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DEUX-SOEURS (GROTTE DES) [GROTTE DES 2 SOEURS]

· VILLARD DE LANS · ISERE (38)

Fiche mise à jour depuis GrottoCenter (entrée 26254).

Description

Pas de description.

Caractéristiques

Altitude
0 m
Longueur
42000 m
Profondeur
1066 m
Remontée
0 m
Massif
CLOT D'ASPRES (RESEAU DU)
Bassin
Région
Pays
FR
Latitude
45.00562
Longitude
5.58136
Siphon
Oui
Opérateur
MOUNEYRAT PASCAL
Maj
2026-08-27
GrottoCenter
26254

Description GrottoCenter

Source : GrottoCenter API · entrée 26254

Entrée : Oréade (Grotte de l') [Oreade] Cavité : Clot d'Aspres (réseau du) Commune : Le Gua Département : Isère Pays : FR Distance : 137.7 m ============================== AUTEUR FICHE ============================== Frédéric Urien ============================== AUTEUR CAVITé ============================== Xavier Robert ============================== LONGUEUR ============================== 42000 ============================== PROFONDEUR ============================== 1066 ============================== DISTANCE GPS ============================== 137.7 m ============================== DESCRIPTION ============================== Description Description générale : Le réseau du Clot d'Aspres est un ensemble de conduits souterrains situés majoritairement sous le vallon du Clot d'Aspres qui appartient à la commune de Villard-de-Lans dans le Nord du Vercors, en Isère. Ce vaste réseau karstique se compose de 42 kilomètres de galeries s'étageant sur 1066 mètres de dénivelé, entre le point le plus haut (amont de la grotte de l'Oréade +74 m) et le point le plus bas (siphon du scialet des Nuits-Blanches plongé jusqu'à −34 m). Le réseau du Clot d'Aspres est ainsi le second « moins mille » du massif du Vercors. Les eaux du collecteur rencontrées au contact des marnes hauteriviennes ressortent à l'exsurgence de Goule-Blanche dans les gorges de la Bourne à 832 mètres d'altitude. Source : * Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres Description Le vallon du Clot d'Aspres vu du sud et le vallon du Clot d'Aspres et la Grande Moucherolle : https://grottocenter.org/ui/documents/233952 https://grottocenter.org/ui/documents/233953 https://grottocenter.org/ui/documents/233950 Description Géologie : Le réseau se développe uniquement dans les calcaires urgoniens. Les marnes hauteriviennes sont atteintes au niveau du collecteur. On note la présence d'importantes galeries horizontales à un niveau intermédiaire de l'Urgonien. L'hypothèse est que les puits et le collecteur basal ont été creusés dès le Quaternaire ancien, (entre 750 000 ans et 1,8 million d'années) ; les réseaux souterrains préexistants ont ensuite été décapités par le glacier local descendant dans le vallon de la Fauge jusqu'à la fin du Würm II, (50 000 ans). La galerie dénommée « L'Autoroute du Soleil » a probablement été formée avant le creusement des gorges de la Bourne et le soulèvement du Vercors, c'est-à-dire il y a plus de cinq millions d'années. Des datations d'un plancher stalagmitique de la grotte des Deux Sœurs ont permis de dater sa formation à l'interglaciaire Riss-Würm. Cela prouve que la grotte possédait encore son bassin d'alimentation il y a 100 000 ans, bassin aujourd'hui disparu à la suite des dernières glaciations quaternaires. Source : * Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres Description Historique des explorations : Les explorations du réseau ont débuté avec la visite de la grotte des Deux-Sœurs en 1902 par Fonne et Muller. En 1952 la section grenobloise du CAF de Lyon avec la participation de Pierre Chevalier découvre le réseau des Grenoblois avec arrêt à −181 m. Ceci permet en 1954, aux Lyonnais du Clan de la Verna d'atteindre un siphon à −315 mètres. Sur le plateau, depuis le scialet de la Nymphe-Émue, situé 200 mètres au-dessus de cette grotte, une descente de 341 mètres est réalisée en 1964 par le Clan des Tritons de Lyon, sans réaliser de jonction. En septembre 1986 un groupe de Drômois et le groupe spéléo Le Graoully trouvent la suite de la cavité. Les Drômois et les Lorrains découvrent des kilomètres de galeries à partir du scialet de la Nymphe-Émue et une nouvelle entrée : la grotte de l'Oréade, située sur le flanc extérieur est du Clot, sur la commune du Gua. Le Spéléo club du Veymont (SCV) trouve fin 1987 le scialet de la Bourrasque qui rejoint à −370 mètres l'aval du scialet de la Nymphe-Émue. En 1988, le scialet des Brumes-Matinales est dévoilé jusqu'à une profondeur de −645 mètres par le SCV. Des spéléologues drômois, indépendants des clubs, trouvent aussi en 1988 le scialet du Pré de l'Achard et descendent jusqu'à −410 mètres. Mi-août 1989, le scialet du Blizzard est désobstrué ; il s'avère qu'il rejoint les Brumes-Matinales à −521 mètres. Dans la foulée le SCV explore le scialet du Silence jusqu'à −542 mètres. En mai 1990, le scialet des Nuits-Blanches est découvert par le Spéléo club du Veymont et rejoint le collecteur à −688 mètres. En 1991, les Drômois trouvent une jonction entre la grotte des Deux-Sœurs et le scialet de la Nymphe-Émue. Le réseau supérieur comprend désormais quatre entrées : les Deux-Sœurs, l'Oréade, la Nymphe-Émue et la Bourrasque. Dans l'été 1991, le SCV découvre des galeries qui mettent en communication les scialets des Brumes-Matinales, du Blizzard, du Silence et du Pré de l'Achard. Cet ensemble est désigné comme le réseau médian. En mai 1993 le siphon du scialet des Nuits Blanches est plongé par Frédéric Poggia jusqu'à −34 mètres. L'amont du collecteur du Blizzard est repris par le groupe spéléo montagne de Fontaine en juillet 1994, après l'escalade d'une cascade de 25 mètres. Une superbe rivière est remontée sur 700 mètres avec arrêt sur un siphon. Ce dernier est plongé en septembre 1995 par Frédéric Poggia et permet la découverte de 800 mètres de rivière avec deux nouveaux siphons et une trémie. Les réseaux aval et médian, puis amont et médian, sont reliés en passant par le collecteur et en « bravant » les trémies par les spéléos grenoblois du club alpin français (SGCAF) en 2008, ce qui fait du réseau le deuxième -1 000 du Vercors, après le réseau du gouffre Berger. Le 26 octobre 2015, le SGCAF découvre l'entrée d'un puits de 70 mètres nommé Jeunesse d'Automne. Le scialet, en communiquant avec les Nuits-Blanches le 28 novembre 2015, appartient au réseau du Clot d'Aspres. La jonction entre les deux cavités se fait à l'aplomb du siphon terminal des Nuits-Blanches. En 2015, 2016 et 2017, les explorations se concentrent en aval. L'enjeu est de savoir si la grotte du Clot d'Aspres (Clan des Tritons), les scialets de la Chambre-Froide et du Candy (SGCAF) communiquent avec le réseau. Une nouvelle cavité, le Puits Sans Fond-Arche de Noé, située sous le sommet Agathe, l'une des Deux-Sœurs, fait aussi partie du réseau mais aucune jonction n'a pu être encore réalisée en 2019. Source : * Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres ============================== STRATIGRAPHIE ============================== Q35758 ============================== BIBLIOGRAPHIE ============================== Bibliography ============================== HYDROGéOLOGIE ============================== Description générale : Le réseau du Clot d'Aspres est un ensemble de conduits souterrains situés majoritairement sous le vallon du Clot d'Aspres qui appartient à la commune de Villard-de-Lans dans le Nord du Vercors, en Isère. Ce vaste réseau karstique se compose de 42 kilomètres de galeries s'étageant sur 1066 mètres de dénivelé, entre le point le plus haut (amont de la grotte de l'Oréade +74 m) et le point le plus bas (siphon du scialet des Nuits-Blanches plongé jusqu'à −34 m). Le réseau du Clot d'Aspres est ainsi le second « moins mille » du massif du Vercors. Les eaux du collecteur rencontrées au contact des marnes hauteriviennes ressortent à l'exsurgence de Goule-Blanche dans les gorges de la Bourne à 832 mètres d'altitude. Source : * Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres Géologie : Le réseau se développe uniquement dans les calcaires urgoniens. Les marnes hauteriviennes sont atteintes au niveau du collecteur. On note la présence d'importantes galeries horizontales à un niveau intermédiaire de l'Urgonien. L'hypothèse est que les puits et le collecteur basal ont été creusés dès le Quaternaire ancien, (entre 750 000 ans et 1,8 million d'années) ; les réseaux souterrains préexistants ont ensuite été décapités par le glacier local descendant dans le vallon de la Fauge jusqu'à la fin du Würm II, (50 000 ans). La galerie dénommée « L'Autoroute du Soleil » a probablement été formée avant le creusement des gorges de la Bourne et le soulèvement du Vercors, c'est-à-dire il y a plus de cinq millions d'années. Des datations d'un plancher stalagmitique de la grotte des Deux Sœurs ont permis de dater sa formation à l'interglaciaire Riss-Würm. Cela prouve que la grotte possédait encore son bassin d'alimentation il y a 100 000 ans, bassin aujourd'hui disparu à la suite des dernières glaciations quaternaires. Source : * Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres Historique des explorations : Les explorations du réseau ont débuté avec la visite de la grotte des Deux-Sœurs en 1902 par Fonne et Muller. En 1952 la section grenobloise du CAF de Lyon avec la participation de Pierre Chevalier découvre le réseau des Grenoblois avec arrêt à −181 m. Ceci permet en 1954, aux Lyonnais du Clan de la Verna d'atteindre un siphon à −315 mètres. Sur le plateau, depuis le scialet de la Nymphe-Émue, situé 200 mètres au-dessus de cette grotte, une descente de 341 mètres est réalisée en 1964 par le Clan des Tritons de Lyon, sans réaliser de jonction. En septembre 1986 un groupe de Drômois et le groupe spéléo Le Graoully trouvent la suite de la cavité. Les Drômois et les Lorrains découvrent des kilomètres de galeries à partir du scialet de la Nymphe-Émue et une nouvelle entrée : la grotte de l'Oréade, située sur le flanc extérieur est du Clot, sur la commune du Gua. Le Spéléo club du Veymont (SCV) trouve fin 1987 le scialet de la Bourrasque qui rejoint à −370 mètres l'aval du scialet de la Nymphe-Émue. En 1988, le scialet des Brumes-Matinales est dévoilé jusqu'à une profondeur de −645 mètres par le SCV. Des spéléologues drômois, indépendants des clubs, trouvent aussi en 1988 le scialet du Pré de l'Achard et descendent jusqu'à −410 mètres. Mi-août 1989, le scialet du Blizzard est désobstrué ; il s'avère qu'il rejoint les Brumes-Matinales à −521 mètres. Dans la foulée le SCV explore le scialet du Silence jusqu'à −542 mètres. En mai 1990, le scialet des Nuits-Blanches est découvert par le Spéléo club du Veymont et rejoint le collecteur à −688 mètres. En 1991, les Drômois trouvent une jonction entre la grotte des Deux-Sœurs et le scialet de la Nymphe-Émue. Le réseau supérieur comprend désormais quatre entrées : les Deux-Sœurs, l'Oréade, la Nymphe-Émue et la Bourrasque. Dans l'été 1991, le SCV découvre des galeries qui mettent en communication les scialets des Brumes-Matinales, du Blizzard, du Silence et du Pré de l'Achard. Cet ensemble est désigné comme le réseau médian. En mai 1993 le siphon du scialet des Nuits Blanches est plongé par Frédéric Poggia jusqu'à −34 mètres. L'amont du collecteur du Blizzard est repris par le groupe spéléo montagne de Fontaine en juillet 1994, après l'escalade d'une cascade de 25 mètres. Une superbe rivière est remontée sur 700 mètres avec arrêt sur un siphon. Ce dernier est plongé en septembre 1995 par Frédéric Poggia et permet la découverte de 800 mètres de rivière avec deux nouveaux siphons et une trémie. Les réseaux aval et médian, puis amont et médian, sont reliés en passant par le collecteur et en « bravant » les trémies par les spéléos grenoblois du club alpin français (SGCAF) en 2008, ce qui fait du réseau le deuxième -1 000 du Vercors, après le réseau du gouffre Berger. Le 26 octobre 2015, le SGCAF découvre l'entrée d'un puits de 70 mètres nommé Jeunesse d'Automne. Le scialet, en communiquant avec les Nuits-Blanches le 28 novembre 2015, appartient au réseau du Clot d'Aspres. La jonction entre les deux cavités se fait à l'aplomb du siphon terminal des Nuits-Blanches. En 2015, 2016 et 2017, les explorations se concentrent en aval. L'enjeu est de savoir si la grotte du Clot d'Aspres (Clan des Tritons), les scialets de la Chambre-Froide et du Candy (SGCAF) communiquent avec le réseau. Une nouvelle cavité, le Puits Sans Fond-Arche de Noé, située sous le sommet Agathe, l'une des Deux-Sœurs, fait aussi partie du réseau mais aucune jonction n'a pu être encore réalisée en 2019. Source : * Article "Réseau du Clot d'Aspres" de l'encyclopédie collaborative Wikipédia en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_du_Clot_d%27Aspres