BOURRASQUE (SCIALET DE LA)
· VILLARD DE LANS · ISERE (38)
Description
Caractéristiques
- Altitude
- 0 m
- Longueur
- 42000 m
- Profondeur
- 1066 m
- Remontée
- 0 m
- Massif
- CLOT D'ASPRES (RESEAU DU)
- Bassin
- Région
- Pays
- FR
- Latitude
- 45.01200
- Longitude
- 5.57646
- Siphon
- Oui
- Opérateur
- MOUNEYRAT PASCAL
- Maj
- 2026-08-26
- GrottoCenter
- 26247
Description GrottoCenter
Entrée : Bourrasque (Scialet de la)
Cavité : Clot d'Aspres (réseau du)
Commune : Villard-de-Lans
Département : Isère
Pays : FR
Distance : 0.4 m
==============================
AUTEUR FICHE
==============================
Frédéric Urien
==============================
AUTEUR CAVITé
==============================
Xavier Robert
==============================
LONGUEUR
==============================
42000
==============================
PROFONDEUR
==============================
1066
==============================
DISTANCE GPS
==============================
0.4 m
==============================
EQUIPEMENT
==============================
Equipement du Scialet de la Bourrasque
Puit d'entrée Doline | corde 12 m | 1SY + 1SY ↓7m
R2 | corde 5 m | 1AN + 1S Y ↓ 3m | Facultatif
R2 | corde 5 m | 2SY ↓ 4m | Facultatif
R4 | corde 6 m | 2SY ↓ 4m
R4 | corde 13 m | 1S+1S MC 2m → 2S Y ↓ 5m
P59
Boyau | corde 80 m | CP/ 2S Y ↓15m 1S MC 1m →1S MC 1m →
2S Y ↓ 4m 2S Y ↓ 22 m
2SY boyau 6m → 1AN/corde | Grand pendule en bas de puits pour atteindre l'entrée du boyau ventilé
P10 | corde 20 m | 2 plaquettes + Dynema + 1 mousqueton MC 1m →
2 plaquettes + Dynema + 1 mousqueton (dont 1 plaquette en place) ↓10m | Départ dans méandre étroit
P12 | corde 17 m | CP / 2SY ↓3m 2S Y (Dynema) ↓8m
P10
P10
R7
P23 | corde 75 m | 1S + 1AN MC 3m → 2 plaquettes + Dynema + 1 mousqueton ↓5m
1S + 1dynema (contre assurage) ↓5m
1S + 1AN Y (Grand) ↓10m
2SY ↓6m 2SY ↓17m
P30
Méandre + R5 | corde 65 m | CP / 2S Y (dont 1 en place)↓6m 1DEV/plaquette en place ↓6m 2SY ↓10m
1AN long+1S MC 3m→ 1AN/bloc coincé MC 2m → 2SY ↓5m | Prendre le méandre fossile en hauteur en bas du puits P30
P48 | corde 67 m | CP / 2SY (en hauteur) ↓10m 2 SY ↓5m 1S ↓6m 2S Y ↓ 13m
P12 | corde 13 m | 1AN + 1S Y ↓11m | Manque 1 main courante (MC) 2S à planter
P8 Dans méandre | corde 10 m | 2S Y ↓8m | Facultatif (Déséscalade expo)
P10 | corde 16 m | 2SY ↓ 11m
P65
P40 | corde 160 m | 1AN + 1S MC 2m → 2SY (Grand) ↓11m (Petit pendule à D)
2SY ↓5m (Petit pendule à D)
1S ↓ 4m (Grand pendule à D) 2SY ↓30m
1S (frac. facultatif à doubler dans la tirée de 30m)
Vire du P40 (rejoindre le méga bloc)
2S (en hauteur) Y ↓4m 3 Pitons (3 grandes dynema + 1 mousqueton) ↓3m
2SY ↓ x m 1S ↓9m 2S Y ↓20 m
==============================
DESCRIPTION
==============================
Acces / localisation
Scialet de la Bourrasque
A partir de la gare d'arrivée du télécabine de la côte 2000 suivre le chemin en direction du pas de l'oeille. A la sortie de la combe du Clot d'Aspres suivre sur la droite une sente qui remonte le vallon.
La cavité se trouve à 1250 mètres du départ de la sente au pied d'une barre rocheuse. Il faut 50 minutes depuis la gare d'arrivée.
Description
Description générale : Le réseau du Clot d'Aspres est un ensemble de conduits souterrains situés majoritairement sous le vallon du Clot d'Aspres qui appartient à la commune de Villard-de-Lans dans le Nord du Vercors, en Isère.
Ce vaste réseau karstique se compose de 42 kilomètres de galeries s'étageant sur 1066 mètres de dénivelé, entre le point le plus haut (amont de la grotte de l'Oréade +74 m) et le point le plus bas (siphon du scialet des Nuits-Blanches plongé jusqu'à −34 m).
Le réseau du Clot d'Aspres est ainsi le second « moins mille » du massif du Vercors. Les eaux du collecteur rencontrées au contact des marnes hauteriviennes ressortent à l'exsurgence de Goule-Blanche dans les gorges de la Bourne à 832 mètres d'altitude.
Source :
* Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres
Description
Le vallon du Clot d'Aspres vu du sud et le vallon du Clot d'Aspres et la Grande Moucherolle : https://grottocenter.org/ui/documents/233952
https://grottocenter.org/ui/documents/233953
https://grottocenter.org/ui/documents/233950
Description
Géologie : Le réseau se développe uniquement dans les calcaires urgoniens.
Les marnes hauteriviennes sont atteintes au niveau du collecteur.
On note la présence d'importantes galeries horizontales à un niveau intermédiaire de l'Urgonien.
L'hypothèse est que les puits et le collecteur basal ont été creusés dès le Quaternaire ancien, (entre 750 000 ans et 1,8 million d'années) ; les réseaux souterrains préexistants ont ensuite été décapités par le glacier local descendant dans le vallon de la Fauge jusqu'à la fin du Würm II, (50 000 ans).
La galerie dénommée « L'Autoroute du Soleil » a probablement été formée avant le creusement des gorges de la Bourne et le soulèvement du Vercors, c'est-à-dire il y a plus de cinq millions d'années.
Des datations d'un plancher stalagmitique de la grotte des Deux Sœurs ont permis de dater sa formation à l'interglaciaire Riss-Würm.
Cela prouve que la grotte possédait encore son bassin d'alimentation il y a 100 000 ans, bassin aujourd'hui disparu à la suite des dernières glaciations quaternaires.
Source :
* Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres
Description
Historique des explorations : Les explorations du réseau ont débuté avec la visite de la grotte des Deux-Sœurs en 1902 par Fonne et Muller.
En 1952 la section grenobloise du CAF de Lyon avec la participation de Pierre Chevalier découvre le réseau des Grenoblois avec arrêt à −181 m.
Ceci permet en 1954, aux Lyonnais du Clan de la Verna d'atteindre un siphon à −315 mètres.
Sur le plateau, depuis le scialet de la Nymphe-Émue, situé 200 mètres au-dessus de cette grotte, une descente de 341 mètres est réalisée en 1964 par le Clan des Tritons de Lyon, sans réaliser de jonction.
En septembre 1986 un groupe de Drômois et le groupe spéléo Le Graoully trouvent la suite de la cavité.
Les Drômois et les Lorrains découvrent des kilomètres de galeries à partir du scialet de la Nymphe-Émue et une nouvelle entrée : la grotte de l'Oréade, située sur le flanc extérieur est du Clot, sur la commune du Gua.
Le Spéléo club du Veymont (SCV) trouve fin 1987 le scialet de la Bourrasque qui rejoint à −370 mètres l'aval du scialet de la Nymphe-Émue.
En 1988, le scialet des Brumes-Matinales est dévoilé jusqu'à une profondeur de −645 mètres par le SCV. Des spéléologues drômois, indépendants des clubs, trouvent aussi en 1988 le scialet du Pré de l'Achard et descendent jusqu'à −410 mètres.
Mi-août 1989, le scialet du Blizzard est désobstrué ; il s'avère qu'il rejoint les Brumes-Matinales à −521 mètres.
Dans la foulée le SCV explore le scialet du Silence jusqu'à −542 mètres.
En mai 1990, le scialet des Nuits-Blanches est découvert par le Spéléo club du Veymont et rejoint le collecteur à −688 mètres.
En 1991, les Drômois trouvent une jonction entre la grotte des Deux-Sœurs et le scialet de la Nymphe-Émue.
Le réseau supérieur comprend désormais quatre entrées : les Deux-Sœurs, l'Oréade, la Nymphe-Émue et la Bourrasque.
Dans l'été 1991, le SCV découvre des galeries qui mettent en communication les scialets des Brumes-Matinales, du Blizzard, du Silence et du Pré de l'Achard. Cet ensemble est désigné comme le réseau médian.
En mai 1993 le siphon du scialet des Nuits Blanches est plongé par Frédéric Poggia jusqu'à −34 mètres.
L'amont du collecteur du Blizzard est repris par le groupe spéléo montagne de Fontaine en juillet 1994, après l'escalade d'une cascade de 25 mètres.
Une superbe rivière est remontée sur 700 mètres avec arrêt sur un siphon.
Ce dernier est plongé en septembre 1995 par Frédéric Poggia et permet la découverte de 800 mètres de rivière avec deux nouveaux siphons et une trémie.
Les réseaux aval et médian, puis amont et médian, sont reliés en passant par le collecteur et en « bravant » les trémies par les spéléos grenoblois du club alpin français (SGCAF) en 2008, ce qui fait du réseau le deuxième -1 000 du Vercors, après le réseau du gouffre Berger.
Le 26 octobre 2015, le SGCAF découvre l'entrée d'un puits de 70 mètres nommé Jeunesse d'Automne.
Le scialet, en communiquant avec les Nuits-Blanches le 28 novembre 2015, appartient au réseau du Clot d'Aspres.
La jonction entre les deux cavités se fait à l'aplomb du siphon terminal des Nuits-Blanches.
En 2015, 2016 et 2017, les explorations se concentrent en aval.
L'enjeu est de savoir si la grotte du Clot d'Aspres (Clan des Tritons), les scialets de la Chambre-Froide et du Candy (SGCAF) communiquent avec le réseau.
Une nouvelle cavité, le Puits Sans Fond-Arche de Noé, située sous le sommet Agathe, l'une des Deux-Sœurs, fait aussi partie du réseau mais aucune jonction n'a pu être encore réalisée en 2019.
Source :
* Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres
Historique
Source: * Gilbert Bohec, « Le scialet de la Bourrasque », Scialet : bulletin du CDS de l'Isère, Grenoble, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, no 16, 1987, p. 48-50 : https://cds38.org/wp/wp-content/uploads/2020/10/Scialet-16.pdf
==============================
STRATIGRAPHIE
==============================
Q82480
==============================
BIBLIOGRAPHIE
==============================
Bibliography
Coupe du scialet de la Bourrasque
scialet de la Bourrasque.
==============================
HYDROGéOLOGIE
==============================
Description générale : Le réseau du Clot d'Aspres est un ensemble de conduits souterrains situés majoritairement sous le vallon du Clot d'Aspres qui appartient à la commune de Villard-de-Lans dans le Nord du Vercors, en Isère.
Ce vaste réseau karstique se compose de 42 kilomètres de galeries s'étageant sur 1066 mètres de dénivelé, entre le point le plus haut (amont de la grotte de l'Oréade +74 m) et le point le plus bas (siphon du scialet des Nuits-Blanches plongé jusqu'à −34 m).
Le réseau du Clot d'Aspres est ainsi le second « moins mille » du massif du Vercors. Les eaux du collecteur rencontrées au contact des marnes hauteriviennes ressortent à l'exsurgence de Goule-Blanche dans les gorges de la Bourne à 832 mètres d'altitude.
Source :
* Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres
Géologie : Le réseau se développe uniquement dans les calcaires urgoniens.
Les marnes hauteriviennes sont atteintes au niveau du collecteur.
On note la présence d'importantes galeries horizontales à un niveau intermédiaire de l'Urgonien.
L'hypothèse est que les puits et le collecteur basal ont été creusés dès le Quaternaire ancien, (entre 750 000 ans et 1,8 million d'années) ; les réseaux souterrains préexistants ont ensuite été décapités par le glacier local descendant dans le vallon de la Fauge jusqu'à la fin du Würm II, (50 000 ans).
La galerie dénommée « L'Autoroute du Soleil » a probablement été formée avant le creusement des gorges de la Bourne et le soulèvement du Vercors, c'est-à-dire il y a plus de cinq millions d'années.
Des datations d'un plancher stalagmitique de la grotte des Deux Sœurs ont permis de dater sa formation à l'interglaciaire Riss-Würm.
Cela prouve que la grotte possédait encore son bassin d'alimentation il y a 100 000 ans, bassin aujourd'hui disparu à la suite des dernières glaciations quaternaires.
Source :
* Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres
Historique des explorations : Les explorations du réseau ont débuté avec la visite de la grotte des Deux-Sœurs en 1902 par Fonne et Muller.
En 1952 la section grenobloise du CAF de Lyon avec la participation de Pierre Chevalier découvre le réseau des Grenoblois avec arrêt à −181 m.
Ceci permet en 1954, aux Lyonnais du Clan de la Verna d'atteindre un siphon à −315 mètres.
Sur le plateau, depuis le scialet de la Nymphe-Émue, situé 200 mètres au-dessus de cette grotte, une descente de 341 mètres est réalisée en 1964 par le Clan des Tritons de Lyon, sans réaliser de jonction.
En septembre 1986 un groupe de Drômois et le groupe spéléo Le Graoully trouvent la suite de la cavité.
Les Drômois et les Lorrains découvrent des kilomètres de galeries à partir du scialet de la Nymphe-Émue et une nouvelle entrée : la grotte de l'Oréade, située sur le flanc extérieur est du Clot, sur la commune du Gua.
Le Spéléo club du Veymont (SCV) trouve fin 1987 le scialet de la Bourrasque qui rejoint à −370 mètres l'aval du scialet de la Nymphe-Émue.
En 1988, le scialet des Brumes-Matinales est dévoilé jusqu'à une profondeur de −645 mètres par le SCV. Des spéléologues drômois, indépendants des clubs, trouvent aussi en 1988 le scialet du Pré de l'Achard et descendent jusqu'à −410 mètres.
Mi-août 1989, le scialet du Blizzard est désobstrué ; il s'avère qu'il rejoint les Brumes-Matinales à −521 mètres.
Dans la foulée le SCV explore le scialet du Silence jusqu'à −542 mètres.
En mai 1990, le scialet des Nuits-Blanches est découvert par le Spéléo club du Veymont et rejoint le collecteur à −688 mètres.
En 1991, les Drômois trouvent une jonction entre la grotte des Deux-Sœurs et le scialet de la Nymphe-Émue.
Le réseau supérieur comprend désormais quatre entrées : les Deux-Sœurs, l'Oréade, la Nymphe-Émue et la Bourrasque.
Dans l'été 1991, le SCV découvre des galeries qui mettent en communication les scialets des Brumes-Matinales, du Blizzard, du Silence et du Pré de l'Achard. Cet ensemble est désigné comme le réseau médian.
En mai 1993 le siphon du scialet des Nuits Blanches est plongé par Frédéric Poggia jusqu'à −34 mètres.
L'amont du collecteur du Blizzard est repris par le groupe spéléo montagne de Fontaine en juillet 1994, après l'escalade d'une cascade de 25 mètres.
Une superbe rivière est remontée sur 700 mètres avec arrêt sur un siphon.
Ce dernier est plongé en septembre 1995 par Frédéric Poggia et permet la découverte de 800 mètres de rivière avec deux nouveaux siphons et une trémie.
Les réseaux aval et médian, puis amont et médian, sont reliés en passant par le collecteur et en « bravant » les trémies par les spéléos grenoblois du club alpin français (SGCAF) en 2008, ce qui fait du réseau le deuxième -1 000 du Vercors, après le réseau du gouffre Berger.
Le 26 octobre 2015, le SGCAF découvre l'entrée d'un puits de 70 mètres nommé Jeunesse d'Automne.
Le scialet, en communiquant avec les Nuits-Blanches le 28 novembre 2015, appartient au réseau du Clot d'Aspres.
La jonction entre les deux cavités se fait à l'aplomb du siphon terminal des Nuits-Blanches.
En 2015, 2016 et 2017, les explorations se concentrent en aval.
L'enjeu est de savoir si la grotte du Clot d'Aspres (Clan des Tritons), les scialets de la Chambre-Froide et du Candy (SGCAF) communiquent avec le réseau.
Une nouvelle cavité, le Puits Sans Fond-Arche de Noé, située sous le sommet Agathe, l'une des Deux-Sœurs, fait aussi partie du réseau mais aucune jonction n'a pu être encore réalisée en 2019.
Source :
* Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres
Source: * Gilbert Bohec, « Le scialet de la Bourrasque », Scialet : bulletin du CDS de l'Isère, Grenoble, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, no 16, 1987, p. 48-50 : https://cds38.org/wp/wp-content/uploads/2020/10/Scialet-16.pdf