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AVEN (PUITS DE )

PUITS · COURNONTERRAL · HERAULT (34)

Fiche mise à jour depuis GrottoCenter (entrée 6370).

Description

Puits de l'AVEN


Commune de Cournonterral

Carte I.G.N. 1/25 000 2743 OUEST "Pignan"
X=711,05 Y=143,30 Z=62m
Développement: 2440m

Localisation
Coupe Plan
Récit

par Cyril marchal

 

Situation


la crue par Cyril Marchal

Pointée sur la carte IGN, la cavité bée 2500m au nord de Cournonterral, en rive gauche du Coulazou, dans un méandre prononcé accessible par le prolongement de la piste menant à la bergerie du causse.


Historique
Les manifestations intempestives de la cavité étaient connues de longue date lorsque Bernard GEZE, en 1932, entame la désobstruction de l'éboulis d'entrée.La première plongée remonte au mois de décembre 1967. Alain ROGER (SCAL) franchit le premier siphon suite à une désobstruction subaquatique. En janvier 1968 les frères ROGER passent le S.2 et butent sur un S.3, reconnu en hautes eaux l'année suivante (20m;-11).

Un interclubs SCAL-SCC-SCF organise plusieurs pompages de 1977 à 1979 et explore, une fois passés les deux premiers siphons, 420m de galeries ramifiées terminées par des conduits noyés.

En 1983 une nouvelle opération de pompage permet aux plongeurs de progresser jusqu'au S.7.

Avec 1991 et l'organisation d'un pompage estival, les plongeurs du G.S.F.R.M. poussent l'exploration jusque dans le S.14 (250m.; -27), à 1290m de l'entrée.

Un pompage organisé par le Spéléo-Club de Cournonterral en 1998 permet, avec l'aide des plongeurs du GSMontpeyroux de lever la topographie jusqu'à 741m de l'entrée.

L'équipe du CRPS Provence (FFESSM) équipe en cable les siphons à partir de 2004. Marc Douchet explore le dernier siphon jusqu'à 340m (-24) en juillet 2006.

Description


Descente du matériel,
par Patricia Belin

Une galerie déclive (une dizaine de mètres de dénivelé) et accidentée mène au ressaut (4m) dominant le S.1 (26m;-9). Plusieurs branches s'engagent au niveau de la vasque. En suivant le talus de galets roulés, la galerie se restreint ponctuellement d'abord en largeur, puis en hauteur. Une étroiture dans les galets, plus ou moins confortable selon que les crues précédentes auront déplacé ou non le talus, est à franchir sous l'eau. On émerge rapidement dans un bref tronçon exondé précédant le S.2 (106m ; -12). Il s'avère plus ample que le S.1, mais toujours parsemé de branchages, orienté nord-est. Juste avant la sortie, une galerie s'engage en rive gauche : le siphon est, un conduit plus modeste et argileux.

Le lac de sortie baigne un redan ascendant équipé de marches métalliques, passé lequel débute le S.3 (85m ;-4). Il débute plein nord, puis oblique brusquement au sud-ouest. A ce niveau, une galerie s'engage en rive gauche : le siphon nord, un conduit plus modeste et argileux. La galerie principale émerge après une remontée suivie d'une étroiture confortable au profil circulaire. En barbotant, on atteint le S.4 (46m ;-4). En sortie, ue cheminée en rive droite a été remontée sur 18m. Le conduit s'étire en hauteur au détriment de la largeur et on progresse plein ouest, en opposition, au-dessus d'un écoulement permanent orienté vers le siphon suivant (S.5). Ce curieux phénomène corroborre l'hypothèse du fonctionnement en perte de la cavité. Au moins de la première partie.

Entre S1 et S2,
par F. Vasseur

Une jolie vasque augure le S.5 (278m ;-11), confortable conduit chaotique qui évolue en dents de scie vers le nord-est. A 50m environ du départ, en rive droite et en hauteur, une galerie plus modeste rejoint l'event des Genêts.

A 278m, le siphon est encombré d'arches rocheuses. La sortie est au plafond, par une vasque prolongée d'un redan incliné (5m). La morphologie évolue vers une galerie plus haute que large, au sol très argileux. 30m plus loin, la vasque du S.6 annonce une succession de passages noyés (moins de 40m chqcun jusqu'au S.10), dont la dernière partie plonge au-delà de -30m, dans un aquifère profond caractérisé par le volume plusq conséquent des conduits.


Karstologie

La première partie de l'émergence se développe dans le calcaire Séquanien. Un changement d'étage s'opérerait dans la partie terminale. L'orifice d'entrée devient exceptionnellement émissif et débite plus de 2m3/s durant les crues.


Dans le S3, par F. Vasseur

Dans le S3, par F. Vasseur

Dans le S3, par F. Vasseur

Dans le S3, par F. Vasseur

Lucarne de sortie du S3

Dans le S4, par F. Vasseur
     

 

 


L'accès, par Patricia Belin


Sortie du S4, par F.Vasseur


Etroiture du S1, par F.Vasseur


Entre S2 et S3, par F. Vasseur


Entre S2 et S3, par F. Vasseur


Dans le S3, par F. Vasseur

 


Sortie du S3, par F. Vasseur

 

 

 


Caractéristiques

Altitude
63 m
Longueur
2900 m
Profondeur
40 m
Remontée
0 m
Massif
Bassin
Région
OCCITANIE
Pays
FR
Latitude
43.58137
Longitude
3.71157
Siphon
Oui
Opérateur
MOUNEYRAT PASCAL
Maj
2026-08-26
GrottoCenter
6370

Description GrottoCenter

Source : GrottoCenter API · entrée 6370

Entrée : Puits de l'Aven (Émergence temporaire du) Cavité : Puits de l'Aven (Émergence temporaire du) Commune : Cournonterral Département : Hérault Pays : FR Distance : 0.6 m ============================== AUTEUR FICHE ============================== Nathan ============================== AUTEUR CAVITé ============================== Nathan ============================== LONGUEUR ============================== 1700 ============================== DISTANCE GPS ============================== 0.6 m ============================== DESCRIPTION ============================== Acces / localisation Situation L'émergence temporaire du Puits de I'Aven se situe dans le lit du Coulazou, à environ 2,5 km au nord de Cournonterral. Description Description générale : Une galerie déclive et accidentée mène au siphon 1 (S1 : 26 mètres, –9). Une étroiture dans les galets est à franchir sous l’eau, puis une cloche d’air conduit au siphon 2 (S2 : 15 ?) passé lequel une courte galerie aquatique mène au siphon 3 (S3 : 60mètres, -14), à 80 mètres de l’entrée. Une galerie aquatique fait suite avant de plonger à nouveau. La cavité se prolonge ensuite par une succession de passages noyés, dont la dernière partie plonge au-delà de –30 dans un aquifère profond caractérisé par le volume exceptionnel des conduits. Arrêt actuel (2006) des explorations dans le siphon 14 (S14 : 340 m, -27) à 1700 mètres de l’entrée. Source : * Marc Douchet, FFESM, Le Fil, BULLETIN DE LIAISON DE LA COMMISSION NATIONALE PLONGÉE SOUTERRAINE, pages 15-16 : https://souterraine.ffessm.fr/uploads/media/docs/0001/04/2fa482feba3d5daa1c3798c08cf1a52a3516fea9.pdf Historique Les manifestations intempestives de la cavité étaient connues de longue date lorsque Bernard Gèze, en 1932, entame la désobstruction de l'éboulis d'entrée. La première plongée remonte au mois de décembre 1967. Alain Roger (du SCAL=Spéléo club alpin languedocien) franchit le premier siphon suite à une désobstruction subaquatique. En janvier 1968, les frères Roger passent le siphon 2 (S.2) et butent sur le siphon 3 (S.3), reconnu en hautes eaux l'année suivante (20 m ; -11). Trois campagnes de pompages sont organisées par le S.C.A.L. le Spéléo club de Cournonterral (SCC) et le Spéléo club de Frontignan (SCF). -1977 : tentative de pompage du premier siphon. -1978 : pompage du premier siphon et exploration de 80 mètres de galeries. -1979 : pompage du second siphon. Le développement est porté à 420 mètres. Une fois passés les deux premiers siphons, 420 mètres de galeries ramifiées terminées par des conduits noyés sont ainsi reconnues. En 1983, une nouvelle opération de pompage permet aux plongeurs de progresser jusqu'au siphon 7 (S.7). Avec 1991 et l'organisation d'un pompage estival, les plongeurs de Montpeyroux (G.S.F.R.M.) poussent l'exploration jusque dans le siphon 14 (S.14 : 250m ; -27), à 1290 mètres de l'entrée. De 2004 à 2006, poursuite des plongées jusqu'au siphon S12, puis S14 (340 m ; -27) à 1700 mètres de l’entrée. En 2018, la commune de Cournonterral a été informée que les terrains dans le périmètre du puits, étaient à la vente (succession privée). Ils risquaient d’être vendus pour des activités plus ou moins adaptées à la présence du puits. La SAFER a permis de trouver une solution en achetant directement la totalité des 118 hectares de la succession au prix de 185 000 €. Cela permet de prendre du recul sur le devenir de cet espace naturel à protéger. Au titre du futur PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal), ces 118 hectares pourront également être classés. ============================== STRATIGRAPHIE ============================== Q35758 ============================== BIBLIOGRAPHIE ============================== Time series of type physico-chemistry in La Mosson basin - MEDYCYSS observatory - KARST observatory network - OZCAR Critical Zone network Research Infrastructure - Puits de l'aven // Chemical survey station Time series of type hydrology-hydrogeology in La Mosson basin - MEDYCYSS observatory - KARST observatory network - OZCAR Critical Zone network Research Infrastructure - Puits de l'aven // Piezometric station Sources : * Ville de Cournonterral, "Puits de l'Aven protégé" : https://ville-cournonterral.fr/?lang=1&gr=22&th=225&art=1953 ============================== HYDROGéOLOGIE ============================== Description générale : Une galerie déclive et accidentée mène au siphon 1 (S1 : 26 mètres, –9). Une étroiture dans les galets est à franchir sous l’eau, puis une cloche d’air conduit au siphon 2 (S2 : 15 ?) passé lequel une courte galerie aquatique mène au siphon 3 (S3 : 60mètres, -14), à 80 mètres de l’entrée. Une galerie aquatique fait suite avant de plonger à nouveau. La cavité se prolonge ensuite par une succession de passages noyés, dont la dernière partie plonge au-delà de –30 dans un aquifère profond caractérisé par le volume exceptionnel des conduits. Arrêt actuel (2006) des explorations dans le siphon 14 (S14 : 340 m, -27) à 1700 mètres de l’entrée. Source : * Marc Douchet, FFESM, Le Fil, BULLETIN DE LIAISON DE LA COMMISSION NATIONALE PLONGÉE SOUTERRAINE, pages 15-16 : https://souterraine.ffessm.fr/uploads/media/docs/0001/04/2fa482feba3d5daa1c3798c08cf1a52a3516fea9.pdf Les manifestations intempestives de la cavité étaient connues de longue date lorsque Bernard Gèze, en 1932, entame la désobstruction de l'éboulis d'entrée. La première plongée remonte au mois de décembre 1967. Alain Roger (du SCAL=Spéléo club alpin languedocien) franchit le premier siphon suite à une désobstruction subaquatique. En janvier 1968, les frères Roger passent le siphon 2 (S.2) et butent sur le siphon 3 (S.3), reconnu en hautes eaux l'année suivante (20 m ; -11). Trois campagnes de pompages sont organisées par le S.C.A.L. le Spéléo club de Cournonterral (SCC) et le Spéléo club de Frontignan (SCF). -1977 : tentative de pompage du premier siphon. -1978 : pompage du premier siphon et exploration de 80 mètres de galeries. -1979 : pompage du second siphon. Le développement est porté à 420 mètres. Une fois passés les deux premiers siphons, 420 mètres de galeries ramifiées terminées par des conduits noyés sont ainsi reconnues. En 1983, une nouvelle opération de pompage permet aux plongeurs de progresser jusqu'au siphon 7 (S.7). Avec 1991 et l'organisation d'un pompage estival, les plongeurs de Montpeyroux (G.S.F.R.M.) poussent l'exploration jusque dans le siphon 14 (S.14 : 250m ; -27), à 1290 mètres de l'entrée. De 2004 à 2006, poursuite des plongées jusqu'au siphon S12, puis S14 (340 m ; -27) à 1700 mètres de l’entrée. En 2018, la commune de Cournonterral a été informée que les terrains dans le périmètre du puits, étaient à la vente (succession privée). Ils risquaient d’être vendus pour des activités plus ou moins adaptées à la présence du puits. La SAFER a permis de trouver une solution en achetant directement la totalité des 118 hectares de la succession au prix de 185 000 €. Cela permet de prendre du recul sur le devenir de cet espace naturel à protéger. Au titre du futur PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal), ces 118 hectares pourront également être classés.