.org/ui/entrances/21#rigging-25) ou envisagez de faire deux équipes croisées en équipant le Trou Qui Souffle en fixe également. De l’entrée du Trou Qui Souffle jusqu’à la salle Hydrokarst, toutes les mains courantes nécessaires pour la traversée sont en fixe (en 2026) et l’itinéraire est entièrement équipé de chaînes de rappel. Dans le doute, il faut suivre le courant d’air ! Derrière la barrière de l’entrée, descendre un puits de 7 mètres (P7) qui mène à une échelle (c’est le seul qui n’a pas de chaîne de rappel). Suivre ensuite un méandre descendant. Une longue main-courante mène au P30, suivi de 3 autres petits puits ou ressauts (P5, R5, P6). Traverser la Salle de la Vire (-100) jusqu’à la chaîne de rappel, qui permet d’éviter de devoir équiper la main courante et propose de descendre directement de 15m. Continuer ensuite vers le bas de la salle jusqu’au méandre suivant. S’enchaînent ensuite un P12 et un P11. A la base de se dernier (-155m), ne faut surtout pas continuer à descendre à descendre dans l’actif, mais plutôt suivre le courant d’air sur la droite : c’est le début de la Galerie de la Condensation. A partir de ce moment, la traversée est bien marquée avec des flèches sur support réfléchissant. La Galerie de la Condensation continue jusqu’au Puits Cigale, mais il ne faut pas aller jusque là. A la place, on contourne ce puits par un méandre remontant à gauche, qui se transforme rapidement en boyau humide, glissant et glaiseux permettant d’atteindre l’extrémité du réseau du Pont d’Arc. Continuer en suivant les marquages, ce passage est relativement long. Les boyaux ont des planchers des calcite leur donnant l’allure d’un laminoir et facilitant la progression (effet « glisse sur la banquise » garanti !). En revanche, le passage d’une ou deux bassines où l’on doit ramper dans 10cm d’eau est très peu plaisant. Une fois ce long boyaux argileux passé, on tombe sur une main courante permettant de contourner un P6 en vire, et l’on arrive au-dessus de la galerie de l’Anastomose que l’on parcourt sur 50 mètres. Au raz du sol, on peut sentir le courant d’air au travers d’un petit soupirail qu’il faut emprunter (ne pas prendre le boyau 10 mètres avant) pour accéder à un méandre plus profond : le méandre François. De nombreux puits et ressauts coupent se méandre qui débouche dans une galerie et plus grande et pentue (R4 puis corde à nœuds en fixe en 2026), dont on sort par un P6 qui permet de passer dans l’Urgonien. Un actif se jette en douche dans la galerie : il s’agit de la cascade Tonton. Continuer à descendre le méandre, entrecoupé d’une demi-douzaine de puits et de ressauts, ainsi que de main-courantes. Le méandre débouche sur un magnifique P11 en fil d’araignée qui permet de descendre dans la Conciergerie, à -225m. Monter au sommet de la salle (suivre les catadioptres), puis à droite, un petit ramping sur de grandes strates effondrées mène à la Galerie François. Une désescalade en fixe permet de descendre le Pas du Loup et d’atteindre la galerie spacieuse et chaotique. Eviter la Galerie des Marmites en prenant une galerie à gauche (flèche). On atteint alors un vaste effondrement à contourner par la droite pour trouver une belle galerie percée de marmites (qui n’est pas la Galerie des Marmites !) jusqu’à un P5 remontant (équipé). Au sommet, poursuivre sur quelques dizaines de mètres et prendre une galerie qui démarre à droite, à 1 mètre de haut (cairn). 50 mètres plus loin, le franchissement d’une trémie débouche dans la Salle du Soupirail, qui elle-même conduit à la grande Salle Hydrokarst. C’est au fond à droite de la Salle Hydrokarst qu’on trouve la corde remontant aux Saints de Glace (P11). Au sommet, suivre une conduite forcée, puis un toboggan glissant remontant vers la gauche : l’Ascenseur. En haut, remonter le ruisseau qui conduit vers la sortie (environ 400 mètres, P3, P6, P4, P4, P9, P11). Traversée TQS → SdG (2026) : Traversée faite à 3 spéléos, en profitant du fait que la remontée depuis Hydrokarst soit équipée en fixe par le Camp Berger (sur leur demande, nous avons d'ailleurs déséquipé au passage comme le Camp se termine bientôt). Il faut faire gaffe à ne pas rater la Galerie de la Condensation après le P11 et ne pas continuer dans l'actif ! Cette galerie et le boyau qui lui font suite ont 2 passages très humides inesquivables (remplissage des bottes 😢). Le méandre qui suit est assez long et sportif aussi, mais à partir de la Conciergerie ça déroule ! Très sympa à faire par ces temps caniculaires. D'ailleurs par pitié fermez derrière vous la trappe des Saints de Glace, sinon on se caille à cause du courant d'air glacial ! Traversée TQS -> Saints de Glace (2015) : Très belle traversée faite avec la Commission Jeunes (CoJ) de la FFS, un lendemain de pluie avec pas mal d'eau dans TQS et dans Saints de Glace. Superbe !! On a fait un petit détour vers le siphon depuis la salle Hydrokarst avant de remonter le méandre des Saints de Glace. Tout était équipé pour la CoJ mais nous avons déséquipé le méandre Francois et les Saints de Glace à la remontée.