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SEOUBIO (CALAVEN DE LA)

CALAVEN · CLARET · HERAULT (34)

Fiche mise à jour depuis GrottoCenter (entrée 40).

Description

Calaven de la SEOUBIO


Commune de CLARET-HERAULT

Carte IGN 1/25000 2742 EST "Claret"
X=721,52 Y=171,80 Z=300m
Développement: 1029m
Dénivellation: -55

Localisation
Coupe Plan
Récit Dérijard
Récit Mike Thomas 2005
Récit Mike Thomas 2006
Récit Mike Thomas 2006

Lac et gour post S5 par Mike Thomas

 

Situation

Monter sur le causse par la D.17E qui traverse VALFLAUNES, puis poursuivre direction POMPIGNAN sur 1900m jusqu'à l'intersection avec la route qui, à droite, descend vers LAURET.
Sur la gauche, une piste s'enfonce dans le maquis par un enchevêtrement de ramifications. Rester sur la principale jusqu'à un virage à 90°vers l'Ouest, à partir duquel on prendra un chemin mal tracé orienté plein Nord.
Poursuivre sur 1200m en descendant le ravin qui borde La SEUBE, puis garer les véhicules près d'un vieux mas sans toit (respecter les charbonnières).
D'ici, un sentier bien cairné serpente sur 320m jusqu'à l'orifice du Calaven, au fond de la dépression à 100m de la grande murette.


Historique

Le 2 Janvier 1937, Bernard GEZE et son équipe descendaient le P.29 d'entrée pour explorer un vaste volume, déterminé en amont comme en aval par des siphons.
En 1949, le SCM revoit le calaven, lève la topographie et découvre, au-delà du passage au nom évocateur de "bain de boue", un système de galeries parallèles au siphon amont.
Une première plongée à l'initiative du CLPA permet, en 1972, de franchir le premier des siphons amont (20m;-2) et de reconnaître le suivant sur 20m. Le siphon aval est franchi (20m ;-2) et 60m de galeries basses explorées, arrêt sur rien.

En 1983, Marc DOUCHET (CRPS) avec le soutien du GERSAM, rajoute 90m après le terminus du CLPA dans l’amont et rejoint les galeries exondées dans le réseau connu.
Le 8/07/1984, Jérôme Dérijard et Marc Douchet sortent le S.2 et le S.3. La vasque du quatrième siphon est vue sans résultat et seule une chatière laisse espérer une continuation.

C'est en Janvier 1993 que l'Association CELADON s'intéresse à cette cavité. Le siphon aval est revu sur 18m (-2) par Christian Bagarre, alors qu'en amont l'étroiture du quatrième siphon, qui exhale un écoulement perceptible et bienvenu pour nettoyer l'argile, est franchie à l'anglaise et en décapelé de casque (Frank Vasseur aidé de Bruno Naranjo). Ce dernier siphon (140m;-18) sort dans un lac sans retrouver l'écoulement.
En 1995 puis 1999, le CLPA (Mickaël Fresneda) plonge le siphon situé au terminus de la rivière EDF (75m ;-10).


Sortie siphon1 par Mike Thomas

Durant l’été 2002, les britanniques Mike Thomas et Phil Short (Cave-Diving Group) ont repris les explorations.
Dans le siphon aval, après 105 minutes de désobstruction, ils ont franchi le colmatage de galet et exploré 200m de confortable rivière souterraine jusqu’à un second siphon.
En amont, la suite est trouvée à la fin du S.4 vers le S.5 qui plonge immédiatement à –16 dans un laminoir avant de remonter dans un éboulis jusqu’à une cloche d’air. La galerie se prolonge par un S.6 qui plonge à –16 dans une vaste salle avant d’entamer une remontée. Arrêt sur manque de fil après en avoir déroulé 200m.
En avril 2003, Les britaniques poursuivent dans l’amont (dans le S.6) et dans l’aval (dans le S.2).

Du 6 au 9 août 2004, Michael Thomas et Andy Judd (Cave-Diving Group) poursuivent l’exploration de l’aval jusqu’après le S.5, après désobstruction du premier siphon, systématiquement colmaté lors des crues.
Du 1er au 11/05/2005, Andy et Mike, avec John Beal et Laura Trowbridge poursuivent l’exploration de vastes conduits exondés jusqu’à un collecteur trminé en aval comme en amont par des siphons.
Un total de 1936 mètres de cavité fut ainsi topographié avec environ 1500 mètres explorés lors de ce voyage. Les explorations de cette équipe sont en cours.

Description

 S1 par Frank Vasseur

Une verticale de 29m crève le plafond d'une grande salle délimitée par deux siphons.
En aval, le laminoir noyé se developpe plein Sud sur 20m (-2) jusqu'à un colmatage de galets roulés situé à la sortie. Une fois franchi le colmatage (après désosbstruction chaque fois), 70m de confortable rivière souterraine (10m de haut en moyenne) conduisent jusqu’à un second siphon (115m ;-10) qui débute par un bassin de 15m de diamètre. Il est précédé d’un important affluent (impénétrable), qui constitue l’essentiel de l’écoulement qui parcourt ce secteur de la cavité. De nombreux os très anciens ont été observés à une soixantaine de mètres de l’entrée. Une salle de 20m de long précède le S.3 (60m ;-2,5) puis une salle de 15m présente de lagres banquettes de sable et d’argile jusqu’au S.4 (95m ;-6). Il enchaine avec 35m de larges conduits exondés pour atteindre le S.5 (5m ;-1) qui désiphonne à l’étiage.
Suit une puissante galerie empruntée par la rivière, le « parade passage », jusqu’au « Boing lake » passé lequel le conduit se ramifie.
Tout l’actif s’engage dans un conduit beaucoup plus modeste, qui bute une grosse centaine de mètres plus loin sur le S.6 (75m ;-6), terminé par des étroitures émergeant dans d’étroites fractures.
Revenu à la ramification, une galerie sèche, mais assurément active en crue, plutôt surbaissée, rejoint une enfilade de lacs, le « club cracol ».
Le conduit se dédouble à deux reprises, mais se rejoint systématiquement. Un prolongement vers l’est se termine sur un puits borgen surmonté d’une galerie accessible au prix d’une escalade sur un bombé. Ce sera l’un des objectifs de la prochaine campagne.
Après la série de lacs du « club cracol », le « razzle rift », un beau passage fossile et concrétionné, rejoint un autre lac à partir duquel on retrouve une circulation d’eau, mais bien inférieure à celle qui se jette dans le S.2. Passé un affluent en rive gauche, tout le ruisseau se perd dans une fracture impnétrable, alors que le conduit prend des allures de beau canyon. La galerie devient ensuite fossile. On y trouve de jolies concrétions, majoritairement massives, mais aussi de remarquables formes de détail. Plusieurs départs latéraux se terminent sur des fractures ascendantes étroites.
Après une étroiture ponctuelle et confortable, un puits de 5m recoupe une galerie active, terminée en amont comme en aval par les siphons trminaux, objectifs de la future opération.

On accède au réseau amont, orienté globalement Nord-Est, par une brève désescalade suivie d'une étroiture.
De là, des galeries exondées se développent jusqu’au siphon situé au terminus de la rivière EDF (75m ;-10) qui présente deux prolongements au-delà du point terminal.
A l'extrémité du plan d'eau qui fait suite, débute le S.1 (20m;-3) aux dimensions imposantes (5x3m) pour cette région du causse, suivi d'un lac long de 20m.
Le S.2 (100m;-5) de gabarit toujours confortable, passe sous une ample salle concrétionnée avant de sortir au pied d'un redan, prolongé par 35m de galerie argileuse.
Le S.3 (50m;-7) se caractérise par un chenal de voûte où le fil est engagé au départ et des dépôts argileux fluides.
La sortie s'effectue dans un plan d'eau dominé par une majestueuse pendeloque. Débutent ensuite 90 de galeries basses et laminoirs conduisant au S.4 (140m;-18).
Il faut rester proche de la surface et de la rive gauche pour trouver l'étroiture coriace par laquelle on accède à la belle fracture qui fait suite. Un passage sous une cloche d'air précède le talus qui plonge jusqu'à une étroiture par laquelle on découvre un interstrate horizontal (1,5x5m).
25m plus loin, on remonte par une fracture volumineuse, puis une courte galerie ascendante, vers le plan d'eau terminal, au-delà duquel les parois se resserrent inexorablement, sans avoir retrouvé l'écoulement.
A la fin du S.4, on poursuit vers le S.5 qui plonge immédiatement à –16 dans un laminoir avant de remonter dans un éboulis jusqu’à une cloche d’air. La galerie se prolonge par un S.6 qui plonge à –16 dans une vaste salle avant d’entamer une remontée. Un passage horizontal à –18 croise une fracture ascendante. Arrêt à 12 (160m du départ) sur autonomie.

Recommandations

Equipement

P.29 Corde 40m Nat + 3 Spits + 1 Déviation

Eviter toute incursion dans la région en période de chasse en raison des battues et respecter les vestiges de charbonnières.

Caractéristiques

Altitude
288 m
Longueur
3863 m
Profondeur
56 m
Remontée
0 m
Massif
Bassin
Région
OCCITANIE
Pays
FR
Latitude
43.83614
Longitude
3.84770
Siphon
Oui
Opérateur
MOUNEYRAT PASCAL
Maj
2026-08-28
GrottoCenter
40

Équipement

P.29 Corde 40m Nat + 3 Spits + 1 Déviation

Description GrottoCenter

Source : GrottoCenter API · entrée 40

Entrée : Séoubio (Calaven de la) Cavité : Séoubio (Calaven de la) Commune : Claret Département : Hérault Pays : FR Distance : 5.7 m ============================== AUTEUR FICHE ============================== Nathan ============================== AUTEUR CAVITé ============================== Nathan ============================== LONGUEUR ============================== 3863 ============================== PROFONDEUR ============================== 56 ============================== DISTANCE GPS ============================== 5.7 m ============================== EQUIPEMENT ============================== Équipement en 2008 P30 d'entrée | corde 40 m | 2 broches en main courante et 2 broches en Y. | Déviation en fixe à 10 m du fond (prévoir le mousqueton) E5 | corde 10 m | 2 Spits | Équipé en fixe. Une échelle de 10 m peut être pratique. P4 | corde 5 m | 1 Spit | Corde à noeud en fixe. Prévoir une poignée pour s'aider à la remontée (parois glissante). ============================== DESCRIPTION ============================== Acces / localisation Accès Face à l'arrivée de la petite route de Lauret, prendre la piste carrossable. Pensez à bien refermer la clôture à cause des troupeaux. Ne pas se garer de façon visible de la route car le fermier ne veut pas que ça incite du monde à rentrer en voiture. Contourner la mare et prendre à droite à la patte d'oie. Se garer au niveau de l'aire de la charbonnière. Continuer à pied vers le Nord jusqu'au muret puis le longer vers l'Ouest. Peu après l'aven de la Murette, tourner à gauche et suivre les cairns qui mène jusqu'à l'entrée de l'aven. Description Les siphons amont : Le réseau actif amont débute par un S1 (15 m ; -3) de section imposante (5 x 3 m) mais très argileux. 16 mètres de rivières en joint de strate conduisent à S2 (91,5 ; -5) constitué d'une galerie en diaclase assez large. On sort brusquement du S2 au sommet d'un pente de sable. 20 mètres de galerie encombrée de blocs et argileuse conduit au S3 (50 m ; -7) qui débute par une belle vasque circulaire hélas très argileuse. On sort du siphon dans une vasque surplombée par une majestueuse pendeloque. 90 mètres de galeries basses font suite jusqu'au S4 (>140 m ; -18) qui débute par une grande et belle vasque. La suite accessible à faible profondeur côté gauche est hélas défendue par une sévère étroiture qui nécessite un décapelage. Une belle fracture avec cloche d'air fait suite avant de plonger jusqu'à -16m en suivant un talus sableux. A sa base, on passe un point bas à -18 dans un laminoir 5 x 1,5 m long de 25 mètres. On remonte ensuite dans une vaste fracture chaotique au sommet de laquelle une courte galerie ascendante débouche dans un lac bordé de parois abruptes à 484 mètres de l'entrée de la cavité. La suite du S4 se trouve dans la fracture chaotique. Le S5 (? ; -16) plonge immédiatement à -16 dans un laminoir avant de remonter dans un éboulis jusqu’à une cloche d’air. Après un bout de galerie, le S6 (160 m ; -18) plonge à -16 dans une vaste salle avant d’entamer une remontée. Un passage horizontal à -18 croise une fracture ascendante. Arrêt à -12 sur autonomie. Description Le réseau exondé : Un magnifique P30 plein vide débouche en plafond d'une salle 27 x 20 x 9 m. Au bas de la salle, sur la droite, se trouve le siphon aval (20 m ; -1,5) à -40 m. Ce dernier bloque l'accès à environ 2 kilomètres de siphons et de galeries. Sur la gauche un passage entre des blocs encombrés de galets donne accès à la vasque du siphon amont qui forme un beau lac où on peut observer un petit écoulement au niveau d'une surverse. Remarquer sur le côté un départ de boyau rempli d'eau. C'est le passage du "Bain de Boue". Une casserole laissée sur place exprès permet de vider l'eau en quelques minutes pour passer au sec. Le boyau n'est pas long et on se relève 7 mètres plus loin dans une grande fracture 12 x 3 x 10 m où il faut remonter une coulée glissante équipée. A son sommet, on prend pied dans le réseau de galeries "fossiles" de la Séoubio. Au bout de 25 mètres de conduit 3x2 m on arrive à un carrefour. A gauche on accède à la rivière EDF et à droite on s'engage dans un réseau de galeries qui devient "labyrinthique" au bout d'une cinquantaine de mètres. On atteint rapidement la galerie terminale orientée N/NO. A droite à son extrémité Sud un siphon d'argile parfoit siphonnant permet d'accéder à une diaclase argileuse longue de 16 mètres qui bute sur une étroiture ventilée. A gauche la galerie se poursuit sur 150 mètres, parfois dans de belles dimensions, jusqu'à une petite salle concrétionnée précédent un laminoir totalement obstrué à son extrémité. Description Les siphons aval : La sortie du S1 (20 m ; -2) encombrée de galet nécessite une désobstruction subaquatique à chaque nouvelle campagne de plongée. Son franchissement nécessite un décapelage complet (casque, palmes, stab) et on ne peut passer qu'avec une seule bouteille... On sort dans une belle vasque allongée et encombrée d'une spectaculaire dune de galet instable. La paroi est localement blanchie par les impacts des galets remués par les crues. Suivent une soixantaine de mètre de vastes galeries menant au chaos de blocs où s'étaient arrêtés les plongeurs du CLPA. Juste avant on peut observer sur la gauche l'arrivée de la rivière qui sort d'une fracture hélas implongeable. Après les blocs on arrive à la vasque du S2 (115 m ; -10) qui sort dans une portion de galerie semi noyée longue d'une vingtaine de mètre avant de replonger dans le S3 (60 m ; -3). Après à nouveau une vingtaine de mètres de galerie semi exondée on atteint le S4 (95 m ; -6) dont la sortie marque la fin de la zone siphonnante. Suivent près de 1,5 km de galeries essentiellement exondées en cours d'exploration par le CDG et le GSI. Description La rivière EDF : Du carrefour précédent, un boyau de 20 mètres mène au sommet d'un puits de 4 mètres qui débouche dans une salle 14 x 3 x 5 m. Sur la gauche, une pente argileuse conduit à une rivière. A droite un siphon doit communiquer avec le S1 amont. A gauche une jolie rivière longue de 20 m mène à une voûte mouillante qui marque le début de la rivière EDF. La première voute mouillante est suivie d'une seconde plus corsée qui nécessite d'immerger la tête sur 1 mètre. Après 30 mètres de conduits, on atteint une coulée de calcite blanc crème très esthétique. On progresse ensuite sur 150 mètres dans une belle rivière en diaclase haute de 3 mètres agrémentée de très jolis gours. Peu après, une petite salle formée au niveau de plusieurs fractures transversales se trouve un affluent de 40 mètres côté droit. La suite principale nécessite encore deux passages en voûte mouillante avant d'atteindre le départ du siphon EDF (75 m ; -10). A -2 et 60 mètres de la vasque on arrive au sommet d'un puits diaclase noyé où on descend jusqu'à -10m, terminus actuel de l'exploration. La néoprène est vivement conseillée pour la visite de cette partie du réseau. Historique Première descente du puits le 2 janvier 1937 par Bernard GEZE, Yves SAP et coll. qui explorent la salle et s'arrêtent sur les siphons. Le 6 février 1949 Charlie CLARON, Pierre CHATEAU, Lucien HUGUES, Henri PALOC et Louis VERNET (SCM) franchissent le passage du "Bain de Boue" et explorent les galeries exondées. Le 13 février 1949 la même équipe renforcée de quelques camarades explorent un diverticule donnant accès à une salle où ils s'arrêtent sur deux siphons (départ rivière EDF). En 1967 Jean-Marie COLOMINA et Joris LAGARDE (Clan EDF / GERSAM) franchissent en apnée un des siphons ayant arrêté le SCM et qui n'est en fait qu'une voûte mouillante et explorent environ 250 m de rivière en diaclase jusqu'à un petit siphon. En 1972 les plongeurs du CLPA s'intéresse à la cavité. En deux plongées Yves GILLES, Daniel BOSC, et André MASSON assisté de Daniel CAUMONT sortent le siphon aval (20 m ; -1,5) et explorent 60 m de galeries jusqu'au chaos de blocs précédent le S2. A l'amont ils franchissent le S1 (15 m ; -3) et reconnaissent le S2 sur 20 m. Le 23 avril 1984 Marc DOUCHET (CRPS) aidé de Claude TOULOUMDJIAN, Vincent DOUCHET (CRPS), Jean-Marie COLOMINA, Jean MEYER et Jean-Paul PALOC (GERSAM) revisite le siphon aval obstrué par des galets et des troncs d'arbres à 18 m de la vasque. A l'amont il explorent le siphon 2 sur une centaine de mètres. Le 8 juillet 1984, marc DOUCHET (CRPS) aidé de Claude TOULOUMDJIAN, Jérôme DERIJARD, Joël DULET (CRPS), Jean MEYER et Jean-Paul PALOC (GERSAM) sort le S2 (91 m ; -5) parcourt 20 m de galeries exondées puis plonge le S3 (50 m ; -7) au-delà duquel il explore 90 m de galeries butant sur un S4 reconnu sur 10 m jusqu'à une étroiture. En 1991 Nathanaël BOINET, Vincent DURAND et Yann GUESSARD élargissent le siphon d'argile situé à l'extrémité Sud des galeries fossiles amont et explorent après désobstruction 16 m de conduits argileux butant sur un boyau ventilé impénétrable malgré une tentative d'élargissement. Le 10 janvier 1993 Christian BAGARRE, Bruno NARANJO, Franck VASSEUR (plongeurs) aidé de Charles MODOCK (portage) du club CELADON prolongent l'exploration des siphons amont. Frank passe l'étroiture du S4 (140 m ; -18) et sort dans un lac sans suite apparente. Le 1er octobre 1995 Nathanaël BOINET (plongeur) aidé de Vincent DURAND (portage) reconnait le siphon terminal de la rivière EDF sur 10 m et explore un affluent exondé étroit sur 40 m. Le 11 avril 1999, Michaël FRESNEDA (plongeur) aidé de Nathanaël BOINET, Patrick MONESTIER, Serge NURIT et Sylvie PRIEUR (portage) plonge le siphon EDF sur 75 m jusqu'à -10 m. Depuis des plongeurs Anglais du CDG ont découvert d'importants prolongements dans les siphons. Vers l'amont ils ont prolongé l'exploration de quelques centaines de mètres jusque dans le S6 et vers l'aval ils ont exploré environ 2 km de galeries jusqu'à un siphon 9. A noter un début de désobstruction dans un diverticule des galeries sèches de la partie classique par des inconnus. ============================== STRATIGRAPHIE ============================== Q82480 ============================== BIBLIOGRAPHIE ============================== Bibliography ©NB_Coupe106 ©NB_Plan106 ============================== HYDROGéOLOGIE ============================== Les siphons amont : Le réseau actif amont débute par un S1 (15 m ; -3) de section imposante (5 x 3 m) mais très argileux. 16 mètres de rivières en joint de strate conduisent à S2 (91,5 ; -5) constitué d'une galerie en diaclase assez large. On sort brusquement du S2 au sommet d'un pente de sable. 20 mètres de galerie encombrée de blocs et argileuse conduit au S3 (50 m ; -7) qui débute par une belle vasque circulaire hélas très argileuse. On sort du siphon dans une vasque surplombée par une majestueuse pendeloque. 90 mètres de galeries basses font suite jusqu'au S4 (>140 m ; -18) qui débute par une grande et belle vasque. La suite accessible à faible profondeur côté gauche est hélas défendue par une sévère étroiture qui nécessite un décapelage. Une belle fracture avec cloche d'air fait suite avant de plonger jusqu'à -16m en suivant un talus sableux. A sa base, on passe un point bas à -18 dans un laminoir 5 x 1,5 m long de 25 mètres. On remonte ensuite dans une vaste fracture chaotique au sommet de laquelle une courte galerie ascendante débouche dans un lac bordé de parois abruptes à 484 mètres de l'entrée de la cavité. La suite du S4 se trouve dans la fracture chaotique. Le S5 (? ; -16) plonge immédiatement à -16 dans un laminoir avant de remonter dans un éboulis jusqu’à une cloche d’air. Après un bout de galerie, le S6 (160 m ; -18) plonge à -16 dans une vaste salle avant d’entamer une remontée. Un passage horizontal à -18 croise une fracture ascendante. Arrêt à -12 sur autonomie. Le réseau exondé : Un magnifique P30 plein vide débouche en plafond d'une salle 27 x 20 x 9 m. Au bas de la salle, sur la droite, se trouve le siphon aval (20 m ; -1,5) à -40 m. Ce dernier bloque l'accès à environ 2 kilomètres de siphons et de galeries. Sur la gauche un passage entre des blocs encombrés de galets donne accès à la vasque du siphon amont qui forme un beau lac où on peut observer un petit écoulement au niveau d'une surverse. Remarquer sur le côté un départ de boyau rempli d'eau. C'est le passage du "Bain de Boue". Une casserole laissée sur place exprès permet de vider l'eau en quelques minutes pour passer au sec. Le boyau n'est pas long et on se relève 7 mètres plus loin dans une grande fracture 12 x 3 x 10 m où il faut remonter une coulée glissante équipée. A son sommet, on prend pied dans le réseau de galeries "fossiles" de la Séoubio. Au bout de 25 mètres de conduit 3x2 m on arrive à un carrefour. A gauche on accède à la rivière EDF et à droite on s'engage dans un réseau de galeries qui devient "labyrinthique" au bout d'une cinquantaine de mètres. On atteint rapidement la galerie terminale orientée N/NO. A droite à son extrémité Sud un siphon d'argile parfoit siphonnant permet d'accéder à une diaclase argileuse longue de 16 mètres qui bute sur une étroiture ventilée. A gauche la galerie se poursuit sur 150 mètres, parfois dans de belles dimensions, jusqu'à une petite salle concrétionnée précédent un laminoir totalement obstrué à son extrémité. Les siphons aval : La sortie du S1 (20 m ; -2) encombrée de galet nécessite une désobstruction subaquatique à chaque nouvelle campagne de plongée. Son franchissement nécessite un décapelage complet (casque, palmes, stab) et on ne peut passer qu'avec une seule bouteille... On sort dans une belle vasque allongée et encombrée d'une spectaculaire dune de galet instable. La paroi est localement blanchie par les impacts des galets remués par les crues. Suivent une soixantaine de mètre de vastes galeries menant au chaos de blocs où s'étaient arrêtés les plongeurs du CLPA. Juste avant on peut observer sur la gauche l'arrivée de la rivière qui sort d'une fracture hélas implongeable. Après les blocs on arrive à la vasque du S2 (115 m ; -10) qui sort dans une portion de galerie semi noyée longue d'une vingtaine de mètre avant de replonger dans le S3 (60 m ; -3). Après à nouveau une vingtaine de mètres de galerie semi exondée on atteint le S4 (95 m ; -6) dont la sortie marque la fin de la zone siphonnante. Suivent près de 1,5 km de galeries essentiellement exondées en cours d'exploration par le CDG et le GSI. La rivière EDF : Du carrefour précédent, un boyau de 20 mètres mène au sommet d'un puits de 4 mètres qui débouche dans une salle 14 x 3 x 5 m. Sur la gauche, une pente argileuse conduit à une rivière. A droite un siphon doit communiquer avec le S1 amont. A gauche une jolie rivière longue de 20 m mène à une voûte mouillante qui marque le début de la rivière EDF. La première voute mouillante est suivie d'une seconde plus corsée qui nécessite d'immerger la tête sur 1 mètre. Après 30 mètres de conduits, on atteint une coulée de calcite blanc crème très esthétique. On progresse ensuite sur 150 mètres dans une belle rivière en diaclase haute de 3 mètres agrémentée de très jolis gours. Peu après, une petite salle formée au niveau de plusieurs fractures transversales se trouve un affluent de 40 mètres côté droit. La suite principale nécessite encore deux passages en voûte mouillante avant d'atteindre le départ du siphon EDF (75 m ; -10). A -2 et 60 mètres de la vasque on arrive au sommet d'un puits diaclase noyé où on descend jusqu'à -10m, terminus actuel de l'exploration. La néoprène est vivement conseillée pour la visite de cette partie du réseau. Première descente du puits le 2 janvier 1937 par Bernard GEZE, Yves SAP et coll. qui explorent la salle et s'arrêtent sur les siphons. Le 6 février 1949 Charlie CLARON, Pierre CHATEAU, Lucien HUGUES, Henri PALOC et Louis VERNET (SCM) franchissent le passage du "Bain de Boue" et explorent les galeries exondées. Le 13 février 1949 la même équipe renforcée de quelques camarades explorent un diverticule donnant accès à une salle où ils s'arrêtent sur deux siphons (départ rivière EDF). En 1967 Jean-Marie COLOMINA et Joris LAGARDE (Clan EDF / GERSAM) franchissent en apnée un des siphons ayant arrêté le SCM et qui n'est en fait qu'une voûte mouillante et explorent environ 250 m de rivière en diaclase jusqu'à un petit siphon. En 1972 les plongeurs du CLPA s'intéresse à la cavité. En deux plongées Yves GILLES, Daniel BOSC, et André MASSON assisté de Daniel CAUMONT sortent le siphon aval (20 m ; -1,5) et explorent 60 m de galeries jusqu'au chaos de blocs précédent le S2. A l'amont ils franchissent le S1 (15 m ; -3) et reconnaissent le S2 sur 20 m. Le 23 avril 1984 Marc DOUCHET (CRPS) aidé de Claude TOULOUMDJIAN, Vincent DOUCHET (CRPS), Jean-Marie COLOMINA, Jean MEYER et Jean-Paul PALOC (GERSAM) revisite le siphon aval obstrué par des galets et des troncs d'arbres à 18 m de la vasque. A l'amont il explorent le siphon 2 sur une centaine de mètres. Le 8 juillet 1984, marc DOUCHET (CRPS) aidé de Claude TOULOUMDJIAN, Jérôme DERIJARD, Joël DULET (CRPS), Jean MEYER et Jean-Paul PALOC (GERSAM) sort le S2 (91 m ; -5) parcourt 20 m de galeries exondées puis plonge le S3 (50 m ; -7) au-delà duquel il explore 90 m de galeries butant sur un S4 reconnu sur 10 m jusqu'à une étroiture. En 1991 Nathanaël BOINET, Vincent DURAND et Yann GUESSARD élargissent le siphon d'argile situé à l'extrémité Sud des galeries fossiles amont et explorent après désobstruction 16 m de conduits argileux butant sur un boyau ventilé impénétrable malgré une tentative d'élargissement. Le 10 janvier 1993 Christian BAGARRE, Bruno NARANJO, Franck VASSEUR (plongeurs) aidé de Charles MODOCK (portage) du club CELADON prolongent l'exploration des siphons amont. Frank passe l'étroiture du S4 (140 m ; -18) et sort dans un lac sans suite apparente. Le 1er octobre 1995 Nathanaël BOINET (plongeur) aidé de Vincent DURAND (portage) reconnait le siphon terminal de la rivière EDF sur 10 m et explore un affluent exondé étroit sur 40 m. Le 11 avril 1999, Michaël FRESNEDA (plongeur) aidé de Nathanaël BOINET, Patrick MONESTIER, Serge NURIT et Sylvie PRIEUR (portage) plonge le siphon EDF sur 75 m jusqu'à -10 m. Depuis des plongeurs Anglais du CDG ont découvert d'importants prolongements dans les siphons. Vers l'amont ils ont prolongé l'exploration de quelques centaines de mètres jusque dans le S6 et vers l'aval ils ont exploré environ 2 km de galeries jusqu'à un siphon 9. A noter un début de désobstruction dans un diverticule des galeries sèches de la partie classique par des inconnus. ============================== BIOSPéLéO ============================== Le réseau exondé : Un magnifique P30 plein vide débouche en plafond d'une salle 27 x 20 x 9 m. Au bas de la salle, sur la droite, se trouve le siphon aval (20 m ; -1,5) à -40 m. Ce dernier bloque l'accès à environ 2 kilomètres de siphons et de galeries. Sur la gauche un passage entre des blocs encombrés de galets donne accès à la vasque du siphon amont qui forme un beau lac où on peut observer un petit écoulement au niveau d'une surverse. Remarquer sur le côté un départ de boyau rempli d'eau. C'est le passage du "Bain de Boue". Une casserole laissée sur place exprès permet de vider l'eau en quelques minutes pour passer au sec. Le boyau n'est pas long et on se relève 7 mètres plus loin dans une grande fracture 12 x 3 x 10 m où il faut remonter une coulée glissante équipée. A son sommet, on prend pied dans le réseau de galeries "fossiles" de la Séoubio. Au bout de 25 mètres de conduit 3x2 m on arrive à un carrefour. A gauche on accède à la rivière EDF et à droite on s'engage dans un réseau de galeries qui devient "labyrinthique" au bout d'une cinquantaine de mètres. On atteint rapidement la galerie terminale orientée N/NO. A droite à son extrémité Sud un siphon d'argile parfoit siphonnant permet d'accéder à une diaclase argileuse longue de 16 mètres qui bute sur une étroiture ventilée. A gauche la galerie se poursuit sur 150 mètres, parfois dans de belles dimensions, jusqu'à une petite salle concrétionnée précédent un laminoir totalement obstrué à son extrémité.