DARDENNES (RAGAGE DE) [LE RAGAS] [LA VIEILLE VALETTE]
· LE REVEST LES EAUX · VAR (83)
Description
Caractéristiques
- Altitude
- 0 m
- Longueur
- 0 m
- Profondeur
- 158 m
- Remontée
- 0 m
- Massif
- Bassin
- Région
- Pays
- FR
- Latitude
- 43.18125
- Longitude
- 5.93481
- Siphon
- Non
- Opérateur
- MOUNEYRAT PASCAL
- Maj
- 2026-08-27
- GrottoCenter
- 28207
Description GrottoCenter
Entrée : Dardennes (Ragage de) [Le Ragas] [La Vieille Valette]
Cavité : Dardennes (Ragage de) [Le Ragas] [La Vieille Valette]
Commune : Le Revest-les-Eaux
Département : Var
Pays : FR
Distance : 0.2 m
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AUTEUR FICHE
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Frédéric Urien
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AUTEUR CAVITé
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Frédéric Urien
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PROFONDEUR
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158
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DISTANCE GPS
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0.2 m
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DESCRIPTION
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Acces / localisation
La cavité est pointée sur les cartes.
L'accès à pied se fait soit par le nord depuis la route de Tourris (C100) en prenant le sentier de petite randonnée du ravin de la Cierge, soit par le sud depuis le Revest-les-Eaux en prenant le chemin de la Foux qui s'embranche sur la route du Colombier.
Description
Extrait de l'ouvrage 'Les Abîmes' de E-A MARTEL (1894) : Grâce à un redressement des couches impliquant que les joints des strates, au lieu d'être horizontaux, sont relevés presque jusqu'à la verticale, le gouffre du Ragas se caractérise comme étant un abîme à pic.
Située derrière Toulon (à 7 kilomètres au Nord), sa superbe entrée s'ouvre verticale et triangulaire (haute de 10 à 15 mètres et large de 5 à 10 mètres) dans une pittoresque falaise.
Elle domine (150 mètres d'altitude) de 40 mètres la source ordinaire (110 mètres d'altitude) de la Dardennes, distante de 600 mètres au Sud, jolie rivière qui contourne à l'Ouest le Mont Faron.
Il arrivait parfois qu'après de grandes pluies, l'eau souterraine, ne trouvant pas d'épanchement suffisant par la source, s'élevait jusqu'à la gueule du gouffre et s'en échappait en torrent furieux.
L'abîme était donc un trop-plein de la fontaine, et il paraît que toujours on voyait l'eau au fond.
Profitant de cette disposition, la municipalité de Toulon a fait creuser, vers 1879, un tunnel horizontal qui va drainer la rivière souterraine et sert à l'alimentation de la ville. Le Ragas était en somme une source temporaire verticale, dont la disposition s'explique tout naturellement, lorsqu'on voit les strates calcaires redressées ici à 80° environ sur l'horizon, et légèrement inclinées vers l'Est.
C'est dans le joint ainsi presque perpendiculaire des deux strates, que l'eau a foré jadis cette cheminée.
Son aspect explique l'orifice de sortie de Vaucluse, qui ressemblera tout à fait au Ragas (un peu moins incliné cependant), quand la Sorgues aura trouvé une route inférieure dans des strates plus basses.
La puissance des éruptions d'eau est attestée au Ragas par le tuf calcaire stalagmitique qui revêt, à l'intérieur, l'ogive de l'entrée, et par les morceaux de bois flotté encastrés dans ses interstices.
D'ailleurs un lit caractéristique de torrent en descend vers la source de la Dardennes.
Une grille fermée est aujourd'hui placée à l'entrée du gouffre.
D'après la carte géologique (feuille de Toulon, juillet 1887), le gouffre est dans le calcaire crétacé, dit urgonien, et la source voit le jour au contact du crétacé-sénonien, par suite des redressements des couches.
Température de la source le 1er avril 1893 à 4 heures du soir, +14°C. Il paraît que la rencontre de terrains argileux très imbibés d'eau a empêché de pousser le tunnel jusqu'au réservoir même de la source, et de procurer à la prise tout le rendement dont elle aurait été, autrement, susceptible (M. Dyrion, Mécanisme de la Fontaine de Vaucluse, p57, in-8°, 65 p. et pl., 25 novembre 1893).
Historique
Plongée effectuée par JL.Vernette et B.Sapin jusqu'à -52m en 1976 ? La cote -38 étant présumée, la cote -90 qui en découle est une cote minimum.
Plongée en 1982 par C.Touloumdjian portant la profondeur à -122m (vue à -135m).
Le 1er septembre 1993 : Après une plongée à -80 avec un mélange à 15% d’hélium, un plongeur ressent des symptômes dès les paliers de -15m (décompression à l’ordinateur de plongée) jusqu’à -6.
Après être redescendu pour reprendre sa décompression à -12, il émerge, prévient ses collègues et perd connaissance.
Il sera évacué vers un hôpital pour traiter l’accident de décompression dont il conservera des séquelles[ref]Rémi Bouchard sur plongeesout.com > "Accidents et incidents de plongée souterraine en France" : http://www.plongeesout.com/accidents/accidents%20ps%20france.htm[/ref].
En 1989, Claude Touloumdjian atteint -138m. La même année, Bolanz dépasse le terminus de Touloumdjian et s'arrête à -151 m[ref]Guillaume CHARDIN - CDS83, Fichier des cavités du Var > "Ragage de Dardennes [Le Ragas, La Vieille Valette]" (numéro 2103023) : http://www.fichiertopo.fr/display.php?details=true&indexid=1724[/ref].
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STRATIGRAPHIE
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Q82480
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BIBLIOGRAPHIE
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Bibliography
Time series of type hydrology-hydrogeology in Dardennes - Le Las basin - PORT-MIOU observatory - KARST observatory network - OZCAR Critical Zone network Research Infrastructure - Ragas Dardennes // Multi-type station
Time series of type physico-chemistry in Dardennes - Le Las basin - PORT-MIOU observatory - KARST observatory network - OZCAR Critical Zone network Research Infrastructure - Ragas Dardennes // Multi-type station
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HYDROGéOLOGIE
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Extrait de l'ouvrage 'Les Abîmes' de E-A MARTEL (1894) : Grâce à un redressement des couches impliquant que les joints des strates, au lieu d'être horizontaux, sont relevés presque jusqu'à la verticale, le gouffre du Ragas se caractérise comme étant un abîme à pic.
Située derrière Toulon (à 7 kilomètres au Nord), sa superbe entrée s'ouvre verticale et triangulaire (haute de 10 à 15 mètres et large de 5 à 10 mètres) dans une pittoresque falaise.
Elle domine (150 mètres d'altitude) de 40 mètres la source ordinaire (110 mètres d'altitude) de la Dardennes, distante de 600 mètres au Sud, jolie rivière qui contourne à l'Ouest le Mont Faron.
Il arrivait parfois qu'après de grandes pluies, l'eau souterraine, ne trouvant pas d'épanchement suffisant par la source, s'élevait jusqu'à la gueule du gouffre et s'en échappait en torrent furieux.
L'abîme était donc un trop-plein de la fontaine, et il paraît que toujours on voyait l'eau au fond.
Profitant de cette disposition, la municipalité de Toulon a fait creuser, vers 1879, un tunnel horizontal qui va drainer la rivière souterraine et sert à l'alimentation de la ville. Le Ragas était en somme une source temporaire verticale, dont la disposition s'explique tout naturellement, lorsqu'on voit les strates calcaires redressées ici à 80° environ sur l'horizon, et légèrement inclinées vers l'Est.
C'est dans le joint ainsi presque perpendiculaire des deux strates, que l'eau a foré jadis cette cheminée.
Son aspect explique l'orifice de sortie de Vaucluse, qui ressemblera tout à fait au Ragas (un peu moins incliné cependant), quand la Sorgues aura trouvé une route inférieure dans des strates plus basses.
La puissance des éruptions d'eau est attestée au Ragas par le tuf calcaire stalagmitique qui revêt, à l'intérieur, l'ogive de l'entrée, et par les morceaux de bois flotté encastrés dans ses interstices.
D'ailleurs un lit caractéristique de torrent en descend vers la source de la Dardennes.
Une grille fermée est aujourd'hui placée à l'entrée du gouffre.
D'après la carte géologique (feuille de Toulon, juillet 1887), le gouffre est dans le calcaire crétacé, dit urgonien, et la source voit le jour au contact du crétacé-sénonien, par suite des redressements des couches.
Température de la source le 1er avril 1893 à 4 heures du soir, +14°C. Il paraît que la rencontre de terrains argileux très imbibés d'eau a empêché de pousser le tunnel jusqu'au réservoir même de la source, et de procurer à la prise tout le rendement dont elle aurait été, autrement, susceptible (M. Dyrion, Mécanisme de la Fontaine de Vaucluse, p57, in-8°, 65 p. et pl., 25 novembre 1893).