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GOULET (AVEN DU)

AVEN · CLARET · HERAULT (34)

Fiche mise à jour depuis GrottoCenter (entrée 40).

Description

Pas de description.

Caractéristiques

Altitude
0 m
Longueur
5 m
Profondeur
12 m
Remontée
0 m
Massif
Bassin
Région
Pays
FR
Latitude
43.83614
Longitude
3.84738
Siphon
Non
Opérateur
Maj
2026-11-06
GrottoCenter
40

Description GrottoCenter

Source : GrottoCenter API · entrée 40

Entrée : Séoubio (Calaven de la) Cavité : Séoubio (Calaven de la) Commune : Claret Département : Hérault Pays : FR Distance : 30.5 m ============================== AUTEUR FICHE ============================== Nathan ============================== AUTEUR CAVITé ============================== Nathan ============================== LONGUEUR ============================== 3863 ============================== PROFONDEUR ============================== 56 ============================== DISTANCE GPS ============================== 30.5 m ============================== EQUIPEMENT ============================== Équipement en 2008 P30 d'entrée | corde 40 m | 2 broches en main courante et 2 broches en Y. | Déviation en fixe à 10 m du fond (prévoir le mousqueton) E5 | corde 10 m | 2 Spits | Équipé en fixe. Une échelle de 10 m peut être pratique. P4 | corde 5 m | 1 Spit | Corde à noeud en fixe. Prévoir une poignée pour s'aider à la remontée (parois glissante). ============================== DESCRIPTION ============================== Acces / localisation Accès Face à l'arrivée de la petite route de Lauret, prendre la piste carrossable. Pensez à bien refermer la clôture à cause des troupeaux. Ne pas se garer de façon visible de la route car le fermier ne veut pas que ça incite du monde à rentrer en voiture. Contourner la mare et prendre à droite à la patte d'oie. Se garer au niveau de l'aire de la charbonnière. Continuer à pied vers le Nord jusqu'au muret puis le longer vers l'Ouest. Peu après l'aven de la Murette, tourner à gauche et suivre les cairns qui mène jusqu'à l'entrée de l'aven. Description Les siphons amont : Le réseau actif amont débute par un S1 (15 m ; -3) de section imposante (5 x 3 m) mais très argileux. 16 mètres de rivières en joint de strate conduisent à S2 (91,5 ; -5) constitué d'une galerie en diaclase assez large. On sort brusquement du S2 au sommet d'un pente de sable. 20 mètres de galerie encombrée de blocs et argileuse conduit au S3 (50 m ; -7) qui débute par une belle vasque circulaire hélas très argileuse. On sort du siphon dans une vasque surplombée par une majestueuse pendeloque. 90 mètres de galeries basses font suite jusqu'au S4 (>140 m ; -18) qui débute par une grande et belle vasque. La suite accessible à faible profondeur côté gauche est hélas défendue par une sévère étroiture qui nécessite un décapelage. Une belle fracture avec cloche d'air fait suite avant de plonger jusqu'à -16m en suivant un talus sableux. A sa base, on passe un point bas à -18 dans un laminoir 5 x 1,5 m long de 25 mètres. On remonte ensuite dans une vaste fracture chaotique au sommet de laquelle une courte galerie ascendante débouche dans un lac bordé de parois abruptes à 484 mètres de l'entrée de la cavité. La suite du S4 se trouve dans la fracture chaotique. Le S5 (? ; -16) plonge immédiatement à -16 dans un laminoir avant de remonter dans un éboulis jusqu’à une cloche d’air. Après un bout de galerie, le S6 (160 m ; -18) plonge à -16 dans une vaste salle avant d’entamer une remontée. Un passage horizontal à -18 croise une fracture ascendante. Arrêt à -12 sur autonomie. Description Le réseau exondé : Un magnifique P30 plein vide débouche en plafond d'une salle 27 x 20 x 9 m. Au bas de la salle, sur la droite, se trouve le siphon aval (20 m ; -1,5) à -40 m. Ce dernier bloque l'accès à environ 2 kilomètres de siphons et de galeries. Sur la gauche un passage entre des blocs encombrés de galets donne accès à la vasque du siphon amont qui forme un beau lac où on peut observer un petit écoulement au niveau d'une surverse. Remarquer sur le côté un départ de boyau rempli d'eau. C'est le passage du "Bain de Boue". Une casserole laissée sur place exprès permet de vider l'eau en quelques minutes pour passer au sec. Le boyau n'est pas long et on se relève 7 mètres plus loin dans une grande fracture 12 x 3 x 10 m où il faut remonter une coulée glissante équipée. A son sommet, on prend pied dans le réseau de galeries "fossiles" de la Séoubio. Au bout de 25 mètres de conduit 3x2 m on arrive à un carrefour. A gauche on accède à la rivière EDF et à droite on s'engage dans un réseau de galeries qui devient "labyrinthique" au bout d'une cinquantaine de mètres. On atteint rapidement la galerie terminale orientée N/NO. A droite à son extrémité Sud un siphon d'argile parfoit siphonnant permet d'accéder à une diaclase argileuse longue de 16 mètres qui bute sur une étroiture ventilée. A gauche la galerie se poursuit sur 150 mètres, parfois dans de belles dimensions, jusqu'à une petite salle concrétionnée précédent un laminoir totalement obstrué à son extrémité. Description Les siphons aval : La sortie du S1 (20 m ; -2) encombrée de galet nécessite une désobstruction subaquatique à chaque nouvelle campagne de plongée. Son franchissement nécessite un décapelage complet (casque, palmes, stab) et on ne peut passer qu'avec une seule bouteille... On sort dans une belle vasque allongée et encombrée d'une spectaculaire dune de galet instable. La paroi est localement blanchie par les impacts des galets remués par les crues. Suivent une soixantaine de mètre de vastes galeries menant au chaos de blocs où s'étaient arrêtés les plongeurs du CLPA. Juste avant on peut observer sur la gauche l'arrivée de la rivière qui sort d'une fracture hélas implongeable. Après les blocs on arrive à la vasque du S2 (115 m ; -10) qui sort dans une portion de galerie semi noyée longue d'une vingtaine de mètre avant de replonger dans le S3 (60 m ; -3). Après à nouveau une vingtaine de mètres de galerie semi exondée on atteint le S4 (95 m ; -6) dont la sortie marque la fin de la zone siphonnante. Suivent près de 1,5 km de galeries essentiellement exondées en cours d'exploration par le CDG et le GSI. Description La rivière EDF : Du carrefour précédent, un boyau de 20 mètres mène au sommet d'un puits de 4 mètres qui débouche dans une salle 14 x 3 x 5 m. Sur la gauche, une pente argileuse conduit à une rivière. A droite un siphon doit communiquer avec le S1 amont. A gauche une jolie rivière longue de 20 m mène à une voûte mouillante qui marque le début de la rivière EDF. La première voute mouillante est suivie d'une seconde plus corsée qui nécessite d'immerger la tête sur 1 mètre. Après 30 mètres de conduits, on atteint une coulée de calcite blanc crème très esthétique. On progresse ensuite sur 150 mètres dans une belle rivière en diaclase haute de 3 mètres agrémentée de très jolis gours. Peu après, une petite salle formée au niveau de plusieurs fractures transversales se trouve un affluent de 40 mètres côté droit. La suite principale nécessite encore deux passages en voûte mouillante avant d'atteindre le départ du siphon EDF (75 m ; -10). A -2 et 60 mètres de la vasque on arrive au sommet d'un puits diaclase noyé où on descend jusqu'à -10m, terminus actuel de l'exploration. La néoprène est vivement conseillée pour la visite de cette partie du réseau. Historique Première descente du puits le 2 janvier 1937 par Bernard GEZE, Yves SAP et coll. qui explorent la salle et s'arrêtent sur les siphons. Le 6 février 1949 Charlie CLARON, Pierre CHATEAU, Lucien HUGUES, Henri PALOC et Louis VERNET (SCM) franchissent le passage du "Bain de Boue" et explorent les galeries exondées. Le 13 février 1949 la même équipe renforcée de quelques camarades explorent un diverticule donnant accès à une salle où ils s'arrêtent sur deux siphons (départ rivière EDF). En 1967 Jean-Marie COLOMINA et Joris LAGARDE (Clan EDF / GERSAM) franchissent en apnée un des siphons ayant arrêté le SCM et qui n'est en fait qu'une voûte mouillante et explorent environ 250 m de rivière en diaclase jusqu'à un petit siphon. En 1972 les plongeurs du CLPA s'intéresse à la cavité. En deux plongées Yves GILLES, Daniel BOSC, et André MASSON assisté de Daniel CAUMONT sortent le siphon aval (20 m ; -1,5) et explorent 60 m de galeries jusqu'au chaos de blocs précédent le S2. A l'amont ils franchissent le S1 (15 m ; -3) et reconnaissent le S2 sur 20 m. Le 23 avril 1984 Marc DOUCHET (CRPS) aidé de Claude TOULOUMDJIAN, Vincent DOUCHET (CRPS), Jean-Marie COLOMINA, Jean MEYER et Jean-Paul PALOC (GERSAM) revisite le siphon aval obstrué par des galets et des troncs d'arbres à 18 m de la vasque. A l'amont il explorent le siphon 2 sur une centaine de mètres. Le 8 juillet 1984, marc DOUCHET (CRPS) aidé de Claude TOULOUMDJIAN, Jérôme DERIJARD, Joël DULET (CRPS), Jean MEYER et Jean-Paul PALOC (GERSAM) sort le S2 (91 m ; -5) parcourt 20 m de galeries exondées puis plonge le S3 (50 m ; -7) au-delà duquel il explore 90 m de galeries butant sur un S4 reconnu sur 10 m jusqu'à une étroiture. En 1991 Nathanaël BOINET, Vincent DURAND et Yann GUESSARD élargissent le siphon d'argile situé à l'extrémité Sud des galeries fossiles amont et explorent après désobstruction 16 m de conduits argileux butant sur un boyau ventilé impénétrable malgré une tentative d'élargissement. Le 10 janvier 1993 Christian BAGARRE, Bruno NARANJO, Franck VASSEUR (plongeurs) aidé de Charles MODOCK (portage) du club CELADON prolongent l'exploration des siphons amont. Frank passe l'étroiture du S4 (140 m ; -18) et sort dans un lac sans suite apparente. Le 1er octobre 1995 Nathanaël BOINET (plongeur) aidé de Vincent DURAND (portage) reconnait le siphon terminal de la rivière EDF sur 10 m et explore un affluent exondé étroit sur 40 m. Le 11 avril 1999, Michaël FRESNEDA (plongeur) aidé de Nathanaël BOINET, Patrick MONESTIER, Serge NURIT et Sylvie PRIEUR (portage) plonge le siphon EDF sur 75 m jusqu'à -10 m. Depuis des plongeurs Anglais du CDG ont découvert d'importants prolongements dans les siphons. Vers l'amont ils ont prolongé l'exploration de quelques centaines de mètres jusque dans le S6 et vers l'aval ils ont exploré environ 2 km de galeries jusqu'à un siphon 9. A noter un début de désobstruction dans un diverticule des galeries sèches de la partie classique par des inconnus. ============================== STRATIGRAPHIE ============================== Q82480 ============================== BIBLIOGRAPHIE ============================== Bibliography ©NB_Coupe106 ©NB_Plan106 ============================== HYDROGéOLOGIE ============================== Les siphons amont : Le réseau actif amont débute par un S1 (15 m ; -3) de section imposante (5 x 3 m) mais très argileux. 16 mètres de rivières en joint de strate conduisent à S2 (91,5 ; -5) constitué d'une galerie en diaclase assez large. On sort brusquement du S2 au sommet d'un pente de sable. 20 mètres de galerie encombrée de blocs et argileuse conduit au S3 (50 m ; -7) qui débute par une belle vasque circulaire hélas très argileuse. On sort du siphon dans une vasque surplombée par une majestueuse pendeloque. 90 mètres de galeries basses font suite jusqu'au S4 (>140 m ; -18) qui débute par une grande et belle vasque. La suite accessible à faible profondeur côté gauche est hélas défendue par une sévère étroiture qui nécessite un décapelage. Une belle fracture avec cloche d'air fait suite avant de plonger jusqu'à -16m en suivant un talus sableux. A sa base, on passe un point bas à -18 dans un laminoir 5 x 1,5 m long de 25 mètres. On remonte ensuite dans une vaste fracture chaotique au sommet de laquelle une courte galerie ascendante débouche dans un lac bordé de parois abruptes à 484 mètres de l'entrée de la cavité. La suite du S4 se trouve dans la fracture chaotique. Le S5 (? ; -16) plonge immédiatement à -16 dans un laminoir avant de remonter dans un éboulis jusqu’à une cloche d’air. Après un bout de galerie, le S6 (160 m ; -18) plonge à -16 dans une vaste salle avant d’entamer une remontée. Un passage horizontal à -18 croise une fracture ascendante. Arrêt à -12 sur autonomie. Le réseau exondé : Un magnifique P30 plein vide débouche en plafond d'une salle 27 x 20 x 9 m. Au bas de la salle, sur la droite, se trouve le siphon aval (20 m ; -1,5) à -40 m. Ce dernier bloque l'accès à environ 2 kilomètres de siphons et de galeries. Sur la gauche un passage entre des blocs encombrés de galets donne accès à la vasque du siphon amont qui forme un beau lac où on peut observer un petit écoulement au niveau d'une surverse. Remarquer sur le côté un départ de boyau rempli d'eau. C'est le passage du "Bain de Boue". Une casserole laissée sur place exprès permet de vider l'eau en quelques minutes pour passer au sec. Le boyau n'est pas long et on se relève 7 mètres plus loin dans une grande fracture 12 x 3 x 10 m où il faut remonter une coulée glissante équipée. A son sommet, on prend pied dans le réseau de galeries "fossiles" de la Séoubio. Au bout de 25 mètres de conduit 3x2 m on arrive à un carrefour. A gauche on accède à la rivière EDF et à droite on s'engage dans un réseau de galeries qui devient "labyrinthique" au bout d'une cinquantaine de mètres. On atteint rapidement la galerie terminale orientée N/NO. A droite à son extrémité Sud un siphon d'argile parfoit siphonnant permet d'accéder à une diaclase argileuse longue de 16 mètres qui bute sur une étroiture ventilée. A gauche la galerie se poursuit sur 150 mètres, parfois dans de belles dimensions, jusqu'à une petite salle concrétionnée précédent un laminoir totalement obstrué à son extrémité. Les siphons aval : La sortie du S1 (20 m ; -2) encombrée de galet nécessite une désobstruction subaquatique à chaque nouvelle campagne de plongée. Son franchissement nécessite un décapelage complet (casque, palmes, stab) et on ne peut passer qu'avec une seule bouteille... On sort dans une belle vasque allongée et encombrée d'une spectaculaire dune de galet instable. La paroi est localement blanchie par les impacts des galets remués par les crues. Suivent une soixantaine de mètre de vastes galeries menant au chaos de blocs où s'étaient arrêtés les plongeurs du CLPA. Juste avant on peut observer sur la gauche l'arrivée de la rivière qui sort d'une fracture hélas implongeable. Après les blocs on arrive à la vasque du S2 (115 m ; -10) qui sort dans une portion de galerie semi noyée longue d'une vingtaine de mètre avant de replonger dans le S3 (60 m ; -3). Après à nouveau une vingtaine de mètres de galerie semi exondée on atteint le S4 (95 m ; -6) dont la sortie marque la fin de la zone siphonnante. Suivent près de 1,5 km de galeries essentiellement exondées en cours d'exploration par le CDG et le GSI. La rivière EDF : Du carrefour précédent, un boyau de 20 mètres mène au sommet d'un puits de 4 mètres qui débouche dans une salle 14 x 3 x 5 m. Sur la gauche, une pente argileuse conduit à une rivière. A droite un siphon doit communiquer avec le S1 amont. A gauche une jolie rivière longue de 20 m mène à une voûte mouillante qui marque le début de la rivière EDF. La première voute mouillante est suivie d'une seconde plus corsée qui nécessite d'immerger la tête sur 1 mètre. Après 30 mètres de conduits, on atteint une coulée de calcite blanc crème très esthétique. On progresse ensuite sur 150 mètres dans une belle rivière en diaclase haute de 3 mètres agrémentée de très jolis gours. Peu après, une petite salle formée au niveau de plusieurs fractures transversales se trouve un affluent de 40 mètres côté droit. La suite principale nécessite encore deux passages en voûte mouillante avant d'atteindre le départ du siphon EDF (75 m ; -10). A -2 et 60 mètres de la vasque on arrive au sommet d'un puits diaclase noyé où on descend jusqu'à -10m, terminus actuel de l'exploration. La néoprène est vivement conseillée pour la visite de cette partie du réseau. Première descente du puits le 2 janvier 1937 par Bernard GEZE, Yves SAP et coll. qui explorent la salle et s'arrêtent sur les siphons. Le 6 février 1949 Charlie CLARON, Pierre CHATEAU, Lucien HUGUES, Henri PALOC et Louis VERNET (SCM) franchissent le passage du "Bain de Boue" et explorent les galeries exondées. Le 13 février 1949 la même équipe renforcée de quelques camarades explorent un diverticule donnant accès à une salle où ils s'arrêtent sur deux siphons (départ rivière EDF). En 1967 Jean-Marie COLOMINA et Joris LAGARDE (Clan EDF / GERSAM) franchissent en apnée un des siphons ayant arrêté le SCM et qui n'est en fait qu'une voûte mouillante et explorent environ 250 m de rivière en diaclase jusqu'à un petit siphon. En 1972 les plongeurs du CLPA s'intéresse à la cavité. En deux plongées Yves GILLES, Daniel BOSC, et André MASSON assisté de Daniel CAUMONT sortent le siphon aval (20 m ; -1,5) et explorent 60 m de galeries jusqu'au chaos de blocs précédent le S2. A l'amont ils franchissent le S1 (15 m ; -3) et reconnaissent le S2 sur 20 m. Le 23 avril 1984 Marc DOUCHET (CRPS) aidé de Claude TOULOUMDJIAN, Vincent DOUCHET (CRPS), Jean-Marie COLOMINA, Jean MEYER et Jean-Paul PALOC (GERSAM) revisite le siphon aval obstrué par des galets et des troncs d'arbres à 18 m de la vasque. A l'amont il explorent le siphon 2 sur une centaine de mètres. Le 8 juillet 1984, marc DOUCHET (CRPS) aidé de Claude TOULOUMDJIAN, Jérôme DERIJARD, Joël DULET (CRPS), Jean MEYER et Jean-Paul PALOC (GERSAM) sort le S2 (91 m ; -5) parcourt 20 m de galeries exondées puis plonge le S3 (50 m ; -7) au-delà duquel il explore 90 m de galeries butant sur un S4 reconnu sur 10 m jusqu'à une étroiture. En 1991 Nathanaël BOINET, Vincent DURAND et Yann GUESSARD élargissent le siphon d'argile situé à l'extrémité Sud des galeries fossiles amont et explorent après désobstruction 16 m de conduits argileux butant sur un boyau ventilé impénétrable malgré une tentative d'élargissement. Le 10 janvier 1993 Christian BAGARRE, Bruno NARANJO, Franck VASSEUR (plongeurs) aidé de Charles MODOCK (portage) du club CELADON prolongent l'exploration des siphons amont. Frank passe l'étroiture du S4 (140 m ; -18) et sort dans un lac sans suite apparente. Le 1er octobre 1995 Nathanaël BOINET (plongeur) aidé de Vincent DURAND (portage) reconnait le siphon terminal de la rivière EDF sur 10 m et explore un affluent exondé étroit sur 40 m. Le 11 avril 1999, Michaël FRESNEDA (plongeur) aidé de Nathanaël BOINET, Patrick MONESTIER, Serge NURIT et Sylvie PRIEUR (portage) plonge le siphon EDF sur 75 m jusqu'à -10 m. Depuis des plongeurs Anglais du CDG ont découvert d'importants prolongements dans les siphons. Vers l'amont ils ont prolongé l'exploration de quelques centaines de mètres jusque dans le S6 et vers l'aval ils ont exploré environ 2 km de galeries jusqu'à un siphon 9. A noter un début de désobstruction dans un diverticule des galeries sèches de la partie classique par des inconnus. ============================== BIOSPéLéO ============================== Le réseau exondé : Un magnifique P30 plein vide débouche en plafond d'une salle 27 x 20 x 9 m. Au bas de la salle, sur la droite, se trouve le siphon aval (20 m ; -1,5) à -40 m. Ce dernier bloque l'accès à environ 2 kilomètres de siphons et de galeries. Sur la gauche un passage entre des blocs encombrés de galets donne accès à la vasque du siphon amont qui forme un beau lac où on peut observer un petit écoulement au niveau d'une surverse. Remarquer sur le côté un départ de boyau rempli d'eau. C'est le passage du "Bain de Boue". Une casserole laissée sur place exprès permet de vider l'eau en quelques minutes pour passer au sec. Le boyau n'est pas long et on se relève 7 mètres plus loin dans une grande fracture 12 x 3 x 10 m où il faut remonter une coulée glissante équipée. A son sommet, on prend pied dans le réseau de galeries "fossiles" de la Séoubio. Au bout de 25 mètres de conduit 3x2 m on arrive à un carrefour. A gauche on accède à la rivière EDF et à droite on s'engage dans un réseau de galeries qui devient "labyrinthique" au bout d'une cinquantaine de mètres. On atteint rapidement la galerie terminale orientée N/NO. A droite à son extrémité Sud un siphon d'argile parfoit siphonnant permet d'accéder à une diaclase argileuse longue de 16 mètres qui bute sur une étroiture ventilée. A gauche la galerie se poursuit sur 150 mètres, parfois dans de belles dimensions, jusqu'à une petite salle concrétionnée précédent un laminoir totalement obstrué à son extrémité.